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    Politique Internationale

    Tunisie: Quelques révélations sur le 14 février
    De notre correspondant permanent à Tunis Mohamed Laroussi Ben Sallah

    Par L'Economiste | Edition N°:3592 Le 10/08/2011 | Partager
    Une douzaine de policiers anti-terroristes s’assurent de la passation des pouvoirs
    Le Premier ministre a cru à un coup d’Etat et a offert de leur céder la place!

    Le colonel Samir Tharouni , chef de la brigade anti-terroriste tunisienne a raconté, dans une conférence de presse, ce qui s’est passé le 14 février, le jour où les membres de la famille Trabelsi ont été arrêtés alors qu’ils s’apprêtaient à quitter le pays


    LORS d’une conférence de presse (unique en son genre dans l’histoire de la police tunisienne) tenue à Tunis, le Colonel Samir Tarhouni, chef des forces spéciales anti-terroristes, affirme avoir été seul à prendre la décision de s’insurger contre le président déchu Ben Ali et de rallier le peuple en ébullition. Il a expliqué que sa décision est née au moment où il s’est trouvé devant deux informations contradictoires.
    La première information était un ordre lui intimant de préparer ses troupes au tir (balles au canon) sur la foule compacte rassemblée le 14 janvier devant le ministère de l’Intérieur. La deuxième information concernait l’entourage du président Ben ALI. Il s’agissait de départ imminent à l’étranger de 28 personnes de l’entourage du président.
    Le colonel Tarhouni a tout simplement décider d’inverser les ordres. A ses troupes, il donne l’ordre de se contenter des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, et pas de tirer à balles réelles. Pendant ce temps, lui-même avec 12 de ses agents sont allés à l’aéroport Tunis Carthage, pour empêcher la cour Ben Ali de fuir, en bloquant leur avion. Ce qui fut fait sans dégâts mais en reconnaissant toutefois que l’avion de Ben Ali était hors de portée lors de son décollage. Le Groupe a été arrêté dans le car qui les conduisait à l’appareil.
    Au palais de Carthage et constatant la vacance au pouvoir après le départ de Ben Ali, c’est un autre officier, Sami Sik Salem, qui a eu l’ingénieuse idée d’appeler de toute urgence à se présenter au palais Mohamed Ghannouchi, Premier ministre, Foued M’Bazaa, président de l’Assemblée nationale et Abdallah Kallel, Président de la Chambre des représentants pour assurer la passation de pouvoir. Se rendant compte du travail efficacement fait par les deux officiers, Ghannouchi crut tout simplement à un coup d’Etat militaire. En quittant le palais, il téléphona à Samir Tarhouni pour lui demander de venir prendre le pouvoir soit pour lui-même soit pour une personne de son choix….
    Le colonel Samir Tarhouni a été interpellé et désarmé, pour être interrogé pendant deux jours, sur les événements de l’aéroport. Il a repris son service le surlendemain.
    La tenue de cette conférence de presse soulève des questions à Tunis, où l’on se demande si ce n’est pas une manière de calmer l’opinion publique en lui donnant de quoi commenter. Notons que ces informations circulaient déjà sur internet depuis quelques jours, sans pouvoir être confirmées.

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