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Economie

Le raffinage de pétrole moins cher en juin

Par L'Economiste | Edition N°:3585 Le 01/08/2011 | Partager
Une réduction de 2,8%
Le prix du baril limitera cette baisse sur les prochains mois
L’alimentaire augmente ses coûts de production

Source: HCP
Depuis le début de l’année, le prix de production du raffinage de pétrole s’est inscrit dans une courbe croissante. Un renversement de la situation a été enclenché dès le mois de mai avec une baisse de 0,9%. Toutefois, la correction la plus importante a eu lieu en juin avec une réduction du coût de l’ordre de 2,8%

Après une hausse continue durant les derniers mois, l’indice des prix à la production industrielle, énergétique et minière (IPPEM) a enfin affiché une baisse à fin juin. Un léger recul de 0,8% qui concerne le secteur des industries manufacturières.
Selon les résultats de l’enquête mensuelle du Haut-commissariat au plan (HCP) sur les IPPEM, cette baisse est attribuée au recul du coût du raffinage de pétrole de 2,8%. L’indice est passé de 403,7 à 392,5. Ainsi, cette activité est la seule à avoir vu ses prix de production baisser. Une réduction qui ne peut être que la bienvenue lorsque l’on tient compte de l’importance de la facture énergique sur le budget du Maroc. A fin juin, la facture énergétique a avoisiné les 44 milliards de DH avec 15 milliards de DH dédiés au pétrole brut. Cette baisse des coûts atténue un tant soit peu la pression sur la Caisse de compensation qui risque d’être à sec les prochains moins si la flambée des cours internationaux se poursuit. A l’origine de cette variation, la fluctuation du cours du baril.
Pour rappel, l’activité avait enregistré des hausses record de 8,7% en mars. La tendance s’est inversée depuis mai. Toutefois, les tensions actuelles sur la dette américaine réduisent la visibilité sur le prix de l’or noir. A ce titre, il convient de signaler que plusieurs enquêtes du HCP confirment la grande dépendance de l’économie nationale à la conjoncture internationale.
Autre son de cloche du côté du reste du tissu industriel: la filière alimentaire a vu son indice progresser de 119,5 à 120 (soit une légère hausse de 0,4%). Pour sa part, le textile clôture le premier semestre en limitant la hausse de ses prix, malgré un léger accroissement de 0,1%. La baisse du prix est déterminante pour la compétitivité de ce secteur qui s’oriente vers l’international. Certes, le Maroc ne pourra pas concurrencer le prix de la main-d’œuvre chinoise, mais le challenge méditerranéen est plus réaliste. L’industrie automobile affiche également un plus de 0,3 % au niveau de ses prix de production. Pour rappel, ce secteur fait partie des ambitions stratégiques du Maroc à travers la future usine de Renault Tanger. Le site de Melloussa prévoit dans un premier temps 50% de sa production vers l’export. Ainsi, l’argument prix devient déterminant. Les autres filières touchées par la hausse sont l’industrie chimique (0,3%), la fabrication de machines d’équipements (0,7%) et la métallurgie (0,2%). Quant aux industries extractives, leur prix de production a augmenté de 0,3%.
IL. B.

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