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    Courrier des Lecteurs

    Courrier des lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3558 Le 23/06/2011 | Partager

    Allez-vous voter pour ou contre la réforme de la constitution?

     

    - Comment savoir ce qu’il y a
    Comment savoir ce qu’il y a dans la nouvelle constitution et quelles sont ces conséquences sur la gouvernance du pays? J’attends la «fameuse campagne de com’»...
    M. M.

    - Lisez les 180 articles
    Un conseil, n’attendez pas la campagne de communication pour vous faire une idée sur la nouvelle constitution. Une campagne de com, c’est pour vendre un produit. Planchez plutôt sur les 180 articles pour vous faire une idée personnelle. Et si vous en avez le courage, comparez le nouveau produit de l’ancien pour vous faire une meilleure idée, de ce qui évolue et de ce qui perdure!
    L. A.

    -Oui et encore oui
    Au début, j’étais quelque peu indécis. Mais depuis le discours du Roi, j’ai revu mon jugement. A priori, je vais dire « oui, et encore oui » au projet de la nouvelle constitution. Auparavant, je vais prendre le temps de lire les 180 articles en question.
    M. M.


    - Evolution démocratique

    On ne peut qu’être d’accord avec une évolution démocratique. La nouvelle constitution est certainement plus démocratique, mieux structurée et avec des droits et des devoirs nouveaux pour les gouvernants et pour les citoyens. Il y aura des sceptiques et des personnes qui sont toujours contre tout parce que cela fait de vous un progressiste ou un homme de gauche. Mais je leur dis qu’aucune constitution n’est parfaite. L’important c’est qu’elle soit adaptée et adoptée par la majorité et qu’elle correspond à la période historique en cours.
    Par ailleurs, il y a un article que je ne comprends pas: c’est celui ou le Président du gouvernement a le droit de dissoudre le parlement, le même parlement qui a le droit lui aussi de déposer une motion de censure et de faire tomber le gouvernement. J’avoue que je trouve cela contradictoire? A moins qu’il n’y ait une subtilité que je n’arrive pas à saisir. Merci de m’éclairer.
    M. C.

    - Obligation
    J’ai 60 ans et je voterai pour la 2e fois dans ma vie. J’ai demandé à mes 4 enfants de le faire aussi. Le Roi a cédé l’essentiel de ces attributions. Seule crainte, c’est le comportement imprévisible de quelques partis à l’image du sieur Khalifa qui pourrait faire échouer le projet. J’aurais aimé voir ériger un nouveau parti constitué en majorité de jeunes et mettre dans le placard les vieux routiers.
    T. M.


    -  Un Maroc nouveau

    Le degré de démocratie dans un pays dépend du degré de maturité de sa population. Le développement d’un pays s’appuie sur des actions quotidiennes et cela suppose l’implication de chaque citoyen. Ceci dit, il faut reconnaître tout de même que notre pays avance à grand pas mais en douceur vers la démocratie, celle qui concerne tous les Marocains. Mais pour l’heure, personne ni aucun groupe de personnes n’a le droit de s’ériger en porte parole des Marocains.
    Le Maroc, présentement, tel qu’il est, sans risque de me tromper, est à l’avant garde des régimes afro-arabes en termes de démocratie. Et le projet de reforme de notre constitution vient à point nommé pour consolider et renforcer davantage cette démocratie en conformité et en symbiose avec la réalité dans notre pays. Il ne faut pas tirer sur la corde raide au risque de la casser ... tel est mon avis. Pour répondre à la question du forum de l’Economiste: je voterai oui le 1er juillet. Ce sont les résultats de ce référendum qui refléteront la position du peuple.
    Personne n’aura rien à dire puisque c’est tout le peuple qui s’exprimera et non seulement des personnes ou groupe de personnes… Je crois par ailleurs que ce référendum devrait être suivi au niveau des urnes par des représentants de tous les partis même ceux non reconnus pour éliminer tous risques d’accusations gratuites de fraudes et par la même occasion donner le bon départ sur des bases saines pour un Maroc nouveau et que nous aimons tous.
    A. H.

    - Optimisme réel
    Comme le dit l’adage chinois, vaut mieux allumer une bougie que maudire les ténèbres. En effet, le projet de la nouvelle constitution posée au référendum revêt une importance majeure dans la mesure où cela avance sur le plan de l’amélioration du concept de la citoyenneté et des droits de l’Homme. Reste à élargir le champ des prérogatives du pouvoir exécutif étant donné que pour la première fois dans la constitution on parle de la responsabilité et du contrôle dans le jeu politique gouvernement /opposition. Or la politique militaire et sécuritaire ne sera pas du ressort du gouvernement. Dans ce cas pratiquement, le gouvernement ne sera pas habilité à dessiner une stratégie dans sa politique globale, on a la constitution que l’on mérite et l’on ne s’attend pas à ressembler aux monarchies espagnole ou britannique. Chaque peuple a son rythme historique et je ne veux pas être pessimiste comme un ami à moi qui me disait : «la démocratie s’installera au Maroc quand les poules auront des dents». Je me trouve maintenant dans un dilemme: aller voter oui ce jour là ou rester chez moi devant l’ordinateur et participer aux forums des débats.
    D. S.

                                                                                                                                                                                                  

    La Tunisie baigne dans le chaos

    Les Tunisiens pensaient que la démocratie occidentale allait leur apporter bonheur et prospérité, après la chute du président Zine El-Abidine Ben Ali. Ils n’ont sans doute pas imaginé que cinq mois après cette révolution, le pays serait dans le désarroi le plus total. Les gouvernements se sont succédés depuis (3 dont deux gouvernements dirigés par l’ancien premier ministre Ghanouchi) sans véritable changement. Le pays risque de sombrer dans le chaos. Un chaos dont sont responsables les Tunisiens. «Qui sème le vent, récolte la tempête» et cela devrait servir de leçons pour les autre pays de la région encore épargnés par le «tsunami Arabe».
    A cause de cela, la Tunisie est au point mort. Alors que le gouvernement promet des élections, sur le terrain rien n’est fait. Les politiciens n’ont plus de ressources et n’arrivent pas à convaincre la population.
    Par ailleurs, près d’un million de Tunisiens n’ont pas de carte d’identité. Le renouvellement ou leur établissement va prendre du temps. La situation est à l’urgence d’autant plus que la guerre civile se prépare entre les tribus et Al-Qaeda. Les élections deviennent de plus en plus incertaines, l’insécurité est totale en Tunisie et certains quartiers (Ibn Khaldoun, cité Ettahrir) à Tunis n’ont plus de commissariats. Le parti islamiste Ennahdha, l’un des plus grands mouvements politiques de la Tunisie veut profiter du chaos pour maintenir l’idée d’organiser les élections constituantes le 24 juillet prochain. Le rythme de croissance économique a enregistré une nette baisse au cours du premier trimestre de l’année 2011, soit une baisse de 3,3% à prix fixes par rapport à la même période de l’année 2010. Et le produit intérieur brut (PIB) a quant à lui régressé de 7,8%, en comparaison avec le dernier trimestre de l’année 2010. Avec la révolution, un secteur clé de l’économie tunisienne, le tourisme, a souffert et continue de souffrir. Comme on dit l’argent n’aime pas le bruit et les nombreuses grèves sans préavis des personnels des établissements touristiques et les entreprises du pays n’ont pas aidé à calmer la situation. Dès la fin de la révolution, conscientes de l’instabilité politique et sécuritaire qui allait s’abattre sur le pays, les agences de notations ont tour à tour baissé jusqu’à plus de deux crans la note de la Tunisie.
    Détourner l’attention de la population tunisienne sur un procès bidon de la famille Ben Ali est peine perdue pour le retour de la stabilité de la Tunisie et accentuera les conflits tribaux, sur lesquels la France compte pour redorer son blason.
    Enfin, il n’y a pas que des malheurs et des incertitudes à relater en Tunisie. Et aujourd’hui, tous les Tunisiens sont fiers de la victoire d’Ons Jabeur à Roland Garros. Celle-ci vient, en effet, de remporter le tournoi junior féminin devenant la première tunisienne et la première arabe à s’offrir un tournoi de Grand Chelem.

    Par Y. Mérabet
    Journaliste indépendant
    Algerian Society For International Relation

                                                                                                                                                                   


    Les MRE de retour aupays
    J’espère, et je ne suis pas le seul à espérer, que l’autoroute Fès-Oujda sera prête d’ici fin juin comme annoncé. Cette route est, en effet, un calvaire pour les automobilistes.
    Les accidents sont nombreux chaque année et c’est toujours avec angoisse que j’aborde ce tronçon routier.
    B. I.

    -Antennes du médiateur

    Et si on installait même pour une courte période, des antennes régionales voire locales du médiateur pour écouter leurs doléances et résoudre une partie de leurs problèmes.
    Les ministères pourraient désigner des cellules ad hoc pour les entendre, les aider, les guider et suivre le dénouement de leurs litiges. Le ministère chargé des RME doit y penser sérieusement.
    E. L.

     

    Corbeaux, attention à vos plumes!


    Depuis que cette page est ouverte à nos lecteurs, nous traitons des dizaines de lettres, fax et mails par semaine. Parmi ces courriers, tentent parfois de se glisser… des «corbeaux»: nous en avons identifié deux qui avaient essayé d’usurper l’identité d’une autre personne. La proportion est donc extrêmement faible et montre bien que nos lecteurs sont des gens honnêtes. Mais à l’attention particulière des corbeaux, L’Economiste rappelle que ce genre de pratique tombe sous le coup du code pénal.

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