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“On ne peut ignorer une communauté très importante pour notre pays”
Trois questions à Fouzia Assouli, directrice du CIOFEM

Par L'Economiste | Edition N°:1610 Le 26/09/2003 | Partager

. L'Economiste: Le congrès se tient au moment où l'on attend la réponse royale aux propositions de réforme de la Moudawana. Est-ce le hasard du calendrier ou une initiative préméditée?- Fouzia Assouli: Ce n'est pas une coïncidence puisque nous savions que les conclusions des travaux de la Commission consultative de la révision de la Moudawana devaient être remis au Roi au mois de septembre. Nous savions par ailleurs que ces travaux n'allaient répondre ni à nos attentes ni à celles du discours royal concernant l'égalité, la justice et la levée des préjudices étant donnée la composition de cette commission. Nous savions également qu'elle n'allait pas prendre en compte des problématiques relatives aux familles issues de l'immigration. Or, on ne peut plus les ignorer car nous les inciterions à opter définitivement pour une culture qui n'est pas la leur mais qui prend en considération leurs problèmes. Ce n'est dans l'intérêt de personne d'autant plus que nous disposons pour le moment de moyens pour les rattacher à leur pays. Le congrès qui s'ouvre aujourd'hui est destiné aux femmes marocaines partout dans le monde afin de les mobiliser autour de la question de révision de la Moudawana et de renforcer l'action de plaidoyer et de lobbying. . Leurs problèmes sont donc spécifiques et différents de ceux des familles qui vivent au Maroc?- Certains problèmes sont partagés par les familles des deux rives. Je parle particulièrement des femmes d'ici et d'ailleurs régies par le code du statut personnel marocain. Ce code ne fait aucune différenciation entre les deux catégories puisqu'il concerne les personnes de nationalité marocaine et tous les mariages régis par la Moudawana. Les enfants issus de l'immigration dits de deuxième et troisième génération se marient dans les consulats. Ils sont donc régis par la loi marocaine. D'autres problèmes ne touchent que les femmes issues de l'immigration. C'est le cas des mariages forcés ou mixtes, des rapts d'enfants, de la répudiation effectuée à partir du Maroc, de la confiscation de papiers administratifs. Nous voulons rappeler aux décideurs que la Moudawana a des retombées sur les femmes d'ici et d'ailleurs et qu'il est temps de se conformer aux valeurs universelles. L'Europe est directement concernée puisque ce sont ses ressortissants. Elle compte plus de deux millions de Marocains.. Le code du statut personnel n'est-il pas, sur certains points, en contradiction avec le droit international?- Il n'y a aucune contradiction entre les deux textes dont vous parlez puisque l'islam a été la première religion à instaurer l'égalité et la justice entre les êtres humains. La Moudawana n'est qu'une des interprétations possibles des textes sacrés. Je rappelle à cet égard l'ensemble des colloques organisés par la LDDF qui traitaient des problèmes de la Moudawana et des interprétations possibles. Des sommités internationales en matière religieuse ont prouvé et apporté de nombreux arguments qui appuient les revendications d'égalité que nous réclamons. Entretien réalisé par Amale DAOUD

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