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“La CGEM vit une crise de gouvernance”
Mourad Belmâachi, candidat à la présidence de la CGEM

Par L'Economiste | Edition N°:1537 Le 11/06/2003 | Partager

. La communication n'est pas le chantier difficile “que l'on veut faire croire”. L'adhérent? un client. La Confédération? un prestataire de service. “La collégialité de la décision est la culture de l'efficacité”. L'Economiste: Quels sont les axes de votre programme?- Mourad Belmâachi: Pour être concis, mon programme s'articule autour de deux grands axes complémentaires. Il y a d'une part l'entreprise marocaine, son émancipation, son développement, sa compétitivité et d'autre part, la CGEM comme outil au service d'une politique patronale qui place l'entreprise au centre de ses préoccupations. Concernant le premier pôle, je pense que la compétitivité de l'économie marocaine est un tout indivisible. L'assainissement de l'environnement entreprenarial concerne toutes les structures sans distinction. La mise à niveau, la pacification des rapports sociaux, la nature des liens avec les pouvoirs publics et ses partenaires, notamment avec le secteur financier… Un document qui reprend le détail de mon programme économique est à la disposition des adhérents et de l'opinion publique. A travers cette démarche, je tiens à ce que tous les observateurs sachent que la communication n'est pas le chantier difficile que l'on veut faire croire. C'est un état d'esprit et une responsabilité que certains assument et d'autres pas. Le plus important est d'avoir un bureau et un président qui en sont imprégnés. La transparence sans réserve et la collégialité de la décision sont la culture de l'efficacité. . Vous ne ratez pas une occasion pour tirer sur la CGEM…- C'est le mode de gouvernance qui m'inquiète. Quant aux “tirs”, j'ai toujours veillé à ce qu'ils soient constructifs. D'ailleurs, je constate que certaines de mes remarques sont, malgré tout, prises au sérieux. Ainsi, j'ai toujours dénoncé le fait que le budget prévisionnel ne soit pas voté par l'AGO, cette année, il le sera. En clair, le mode de gouvernance de la CGEM est en crise, il a besoin d'être secoué. Quand il s'agit de défendre, souvent les positions sont ambiguës. Soit qu'elles n'émanent pas de la base et ne sont pas supportées, soit qu'elles servent d'autres intérêts que l'entreprise. Je vous renvoie à l'accord du 1er mai dernier et les réactions qu'il a soulevées. Je conçois que la CGEM soit un acteur de politique économique, mais sans que cela n'aille à l'encontre des attentes de ses adhérents. . Concrètement, vous proposez de révolutionner la CGEM de l'intérieur… - Révolutionner, c'est trop dire. Je propose des réformes dans la continuité de ce qui a été entamé lors des mandats d'Abderrahim Lahjouji. Les relations avec les pouvoirs publics et les partenaires sociaux doivent être constructives mais sans complaisance. Les adhérents, les associations et les Fédérations sectorielles doivent avoir un droit de regard continu sur la gestion des affaires communes et une priorité de réflexion concernant leurs problèmes. A eux de proposer et de négocier. La CGEM n'est pas un mur de lamentation. Enfin, les unions doivent avoir les mêmes prérogatives que le centre au niveau de leurs régions. Toutes les composantes de la Confédération doivent s'orienter vers la prestation de services. En fin de compte, l'adhérent sera écouté et servi comme un client et la Confédération fonctionnera avec des objectifs comme une entreprise. . Vous avez entamé votre campagne d'une manière bruyante, pourquoi?- J'ai besoin d'un minimum d'information pour dresser une stratégie de campagne. A ce jour, la direction générale déléguée de la CGEM refuse de me donner le rapport des commissaires aux comptes de 2001, alors qu'il s'agit d'un document public. Le secrétaire général m'avait promis ce rapport en pleine assemblée générale. Maintenant, j'en suis à le demander par voie d'huissier. Que voulez-vous, l'hermétisme est une réalité à la CGEM. J'applaudis l'initiative du Bureau de commander un audit stratégique pour faire son autocritique pourvu que ce soit une règle. . Candidat à la présidence de la CGEM, vous êtes en même temps candidat à la présidence du Medum!- A la CGEM et ailleurs, mes valeurs sont les mêmes: contribuer au développement économique et social du Maroc et au renforcement de la compétitivité de ses entreprises. Seuls le mode de gouvernance et la représentativité sont des critères d'évaluation de la pertinence d'une action. La CGEM, c'est une somme d'associations. Elle n'est jamais rentrée en compétition avec l'une d'elles. Cela dit, voilà plus d'une année que le Medum demande inlassablement son récépissé de dépôt. Nous avons saisi tous les responsables. Sur le principe, c'est révoltant. A vous de demander d'où vient le blocage. Propos recueillis par Adil HMAITY


Surprise ou transfuge

. Depuis sa candidature en 2000, il n'a pas cessé de dénoncer le clanisme à la CGEM; aujourd'hui, il brigue sa présidenceDes trois candidats, Mourad Belmâachi est celui qui suscite de loin le plus de controverse. Dans le clan “hermétique”, selon son expression, qui forme l'élite de la CGEM, les avis sont mitigés: lorsqu'on prend sa candidature au sérieux, on lui prête des envies subversives. Que veut Belmâachi au juste? “Secouer cette confédération qui dort, bousculer ses habitudes, la démocratiser…” Depuis sa campagne de 2000, peu de choses ont changé dans son discours. “Regardez plutôt du côté de la CGEM”, rétorque-t-il. En guise de réplique, ses adversaires le taxent de “candidat malheureux”. “Mes 17% de voix de 2000 représentent le plus grand score jamais obtenu par un challenger dans les présidentielles”, se défend-il. Bref, l'homme suscite des interrogations. C'est sa réputation. Contrairement à Mohamed Adnane Debbagh, il est tout sauf diplomate avec les poids lourds de la Confédération. Lui, il fait clairement le choix de la rupture. Contrairement aussi à Debbagh et Chami, l'ambition de Belmâachi n'est pas le fruit d'un apprentissage ou d'une position sociale. Bien qu'il soit président de l'Amident, l'Association des importateurs de produits dentaires, en 2000, il était inconnu au bataillon. En briguant la présidence de la CGEM, “il a brûlé les étapes”, explique un adhérent. Et les 17%? Ce serait plus “un vote de sanction contre le clanisme qui caractérise la CGEM”, analyse un observateur réputé pour sa connaissance approfondie du monde patronal. Belmâachi refuse cette version. Selon lui, le vote de 2000 reflétait un soutien réel. D'ailleurs, des adhérents de la CGEM n'ont pas hésité à le suivre dans sa tentative de monter le Mouvement économique du Maroc (MEDUM). Miloud Chaâbi, en claquant la porte de la Confédération, a rejoint le Medum, ce qui est bien d'une part mais ce qui d'une autre accrédite la thèse d'un antivote en 2000. Que se passera-t-il le 20 juin? Il perdra, prévoit un “sage” de la Confédération. S'il passe, ce sera la surprise, sinon, il restera le “transfuge” qu'on connaît, conclut ce “sage”.A. H.

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