×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1233 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1233 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1243 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1247 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
International

Banque mondiale: Ce triste visage de l’extrême pauvreté

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5860 Le 08/10/2020 | Partager
Covid-19 risque d’y entraîner 150 millions de personnes supplémentaires d’ici 2021
Huit «nouveaux pauvres» sur dix se trouveront dans des pays à revenu intermédiaire
Les citadins de plus en plus concernés

Pour la première fois depuis plus de vingt ans, le taux mondial d’extrême pauvreté devrait augmenter en 2020, prévoit la Banque mondiale dans son rapport bisannuel sur la pauvreté et la prospérité partagée publié le 7 octobre 2020. Ses auteurs y mettent en lumière les conséquences aggravantes de la pandémie de coronavirus (Covid-19) sur la réduction de la pauvreté, déjà freinée par les conflits et le changement climatique.

La pandémie risque d’entraîner entre 88 et 115 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté cette année et jusqu’à 150 millions d’ici à 2021, en fonction de la gravité de la récession économique. «La pandémie et la récession mondiale qui l’accompagne risquent de faire basculer plus de 1,4% de la population mondiale dans l’extrême pauvreté», souligne le président du Groupe de la Banque mondiale David Malpass dans un communiqué.

«Afin de remédier à un recul qui nuit gravement aux progrès du développement et à la réduction de la pauvreté, les pays devront se préparer à une nouvelle économie dans l’après-Covid, en faisant en sorte d’orienter les capitaux, la main-d’œuvre, les compétences et l’innovation vers de nouveaux secteurs d’activité et de nouvelles entreprises», ajoute-t-il.

Pour David Malpass: «A travers la BIRD, l’IDA, IFC et la MIGA, le soutien du Groupe de la Banque mondiale aidera les pays à renouer avec la croissance et à faire face aux conséquences sanitaires, sociales et économiques de la pandémie tout en œuvrant à un redressement durable et sans exclus».

Une grande partie des «nouveaux pauvres» sera concentrée dans des pays qui connaissent déjà des taux de pauvreté élevés. Environ 82% vivront dans des pays à revenu intermédiaire qui verront pour certains un nombre considérable de leurs habitants passer sous le seuil de l’extrême pauvreté.

En l’absence de mesures rapides, la conjonction de la pandémie de Covid-19 et du poids des conflits et des dérèglements climatiques mettra hors de portée l’objectif visant à mettre fin à la pauvreté d’ici 2030, indique la Banque mondiale. Celle-ci prévoit un taux mondial de pauvreté pouvant atteindre environ 7% à cette échéance.
Les projections indiquent par ailleurs que les citadins seront de plus en plus nombreux à basculer dans l’extrême pauvreté, alors que celle-ci touche traditionnellement les populations des zones rurales.

Les progrès dans la réduction de la pauvreté avaient déjà marqué le pas avant la crise du coronavirus. Les nouvelles données actualisées pour 2017 montrent que 52 millions de personnes ont pu sortir de la pauvreté entre 2015 et 2017. Pourtant, malgré cette avancée, le rythme de la baisse s’est ralenti pendant cette période, pour tomber à moins d’un demi-point de pourcentage par an, contre une baisse annuelle du taux de pauvreté mondial d’un point de pourcentage entre 1990 et 2015.

Pour mesurer la pauvreté, la Banque utilise le seuil international de 1,90 dollar par jour, mais aussi deux autres indicateurs, fixés à 3,20 et 5,50 dollars, qui reflètent respectivement les seuils de pauvreté nationaux dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure et supérieure.

Le rapport analyse en outre la pauvreté sous un prisme multidimensionnel qui prend en compte l’accès à l’éducation et aux infrastructures de base. Si moins d’un dixième de la population mondiale vit avec moins de 1,90 dollar par jour, près d’un quart est en dessous du seuil de 3,20 dollars et plus de 40% de la population, soit près de 3,3 milliards de personnes, vivent avec moins de 5,50 dollars par jour.

                                                                                 

Le Maroc n’échappe pas à cette tendance

pauvrete-00.jpg

L’extrême pauvreté, dont le seuil est fixé à moins de 1,90 dollar par jour, devrait toucher entre 9,1% et 9,4% de la population mondiale en 2020, soit un retour en arrière de l’ordre du taux de 9,2% enregistré en 2017. Sans les bouleversements induits par la pandémie à travers le monde, ce chiffre aurait dû tomber à 7,9% cette année.

Au cours des vingt dernières années, le Maroc a réussi une réduction significative de la pauvreté monétaire, passée de 15,3% en 2001 à 4,8% en 2014, selon le HCP. Cependant, des estimations de la Banque mondiale, basées sur le revenu par habitant, indiquent que l’incidence de la pauvreté pourrait atteindre 6,6% en 2020. Par ailleurs, en raison de la crise économique et sociale déclenchée par Covid-19, la proportion de personnes «vulnérables à la pauvreté» et/ou «pauvres» pourrait passer de 17,1% de la population en 2019 à environ 19,87% en 2020, soit environ 1 million de personnes additionnelles (voir aussi notre édition N° 5834 du 02/09/2020).

Le pourcentage de la population «vulnérable» à la pauvreté dépend du seuil retenu pour les dépenses des ménages. Si l’on utilise un seuil de dépenses de 5,5 dollars PPA (parité de pouvoir d’achat), le nombre de pauvres et de personnes qui, sans l’être, sont exposées à le devenir est élevé: plus de 25% de la population sont concernés. Ce qui signifie que près de 10 millions de Marocains sont pauvres ou menacés de le devenir (cf. notre édition N° 5489 du 05/04/2019).

La crise sanitaire entraîne aussi un recul de la prospérité partagée, définie comme l’augmentation du revenu des 40% des habitants les plus pauvres d’un pays. Les données mettent en évidence une stagnation, voire une contraction du niveau moyen mondial de la prospérité partagée au cours de la période 2019-2021 en raison de la moindre croissance des revenus moyens.

Fatim-Zahra TOHRY

 

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc