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Régions

Casablanca/Covid-19: Forte densité et mobilité… les facteurs aggravants

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5858 Le 06/10/2020 | Partager
La situation est sérieuse, mais pas grave, selon les spécialistes
La pression sur les lits de réanimation diminue les chances de survie pour les autres pathologies
Casablanca a des leçons à tirer d’autres villes

L'ascension de la pandémie à Casablanca inquiète. Pourquoi la ville concentre-t-elle le tiers des cas Covid-19, alors qu’elle ne représente que 15% de la population nationale? Comment se comporter pour prendre le moins de risque sanitaire possible, tout en préservant une part acceptable de vie normale? Des spécialistes de renom du secteur sanitaire (médecins et épidémiologistes) ont tenté de répondre à ces interrogations lors d’un récent débat organisé par l’Association Bidawa Plus (1).

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La capacité litière de la ville de Casablanca est régulièrement renforcée par des hôpitaux de jour et de campagne (Ph. Jarfi)

Une explication pédagogique et un débat franc peuvent contribuer, selon Driss Benhima, vice-président de l’Association, à réduire l'anxiété des citoyens. «L’explosion des cas à Casablanca peut s’expliquer par plusieurs facteurs, dont la forte densité et le brassage des populations, la mobilité et surtout le non-respect des règles de distanciation», explique Pr. Abderrahman Maâroufi, épidémiologiste et DG de l'institut Pasteur. La preuve: dans des quartiers comme Anfa, El Fida, Hay Hassani… les cas ont explosé juste après l’Aïd.

La moitié des cas en réanimation sont  d’ailleurs à Casablanca (281 sur 432). Mais pour Jaâfar Heikel, épidémiologiste, si les cas graves paraissent plus nombreux à Casablanca, c’est que les patients d’autres villes sont transférés à Casablanca pour bénéficier de la compétence des médecins. Pour cet épidémiologiste, la «situation à Casablanca n’est pas grave, mais sérieuse».

Un avis partagé par Chafik El Kettani, directeur du CHU Ibn Rochd. «A Casablanca, les structures hospitalières sont certes sous pression, mais pas dépassées», assure-t-il. Selon lui, les taux de prévalence du Covid-19 restent gérables. «Il faut juste les maintenir aux niveaux actuels ou agir pour les baisser pour que le système de santé ne soit pas dépassé», poursuit-il. Le CHU Ibn Rochd a une capacité d’une centaine de places en réanimation (sachant que 8 à 12 patients décèdent chaque jour). «La moitié des décès est due à d’autres pathologies comme l’AVC, le cancer, le diabète, l’hypertension…», indique El Kettani.

Si le taux de létalité national est de 1,79% (un taux plutôt raisonnable), le plus grave, selon les praticiens, est le risque d’avoir une mortalité accrue des malades chroniques non pris en charge faute de place en services de réanimation. Autrement dit, la pression sur les lits de réanimation diminuent les chances de survie des malades chroniques, femmes enceintes, victimes d’accidents de la route…

Pour le DG de l’Institut Pasteur, Casablanca a des leçons à tirer d’autres villes marocaines, ayant mieux géré l’épidémie. C’est le cas de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma qui était dans une situation comparable, mais a réussi à diminuer la prévalence des cas «grâce à la coordination entre les différents intervenants (autorités locales, santé, société civile…).

Aziza EL AFFAS

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(1) Le webinaire, qui a eu lieu vendredi 2 octobre, a été animé par Abdellatif Maâzouz, président de Bidawa Plus, et Driss Benhima, vice-président de la même association

 

 

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