×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Culture

Le jardin des femmes

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5853 Le 29/09/2020 | Partager
Trois artistes femmes exposent à la Loft Gallery à Casablanca
Une première dédiée à la création textile

Elles sont trois artistes contemporaines confirmées. Leur point commun? Elles ont choisi de travailler sur la valorisation de la création textile contemporaine, mais sous une pluralité de formes et d’expressions propres à chacune d’elles. Amina Agueznay, Ghizlane Sahli et Joana Choumali exposent à partir du 7 octobre prochain à la Loft Art Gallery à Casablanca.

jardin-des-femmes-053.jpg

Crochetée, tissée ou brodée, de soie ou de laine, chaque œuvre nous invite à explorer notre rapport à l’intime et notre rapport au temps, dans un lien omniprésent avec la nature  (Ph. Loft Gallery)

Une exposition collective, offrant à voir des œuvres monumentales, joliment intitulée «Le jardin en soi» et dont une version digitale sera relayée simultanément sur les sites de la foire 1-54 et celui de la maison Christie’s, partenaire de la galerie. Initiée, selon les promoteurs de l’évènement,  avant le confinement, l’idée d’une exposition sur l’art textile a largement évolué aux fils des semaines pour prendre une forme plus intimiste suscitée par les expériences de ces dernières semaines et invite le regard à explorer notre rapport à l’intime et notre rapport au temps, dans un lien omniprésent avec la nature. Jardin intérieur, jardin d’Eden, jardin de pierreries de l’Epopée de Gilgamesh… le jardin apparaît selon la théorie de Michel Foucault comme «une hétérotopie, un espace d’intimité, un espace à part qui configure ou reconfigure le monde à sa manière». Crochetée, tissée ou brodée, de soie ou de laine, chaque œuvre est l’expression du rapport, différent,  à la matière des trois artistes. Pour l’Ivoirienne Joana Choumali, connue d’abord pour ses séries photographiques, son recours au textile est né d’un besoin de passer davantage de temps avec ses œuvres.

En cultivant la pratique de la broderie, qui lui a été transmise par sa grand-mère, l’artiste accède à un état introspectif qu’elle fait le choix d’extérioriser dans des compositions multi-strates. Architecte de formation, Amina Agueznay questionne depuis une quinzaine d’années l’étanchéité des disciplines régnant entre design/artisanat, architecture et arts plastiques. Au gré de ses expériences de création, monumentales ou plus mesurées (bijou), elle parcourt et accompagne la professionnalisation de la diversité des savoir-faire séculaires qui font la richesse culturelle du Maroc. Elle nous propose ici un parcours métaphorique de son jardin intérieur avec l’installation  «A Garden inside». Ghizlane Sahli, qui emprunte aux techniques de broderie et tissage traditionnel le lexique et la matière de ses œuvres (sabra, aakad, etc.), opère différemment dans le changement d’échelle. Telle une observation au microscope, l’artiste donne à voir, dans une interprétation textile, les unités modulaires qu’elle assimile aux cellules des organismes vivants. Avec son propre vocabulaire plastique, Ghizlane recourt à ces unités pour proposer des compositions sculpturales questionnant notre rapport à l’infiniment grand et l’infiniment petit dans un aller-retour constant.

A.Bo

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc