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Ce que j’ai voulu vous montrer Par le Dr Lahsen SBAI EL IDRISSI

Par Lahsen SBAI EL IDRISSI | Edition N°:5814 Le 29/07/2020 | Partager

Ancien haut fonctionnaire au Trésor, Lahsen Sbai El Idrissi est docteur d’Etat en économie. Il enseigne les finances publiques, publie aux éditions La Croisée des Chemins son dernier essai, «Trésor public marocain – Une histoire, une vie». On signale d’autres publications: Éducation et économie, quelles relations (2013); Soufisme et économie solidaire au Maroc (2009); Soufisme et société (2007) ainsi que deux articles remarqués dans la revue Finances et bien commun, n° 22 et n°28-29

On considère le fonctionnaire comme vivant dans un monde clos, envoûté dans la monotonie du travail administratif, lequel fut alors perçu comme obéissant à des règles et à des procédures archaïques. 

La cause de la société

Aussi, et pour beaucoup de jeunes de ma génération, faire carrière dans l’administration n’était pas le premier choix. L’exercice de l’enseignement supérieur était considéré comme la voie royale vers la réalisation tout à la fois des objectifs personnels et des obligations devant être assumées par ceux qui considéraient, en tant qu’intellectuels, que leur mission devait embrasser, outre leur propre carrière, et parfois même après celle-ci, la cause de la société tout entière. 
Je m’étais inscrit dans cette tendance, voulant exercer comme professeur, puis à un moment donné, comme journaliste. Le destin a voulu que je fasse carrière dans l’administration, plus précisément à la Trésorerie générale du Royaume (TGR), ce qui m’a permis de constater la fausseté de ces idées reçues.
J’ai pu évoluer dans une organisation où nous vécûmes des mutations qui firent qu’on était loin de cette sinistre image que certains continuent à vouloir donner de l’administration publique.
J’ai alors cru utile, au terme de ma carrière, de partager, de restituer mon parcours professionnel, un parcours de plus de trente-quatre ans, jalonné par la poursuite, à son terme de mon cursus universitaire dans le domaine des sciences économiques et où j’ai vécu une imbrication étroite entre ma carrière professionnelle et ma vie spirituelle. 

Les relations humaines

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Un livre de mémoire, un témoignage et aussi une réflexion sur l’histoire des financements publics, leur heur et leur malheur. Chez La Croisée des Chemins​

Dans ce cheminement, j’ai côtoyé beaucoup de personnes auxquelles je voudrais exprimer ici ma gratitude. En les invoquant dans mon livre, je n’ai aucunement voulu dénigrer les uns ou les discréditer. Je n’ai pas non plus cherché à faire des compliments à d’autres. C’est un témoignage personnel, qui peut certes être parfois subjectif, mais où j’ai tenté de sortir du contexte de l’action quotidienne, laquelle peut être génératrice de frictions, de malentendus, mais aussi de fructueuses complicités, pour relater des faits de nature à servir comme exemples à d’autres.
Dans mon récit, j’ai commencé par le commencement, car beaucoup d’événements de l’enfance déterminent, façonnent, sinon influent sur nos options et nos décisions en tant qu’adultes. De plus, il y a de ces interrogations qui vous accompagnent, votre vie durant, et dont vous chercherez l’éclaircissement relatif d’année en année. Je pense à la création, à la vie, à la mort, à l’amour, à l’univers qui nous entoure, aux mobiles des actions des hommes, etc. 

Vu de l’administration publique

Mais je ne suis pas philosophe. Je n’ai pas non plus passé ma vie dans des laboratoires de recherche scientifique, pour essayer d’apporter des réponses empreintes des marques de ces disciplines. J’ai passé le plus clair de ma vie dans l’administration publique. Et c’est de cet angle d’attaque qu’il m’a semblé utile de livrer ce témoignage, en espérant pouvoir apporter quelques bribes de réponses aux grandes interrogations suscitées par ces thématiques, tout en relatant les événements qui ont pu constituer la trame de ma modeste expérience. 
Par ailleurs, j’ai essayé, autant que possible, de sortir du discours purement administratif, d’éviter les longues présentations techniques. Les passages où celles-ci restèrent incontournables pourraient être ignorés par les lecteurs pour lesquels elles ne présenteraient peut-être pas beaucoup d’intérêt. Mais, elles seront, par contre, très utiles pour les enseignants et pour les cadres de l’administration publique.
De plus, la lecture de ce livre permettra de constater le trend ascendant, sans discontinuité, depuis les années quatre-vingt, où des réformes successives, touchant tous les aspects de la gestion publique, ont pu faire de la TGR l’institution que l’on voit aujourd’hui présente en matière de contrôle, de recettes, de dépenses, de dette, de marchés publics et de comptabilité de l’Etat et des collectivités territoriales. Une institution où la numérisation est aujourd’hui en passe d’en faire une véritable locomotive, en la matière, pour l’ensemble de l’administration publique.

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