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Transport aérien: «Paré au décollage…»

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5797 Le 06/07/2020 | Partager
Contrôle sanitaire, désinfection, distanciation sociale… dispositifs renforcés
Les professionnels demandent aux gouvernements d’assumer les coûts des mesures sanitaires
Ils s’attendent à une longue et difficile reprise

Les répercussions de la pandémie de Covid-19 sur l’industrie et sur l’ensemble de l’économie ont stoppé l’aviation à l’échelle mondiale, entraînant des pertes de plusieurs milliards en revenus et interrompant le trafic aérien. En vue d’un redémarrage et d’une reprise du secteur, plusieurs institutions (Conseil international des aéroports, Association du transport aérien international, Organisation de l’aviation civile internationale et l’Equipe spéciale du Conseil sur la relance de l’aviation…) formulent des orientations mondiales.

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C’est à travers le document «Paré au décollage», qu’ils décrivent plusieurs mesures (contrôle sanitaire, désinfection, distanciation sociale…) visant à préserver la santé et la sécurité des passagers et des employés. Plusieurs dispositifs risquent de confondre les voyageurs, de provoquer des inefficiences et d’entraîner des coûts de conformité additionnels inutiles pour les passagers, les aéroports et les compagnies aériennes.

Pour cela, le Règlement sanitaire international de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) exige que les gouvernements assument les coûts des mesures sanitaires. Le défi est de «permettre à l’industrie de consacrer ses maigres ressources à restaurer la connectivité mondiale et à stimuler la reprise économique…», font savoir les professionnels du secteur.

Avec le déconfinement, le trafic reprend doucement au fur et à mesure des réouvertures de frontières, mais des milliers d’emplois restent menacés. L’Association international du transport aérien (IATA) a annoncé que la demande dans le secteur passagers (mesurée en passagers-kilomètres payants, ou RPK) a diminué de 91,3% en mai, comparativement à mai 2019. Il s’agit d’une modeste reprise après le déclin annuel de 94% enregistré en avril 2020. L’amélioration est attribuable à la reprise dans certains marchés intérieurs, en particulier en Chine.

«Le mois de mai a été moins terrible qu’avril. C’est à peu près la meilleure chose qu’on puisse dire. Comme prévu, les premières améliorations de la demande passagers se produisent dans les marchés intérieurs. Le trafic international est demeuré pratiquement nul en mai. Nous ne sommes qu’au tout début d’une longue et difficile reprise. Et il y a des incertitudes extraordinaires quant à l’impact que pourrait avoir une résurgence de la Covid-19 dans les marchés clés», a indiqué Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

Le trafic de passagers internationaux en mai a chuté de 98,3% par rapport à mai 2019. Ce qui ne présente pratiquement aucun changement comparativement au déclin de 98,4% observé en avril. La capacité a chuté de 95,3% et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 51,9 points de pourcentage pour s’établir à 28,6%, c’est-à-dire qu’un peu plus du quart des sièges étaient occupés, en moyenne. Quant au trafic intérieur, il a diminué de 79,2% en mai. C’est là une amélioration si on compare au déclin de 86,2% observé en avril.

La capacité intérieure a chuté de 69,2% et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 27,2 points de pourcentage pour s’établir à 56,9%. Dans ses dernières prévisions, l’IATA a estimé que les compagnies du Moyen-Orient devraient perdre environ 56% de leurs revenus et 55% des passagers cette année par rapport à 2019.

Ce que recommande l’IATA

«…Les gouvernements doivent éviter d’ajouter des obstacles à la reprise, comme la mise en place de mesures de quarantaine. Celles-ci ont les mêmes conséquences que les interdictions de voyage et elles priveraient les économies des avantages de la connectivité aérienne», recommande Alexandre de Juniac. «Les gouvernements doivent aussi éviter d’imposer des redevances et des frais pour couvrir les coûts des mesures sanitaires reliées à la Covid-19 (comme le dépistage et le suivi des contacts), qui rendraient les voyages moins abordables», dit-il. «Les voyages et le tourisme représentent 10,3% du PIB mondial et 300 millions d’emplois. Il est dans l’intérêt de tous, y compris les gouvernements, de supprimer les obstacles aux voyages aussitôt qu’on pourra le faire en toute sécurité. Et dans ce processus, il est essentiel que les gouvernements n’immobilisent pas la fragile reprise en créant de nouvelles barrières réglementaires ou financières aux voyages», conclut le directeur général et chef de la direction de l’IATA.

F.Z.T.

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