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Economie

Financement: L’Etat élargit sa garantie aux prêts participatifs

Par Franck FAGNON | Edition N°:5779 Le 10/06/2020 | Partager
La CCG va déployer quatre produits destinés aux entreprises et aux ménages
Jusqu’à 80% pour un prêt d’1 million de DH à une TPE
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Les garanties de la CCG vont permettre aux banques et fenêtres participatives de renforcer l’accompagnement des ménages et des entreprises. Si la crise sanitaire affecte l’activité, les encours affichent néanmoins une croissance de 11% sur quatre mois à fin avril

Les entreprises et les ménages qui choisissent de se financer auprès des banques et fenêtres participatives jouiront désormais des mêmes appuis que ceux qui recourent aux banques conventionnelles. Certains prêts bénéficieront du support de la Caisse centrale de garantie qui va déployer quatre produits à travers sa fenêtre Sanad Tamwil, destinée exclusivement à la finance participative.

Deux produits sont dédiés aux TPME. Le premier, Damane Moubachir, garantira à hauteur de 70 à 80% les crédits d’un montant maximal de 1 million des TPE (moins de 10 millions de DH de chiffre d’affaires). Les entreprises réalisant plus de 10 millions de DH de chiffre d’affaires et dont le montant du financement est supérieur à 1 million de DH sont, elles, éligibles à «Damane Dayn».

La quotité de garantie de ce produit varie entre 60 et 70%. Les deux autres produits visent à faciliter l’accès au logement, à un terrain ou à sa valorisation aux populations à revenu modeste ou irrégulier, aux ménages de la classe moyenne et aux MRE. La garantie de la CCG pour le financement de leurs projets peut atteindre 80%.

Le support minimal pour les populations à revenu modeste ou irrégulier est de 70% (Fogarim Iskane) contre 50% (Fogaloge Iskane) pour les ménages de la classe moyenne et aux MRE.

Ces mécanismes devraient permettre aux banques et fenêtres participatives de renforcer l’accompagnement des ménages et des entreprises. Comme chez leurs consœurs, l’activité est au ralenti. Néanmoins, l’encours du financement participatif à l’habitat affiche une hausse de 9% à 8,5 milliards de DH sur quatre mois à fin avril (+34% à la même période l’année dernière). L’encours global s’est fixé à 10 milliards de DH en hausse de 11%.

La dégradation de la situation financière des entreprises et des ménages devrait se répercuter sur la qualité du portefeuille des banques et fenêtres participatives comme partout ailleurs. Par nature, le traitement des impayés obéit à des règles plus souples que dans la banque conventionnelle.

Un client dans l’incapacité réelle de payer sa traite pourra convenir d’une solution avec sa banque sans incidence sur la tarification, même dans un contexte différent. En revanche, le client est soumis aux dispositions générales en cas de mauvaise foi.

F.Fa

                                                                             

Les impayés en hausse, mais maîtrisés

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Youssef Baghdadi, président du directoire de Bank Assafa (Ph. Jarfi)

- L’Economiste: Quel est l’état des lieux du secteur de la finance participative suite à la crise Covid-19?
- Youssef Baghdadi:
Les banques participatives se sont inscrites dans l’élan lancé par le Souverain et mis en œuvre par la Comité de veille économique. Malgré leur jeune âge, elles sont résilientes face à la crise et assurent la continuité de leur activité en veillant à la sécurité de leurs clients et celle de leurs collaborateurs. Le seul instrument de financement commercialisé aujourd’hui est «Mourabaha» qui est un produit d’achat et de vente de biens tangibles et le comportement de la clientèle est différent par rapport à un crédit à la consommation. Certes nous enregistrons une augmentation des impayés, mais elle est maîtrisée. Par ailleurs, les banques participatives ont accédé aux demandes des reports des échéances des clients justifiant une baisse des revenus durant cette période. A la sortie de la crise, les banques participatives apporteront tout le soutien aux ménages et aux entreprises pour les accompagner dans leur projet d’équipement et de relance de l’activité.

- La finance participative n’est pas incluse dans les dispositifs du CVE. Pourquoi?
- Pour l’écosystème des banques participatives, toute mesure ou instrument mis en place doit obéir à la conformité Charia. Nous ne pouvons donc utiliser que des instruments ne représentant pas une entrave chariatique.

- A qui s’adresse Sanad Tamwil et quid de la tarification et du coût de la garantie?
- Sanad Tamwil est la fenêtre participative de la CCG chargée de garantir des produits distribués par les banques participatives dans un cadre validé par le Conseil supérieur des oulémas. Vont bénéficier de cette garantie aussi bien les entreprises que les personnes physiques. Pour «Damane Moukawala» destiné aux entreprises, la banque doit présenter le projet objet du financement, à Sanad Tamwil qui accepte ou refuse de se porter garant de l’investissement. Le produit «Damane Sakane» s’adresse aux personnes physiques pour l’acquisition d’un bien immobilier. Ici aussi, la banque soumet à Sanad Tamwil les informations du bénéficiaire pour déterminer son éligibilité. La tarification sera bien étudiée pour chacun de ces instruments.

Propos recueillis par Frank FAGNON

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