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Economie

Après l’affolement, la Bourse revient doucement à la raison

Par Franck FAGNON | Edition N°:5776 Le 05/06/2020 | Partager
Après un gain de 5% en mai, le Masi poursuit son rattrapage ce début juin
Mais, le rebond est plus lent comparé aux indices étrangers
Un test important dans les prochains mois avec les publications des résultats semestriels

Le Masi présente un tout autre visage depuis quelques semaines. L’indice a récupéré 5% en mai et poursuit sa remontée depuis ce début juin. Même les annonces de réduction ou de suspension de dividendes ne semblent pas le perturber.

La crise engendrée par la pandémie Covid-19 n’est comparable à aucune autre dans l’histoire récente ce qui a entraîné un vent de panique sur les marchés en mars. A l’image des Bourses mondiales, celle de Casablanca a dévissé de 21%. La crise est loin d’être terminée et l’on est peut-être qu’au tout début mais, les investisseurs disposent davantage d’informations qu’en mars. Ce qui change beaucoup de choses. La situation sanitaire s’améliore au Maroc et à l’étranger.

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L’effondrement des cours en mars a permis aux investisseurs de se positionner sur des valeurs vedettes à des prix très bas. Le rattrapage est plus rapide dans les secteurs Mines ou encore Immobilier alors que ces derniers ne figurent pas parmi les mieux cotés dans le contexte actuel. Le Masi a effacé environ 30% des pertes enregistrées en mars contre plus de 65% pour les indices mondiaux (MSCI World)

En outre, la réouverture progressive de plusieurs économies alimente de nouveau l’appétit pour le risque. «Les investisseurs sont un peu plus sereins aujourd’hui. Ils ont une idée un peu plus claire sur les impacts macroéconomique et microéconomique de la crise», relève Bachir Tazi, directeur exécutif CFG Bank Capital Markets.

Par ailleurs, les alternatives aux actions sont très limitées, les taux obligataires demeurant historiquement bas. La probabilité d’une remontée des taux face à l’augmentation de la demande du Trésor semble limitée. Le consensus marché table sur une stabilité des taux.

Toutefois, le rebond du Masi s’effectue sur des volumes plus faibles que lors de la baisse du marché. En moyenne 253 millions de DH ont été échangés quotidiennement en mars contre 134 millions de DH depuis début mai. C’est le signe que les investisseurs restent prudents. «Le marché va mettre un peu plus de temps à retrouver les niveaux d’avant crise», anticipe Bachir Tazi.

L’effondrement des cours en mars a été aussi une opportunité pour de nombreux investisseurs de se positionner sur des valeurs vedettes à des prix très bas. Le rattrapage est plus rapide dans les secteurs Mines ou encore Immobilier alors que ces derniers ne figurent pas parmi les secteurs les mieux cotés dans le contexte actuel. L’agroalimentaire, la distribution (principalement Label Vie) et les télécoms remontent doucement la pente alors que les investisseurs demeurent méfiants vis-à-vis du secteur financier.

Globalement, le Masi a effacé moins de 30% des pertes enregistrées à fin mars tandis que l’indice MSCI Frontier Markets dans lequel figure le Maroc, a repris environ 40%. Les indices MSCI ACWI et MSCI World regroupant les marchés développés et émergents ont déjà épongé plus de 65% des pertes. La reprise plus lente à Casablanca tient aux caractéristiques du marché.

A la différence d’autres bourses, le manque de profondeur du marché casablancais et la prééminence des institutionnels qui, eux, ont des stratégies de long terme contrairement aux investisseurs personnes physiques voire les étrangers, expliquent entre autres le rebond plus poussif.

Dans le même temps, les communications financières du premier trimestre ne permettent pas d’apprécier l’impact réel de la crise sanitaire sur l’activité des sociétés cotées d’où la prudence des investisseurs. Le vrai révélateur sera les résultats du premier semestre.

F.Fa

 

 

 

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