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Casa-Textile-habillement: La filière du prêt-à-porter agonise

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5761 Le 14/05/2020 | Partager
Fabricants et vendeurs appellent à l’ouverture des magasins
La filière destinée à l’approvisionnement local fortement menacée
Des dizaines de milliers de petits ateliers formels et informels se meurent

A une dizaine de jours de la fin du mois de ramadan, les commerçants et les fabricants de prêt-à-porter local souhaitent rouvrir pour sauver la saison. Cette période de fête représente l’essentiel de leur chiffre d’affaires annuel.

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Le secteur du prêt-à-porter à destination du marché local est très saisonnier. Si les périodes de fêtes sont ratées, le chiffre d’affaires de toute une année est compromis. Les familles marocaines achètent traditionnellement des vêtements à leur progéniture à l’occasion des fêtes religieuses (Ph. Jarfi)

«Si les entreprises exportatrices continuent de travailler, nos structures dont la production est destinée au marché local sont toujours à l’arrêt», déplore Mustapha Chraka, secrétaire général de l’association des moyennes et petites entreprises de textile et d’habillement (AMPETH). Créée il y a un an, cette association compte près de 300 membres. Mais le secteur est composé en réalité de dizaines de milliers d’ateliers qui sont à l’arrêt depuis 2 mois, mettant en péril des emplois déjà précaires.

«L’ensemble de l’écosystème autour de ces ateliers, dont beaucoup sont dans l’informel, est estimé à près de 40.000», précise  le SG de l’AMPETH. Outre les ateliers de fabrication de prêt-à-porter, il faut aussi compter les activités tout autour (lavage, fourniture/accessoires, impression, emballage...). Toute cette filière destinée à l’approvisionnement local est aujourd’hui fortement menacée. Sa marchandise est distribuée (via Derb Omar, garage Allal, Korea ...) à l’ensemble du territoire national.

«Il s’agit d’un secteur saisonnier où nous préparons essentiellement 2 collections été/hiver qui coïncident avec l’aïd et la fin de l’année», explique Mustapha Chraka. Selon lui, les fabricants ont déjà engagé des frais et lancé les commandes de tissus et accessoires sans pouvoir écouler leur marchandise. «Nous demandons la réouverture au moins des détaillants et semi-grossistes pour vendre nos stocks», poursuit-il. La concurrence des grandes surfaces est également pointée du doigt. 

Beaucoup de consommateurs se rabattent sur les vêtements proposés dans les hypermarchés en cette période de confinement. Un manque à gagner considérable pour les fabricants et détaillants de produits locaux.

Les membres de l’AMPETH s’engagent dans une lettre envoyée au ministère des Finances à respecter les normes de sécurité en vigueur (port de masques, distanciation, désinfectants, gestes barrières...). Ils demandent aussi dans cette même missive à bénéficier de crédit à taux 0% afin d’aider les petites entreprises du secteur formel et informel et d’une révision des droits de douane sur les intrants de la filière.

Pour rappel, un collectif de 6 associations, représentant les détaillants et grossistes de Derb Sultan et Garage Allal, a déjà adressé dans ce sens des correspondances au ministère de l’Intérieur afin de profiter des quelques jours qui restent encore avant la fin de la saison (cf.édition du 6 mai 2020).

Aziza EL AFFAS

 

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