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Régions

Fès: Les marchés informels «déconfinés»

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5752 Le 30/04/2020 | Partager
Encore des «foyers» qui échappent à tout contrôle
Dans certains quartiers, la vie continue normalement!

Fini l’occupation du domaine public à Fès. Depuis une semaine, les autorités locales mènent une opération coup de poing contre les marchés informels. Leur but étant d’assécher des foyers potentiels pour la prolifération du Covid-19.

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Au mépris de toutes les règles de sécurité et d’hygiène, les souks improvisés continuent de se tenir dans les ruelles sombres de la capitale, principalement dans des quartiers comme Aouinate El Hajjaj, Oued Fès, rues 24 et 25, ou encore le fameux 45. Ici, personne ne semble pouvoir arrêter ces marchands… (Ph. YSA)

Squattant des rues, ruelles, et terrains vagues, plusieurs souks ont été rasés en quelques jours. Mesures d’état d’urgence sanitaire obligent, les autorités ont ratissé large à Bab El Ghol, Sidi Boujida, Jnanate, et Bab Ftouh. Chaque opération de destruction de baraques est suivie d’une action de désinfection menée par le personnel d’Ozone environnement et services. Résultat: la ville est nettement plus propre qu’en temps normal.

En revanche, le confinement ne s’est pas traduit par une baisse des quantités d’ordures ramassées. «Bien au contraire, et malgré que nous sommes en basse saison de la production des déchets, le tonnage a légèrement augmenté par rapport au quotidien des villes marocaines», témoigne Aziz El Badraoui, PDG du groupe Ozone. Pour Fès et ses environs, le délégataire assure quotidiennement la collecte de plus de 1.200 tonnes de déchets.

Sur le terrain, d’importants moyens logistiques ont été déployés aux quartiers Al Massira, Bensouda, Bendebbab et autres, pour démolir des kiosques non autorisés. Avec l’isolement de certains quartiers, les artères et les rues sont vidées et nettoyées. D’ailleurs, le personnel du nettoiement a été redéployé pour le lavage et la désinfection. Une opération prise en charge gracieusement par le délégataire dans une cinquantaine de villes au Maroc et dans d’autres pays d’Afrique.

Pour leur part, les autorités locales profitent de l’épidémie pour faire le grand ménage, en rasant plusieurs marchés anarchiques occupant le domaine public. Au moins une dizaine de ces souks informels ont été ciblés la semaine dernière. «Certes, c’est un bon timing pour éradiquer ces foyers de contamination et de bactéries pour les riverains. Toutefois, il y a aussi un risque social à ne pas minimiser», signale un militant associatif.

C’est ce qui expliquerait, selon lui, que certains quartiers «chauds» sont laissés pour compte. Il s’agit principalement des quartiers de Aouinate El Hajjaj, Oued Fès, rues 24 et 25, ou encore le fameux 45. Ici, personne ne semble pouvoir arrêter ces marchands. «Chaque jour, la sirène du couvre-feu est tirée à midi, mais les marchands à la sauvette ne quittent les lieux que vers 15h», témoigne un habitant d’Oued Fès.

«Pire encore, les gens continuent d’avoir un mode de vie normal, sans respect d’aucune mesure barrière, avec des enfants qui jouent dans la rue, des déchets… bref, c’est le chaos», déplore-t-il. Et de conclure : «Quoi qu’il en soit, il faut lutter contre ces souks improvisés sur les principales artères, devant les maisons, boutiques, établissements scolaires, mosquées, etc.».

La mairie tourne au ralenti

«Le service communal continue avec une organisation réduite et les services administratifs tournent au ralenti», confie à L’Economiste Driss El Azami El Idrissi. Selon le maire de la ville, «un redéploiement du personnel a été opéré vers les services les plus demandés qui sont en premier lieu le bureau communal d’hygiène». Les équipes de désinfection ont été renforcées et équipées. Idem pour le nettoiement et la collecte des ordures qui sont réorganisés avec l’aide des autorités. «Ils sont nettoyés et désinfectés chaque jour. Le suivi des marchés de gros se poursuit au quotidien», affirme le maire.

De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

 

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