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Economie

Covid-19: Quels scénarios de sortie?

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5747 Le 23/04/2020 | Partager
La CGEM plaide pour une 2e phase de mesures d’appui aux entreprises
Pas de loi de finances rectifica­tive avant 2 à 3 mois, selon El Othmani
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Interpellé sur le dossier des Marocains bloqués à l’étranger, Saâdeddine El Othmani a souligné que ce sujet est à l’examen actuellement, précisant que les services diplomatiques et consulaires assurent l’accompagnement de cette catégorie, qui compte dans ses rangs des fonctionnaires en mission officielle et des parlementaires des deux Chambres, qui sont également dans la même situation (Ph. Bziouat)

Tirs groupés contre le secteur bancaire par les groupes parlemen­taires à la Chambre des conseillers. Pour la CGEM, «les entreprises at­tendent des banques qu’elles jouent pleinement leur rôle. Mais pour l’instant, ce n’est pas le cas, notam­ment en termes d’appui et d’accom­pagnement, en dépit des garanties présentées par l’Etat». C’est ce qu’a déploré Abdelilah Hifdi, chef du groupe du patronat, lors de la séance mensuelle des questions de politiques publiques, mardi dernier.

Pour lui, «cela est dû à une série de considérations liées à la gestion rigide du système bancaire durant les périodes normales. Mais cela ne peut pas justifier son approche actuelle, vu le contexte exception­nel». Même son de cloche du côté du PAM. Pour Lhou Marbouh, conseiller PAM, «les demandes de plusieurs entreprises ont été rejetées par les banques à cause de l’absence de garanties suffisantes. Dans d’autres cas, certaines banques ont multiplié les conditions pour bénéficier du programme lancé par l’Etat». Marbouh a appelé à la tenue d’une réunion de la Commis­sion des finances pour faire le point sur le bilan d’étape du déploiement du programme Damane Oxygène.

D’autres critiques ont été égale­ment adressées au secteur bancaire, notamment des conseillers de l’Isti­qlal et de l’USFP. Rahal Makkaoui, membre du groupe parlementaire du parti de la balance, a déploré «le manque d’implication des éta­blissements bancaires dans ces efforts» et a critiqué «la persis­tance d’un système centralisé de prise de décision au ni­veau de ce secteur». Face à ces attaques, Saâdeddine El Oth­mani a rassuré quant à «l’implication du secteur bancaire dans l’accompagnement des entreprises, en dépit de certaines dif­ficultés, examinées au cas par cas».

Le chef du gou­vernement a été également inter­pellé sur les scénarios de sortie de cette crise sanitaire. Surtout que «les indicateurs macroéconomiques sont alarmants, dans la mesure où on se dirige vers un déficit de 7%, une croissance de -3%, un taux de chômage de plus de 10%, avec un risque de faillites d’entreprises en cascade», selon Makkaoui. Le conseiller istiqlalien a insisté sur l’urgence de se pencher sur l’éla­boration d’un plan économique et social pour la sortie de cette crise.

«La mise en place d’une loi de fi­nances rectificative est également une urgence, dans la mesure où les hypothèses du budget actuel sont dépassées». Pour le chef du gou­vernement, «il est encore tôt de par­ler de loi de finances rectificative. Surtout qu’il n’y aucun moyen pour déterminer avec précision les réper­cussions économiques de cette crise sanitaire». El Othmani a estimé qu’il faudra attendre 2 à 3 mois avant de se pencher sur cette question.

De son côté, le chef du groupe parlementaire de la CGEM a mis l’accent sur le besoin de nouvelles mesures en faveur des entreprises. Si les décisions prises par la Com­mission de veille économique ont constitué «une bouffée d’oxygène pour les entreprises leur permettant d’assurer leur survie», d’autres ac­tions sont nécessaires, selon Hifdi.

Par exemple, «les efforts d’accom­pagnement ne devaient pas se limi­ter aux entreprises en arrêt d’acti­vité, mais couvrir également ceux qui continuent de travailler». Pour lui, «les entreprises attendent éga­lement une 2e phase de mesures plus courageuses, notamment en accordant aux entreprises des aides financières directes, des exonéra­tions, des crédits sans intérêt, afin de favoriser la préservation des postes d’emploi».

Stratégie de déconfinement

Pour Saâdeddine El Othmani, la mise en place de l’état d’ur­gence sanitaire et du confinement obligatoire a permis au Maroc d’éviter 60.000 cas de contamination et près de 4.000 décès. Après la prolongation de l’état d’urgence, le chef du gouvernement a été interpellé sur les modalités de déconfinement. Il a affirmé que «rien n’a été encore tranché sur cette question». El Othmani a pré­cisé que «le déconfinement devra se baser sur une stratégie bien ficelée. Les scénarios possibles sont actuellement en examen par le comité de pilotage et d’autres commissions d’appui». Ce qui est sûr, c’est que «la sortie de l’état d’urgence sanitaire se fera de façon progressive, peut-être avec des rythmes différents en fonction de la situation au niveau régional et provincial».

M.A.M.

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