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Crédits Covid: Moins de 5% de rejet chez Attijariwafa bank!

Par Franck FAGNON - Abashi SHAMAMBA - | Edition N°:5744 Le 20/04/2020
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Des centaines de milliers de demandes affluent au guichet
Les intérêts relatifs à la période de report sont calculés et intégrés dans le nouveau tableau d’amortissement
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Hassan Bertal, DGA, responsable Réseau Maroc, AWB: «Nous visons un objectif de 5 jours ouvrés maximum pour instruire les demandes dont le montant est inférieur à 2 millions de DH pour lesquelles la CCG nous donne la délégation d’engager sa garantie» (Ph. AWB)

- L’Economiste: Quel premier bilan dressez-vous du dispositif d’accompagnement des entreprises touchées par la crise due au Covid-19?

- Hassan Bertal: Avant de partager avec vous le bilan d’Attijariwafa bank en matière d’accompagnement des entreprises touchées par l’impact de la crise sanitaire du Covid-19, je souhaite préciser que dès les prémices de cette pandémie dans les pays voisins et les partenaires économiques du Maroc, nous avons compris la nécessité de s’y préparer et l’urgence de se mobiliser aux côtés de nos clients qui connaîtraient un ralentissement d’activité. C’est ainsi que nous avons mis en place un plan de continuité d’activité mobilisant nos entités centrales et notre réseau d’agences dans sa totalité pour anticiper la situation inéîdite que nous vivons aujourd’hui.
L’objectif de ce plan est d’assurer une continuité des services bancaires à nos clients particuliers et entreprises et prendre en charge leurs demandes spécifiques à cette période particulière. En effet, nous sommes conscients que nos relations entreprises sont mises face à des engagements incompressibles envers leurs clients, fournisseurs, salariés, Etat… et que le soutien du partenaire bancaire, en ces temps difficiles pour tous, est un devoir citoyen.
Dans ce sens, les mesures prises par les banques dans le cadre du Comité de veille économique, à côté des autres mesures salutaires prises par ce comité en faveur des entreprises, ont permis d’apporter une bouffée d’oxygène à ces dernières, notamment le report, sur demande, des échéances des crédits amortissables et leasing et la mise en place de lignes additionnelles de crédit garanties par la CCG.
Au niveau d’Attijariwafa bank, toutes les demandes de report émanant des TPME ont été traitées. Pour ces demandes, il convient de préciser que nous ne prélevons ni frais d’étude, ni intérêts de retard sur les reports. Seuls les intérêts relatifs à la période de report sont calculés et intégrés dans le nouveau tableau d’amortissement communiqué au client. Ce dernier a d’ailleurs le choix de prolonger la durée de son crédit en augmentant le nombre d’échéances restantes et garder la même mensualité, ou maintenir la durée initiale avec une légère augmentation de la mensualité.

- Plusieurs opérateurs se plaignent de la complexité des procédures, voire du manque de transparence sur les conditions qui leur sont appliquées.
- Comme dans tout nouveau process en lancement et s’agissant particulièrement d’un contexte sans précédent, il y a une phase de démarrage qui nécessite une adaptation pour ajuster les délais et les formalités. En une semaine, le secteur bancaire s’est mobilisé pour adapter ses system es d’informations, ses procédures, diffuser des circulaires, informer et accompagner ses collaborateurs, établir des avenants aux contrats, renforcer les capacités du call center, etc. Car il ne s’agit pas d’une demande d’un client mais de centaines de milliers de clients que nous devons traiter dans un laps de temps très court.
Conscients de l’urgence de ces déblocages pour nos clients, nous visons aujourd’hui un objectif de 5 jours ouvrés maximum pour les demandes dont le montant est inférieur à 2 millions de DH pour lesquelles la CCG nous donne la délégation d’engager sa garantie et 8 jours pour les demandes portant sur des montants supérieurs à 2 millions de DH.
Par rapport aux conditions de financement, Attijariwafa bank joue la carte de la transparence avec ses clients à travers l’application d’un taux variable visant à les faire bénéficier de toute baisse éventuelle du taux directeur de Bank Al-Maghrib. Par ailleurs, la commission de garantie de 0,1% hors taxes (flat du montant du prêt) est communiqué à tout client demandeur et aucune autre commission n’est prélevée.

- A combien s’élève le taux de rejet et quels sont les principaux motifs qui ressortent de votre analyse?
- A date d’aujourd’hui, le taux de rejet est très faible, moins de 5% et cela concerne essentiellement les activités non concernées par un ralentissement en cette période, ainsi que les demandes non justifiées telles que le règlement des arriérés fournisseurs locaux ou internationaux datant de plusieurs mois, voire des années. Par ailleurs, les clients ne peuvent demander ce crédit qu’auprès d’une seule banque sous peine d’un rejet définitif d’acceptation de la garantie par la CCG.

- Combien d’entreprises et de professionnels ont-ils sollicité le mécanisme du crédit «Oxygène»?
- S’agissant des découverts exceptionnels adossés à la garantie Damane Oxygène, nous sommes à quelques milliers de demandes traitées émanant de TPME et de professionnels pour couvrir leurs charges courantes qui ne peuvent être ni reportées, ni différées notamment, les salaires et les charges du personnel, les charges de sécurité, les loyers, les factures d’eau et d’électricité, les impôts, ainsi que les factures des fournisseurs stratégiques. Pour ces lignes, aucune commission d’étude de dossier n’est prélevée et aucune garantie n’est demandée au client. Elles sont couvertes par la CCG à hauteur de 95%.

Propos recueillis par Franck FAGNON et Abashi SHAMAMBA

                                                                               

Profil des entreprises qui font appel aux banques

Les entreprises qui sollicitent des financements bancaires dans le cadre de cette crise sont de toutes tailles et opèrent aussi bien dans l’industrie que dans le service, relève Hassan Bertal.

Elles sont principalement issues des secteurs frappés directement par les conséquences sociales et économiques de cette pandémie, en l’occurrence le textile, le tourisme, le transport, la logistique, l’événementiel, l’artisanat, l’agro-industrie, le BTP, l’automobile, l’aéronautique...

«Notre fine connaissance de toutes nos entreprises clientes et des spécificités de leurs secteurs d’activités nous a permis d’adopter dès le démarrage de cette crise une démarche proactive consistant à s’enquérir de leur situation et de leurs besoins particuliers afin de les accompagner tous les jours et les aider à faire face à la baisse ou à l’arrêt de leur activité».

Malgré un contexte sans précédent, le groupe reste confiant dans la résilience de tissu économique et continue à mobiliser toutes ses énergies pour contribuer à renforcer cette résilience et accompagner les TPME dans leur relance.

 

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