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Economie

Télétravail: Chacun sa routine!

Par L'Economiste | Edition N°:5737 Le 09/04/2020 | Partager

Exercer son métier à distance peut offrir plusieurs avantages. Selon les 1.778 cadres interrogés par ReKrute.com (Lire article), cela permet surtout d’économiser du temps, de gagner en souplesse, d’assurer un meilleur équilibre entre vie privée et professionnelle, de réduire son stress et de gagner en productivité. Mais il présente aussi deux grands risques: Que le temps de travail déborde sur la vie personnelle, et l’isolement. Au final, chacun s’organise comme il peut. Témoignages.

■ Actif de 9h à minuit!

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Abdellah Wahbi, enseignant de français (Ph. AW)

Abdellah Wahbi fait partie de ces super-profs qui défient la crise de l’école maro­caine. Le e-learning, l’enseignant de fran­çais, décoré par le Roi en 2018, s’y adonne depuis déjà un moment dans sa petite école rurale à Tiznit. «Le seul souci est celui de l’équipement de certains élèves en smart­phones et tablettes. Nous essayons de voir avec l’association des parents d’élèves pour les équiper. En attendant, nous les guidons par téléphone et SMS», confie Abdellah. Chez lui, il est mobilisé de 9h à 23h, voire minuit. A distance, ses horaires s’allongent clairement bien plus qu’en présentiel. L’en­seignant est tributaire du rythme de travail de ses élèves, eux-mêmes dépendants des smartphones et ordinateurs de leurs parents, et d’une connexion internet qui parfois leur joue des tours. Abdellah travaille avec ses propres moyens (téléphone et ordinateur). Son quotidien est rythmé par les sollicitations de ses élèves. Mais même avec une charge de travail supplémentaire, il ne se plaint jamais, car passionné par son métier!

■ «La crise nous apprend à travailler autrement»

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Yahia Boughaleb, président de l’université Chouaïb Doukkali d’El Jadida (Ph. YB)

Pour Yahia Boughaleb, le té­létravail n’était qu’une «utopie», car à ses yeux, rien ne valait une présence physique et un contact direct avec ses collaborateurs. «Nous pensions que le présentiel était indispensable. Cette crise du Covid-19 nous a forcés à revoir notre manière de voir les choses et de travailler», confie le pré­sident de l’université d’El Jadi­da. Avec ses doyens et directeurs d’établissements, il tient réguliè­rement des visioconférences. Il envisage même de garder cette option au-delà de la crise, à chaque fois que cela est possible. Aujourd’hui, il continue de se rendre au bureau, deux à trois heures par jour, notamment pour des signatures. «Peut-être que si la situation se complique nous penserons à des signatures électroniques», livre-t-il. En tant que président, Yahia Bougha­leb est souvent sollicité toute la journée dans son bureau, par différentes parties. Le confinement est pour lui un «petit répit». Il peut donc mieux se concentrer sur ses tâches en oeuvrant à distance, surtout en ce moment, où il a la charge de coordonner la diffusion des cours universitaires à la télévi­sion. «Toutefois, mon rôle est aussi d’écouter les autres et de comprendre leurs propositions, revendications ou doléances. Le présentiel reste donc important», souligne le président d’université, qui chapeaute une institution de 250 administratifs, 800 enseignants et 24.000 étudiants.

■ Plus de temps pour se poser les bonnes questions

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Anass Bennani, directeur de la coopération et du partenariat au ministère de l’Enseignement supérieur (Ph. AP)

Le télétravail n’est pas vraiment nouveau pour Anass Bennani. Le directeur de la coopération et du partenariat au ministère de l’Enseigne­ment supérieur n’est pas un fonc­tionnaire classique. Avec sa jeune équipe, le travail à distance se pour­suit, depuis toujours, au-delà des horaires de bureau, tous les jours de la semaine, et même durant les congés. Depuis le confinement, les opérations continuent normalement, via WhatsApp, ZOOM, Microsoft Teams… Contraint de se déplacer très souvent à l’étranger, Anass re­court déjà aux signatures et cachets électroniques. Une petite révolu­tion à l’échelle de l’administration publique. Sa signature est surtout requise pour les autorisations (près de 6.000 par an) et bourses des étu­diants étrangers, sans compter les documents quotidiens. «Finalement, tout est question de bon sens. En ce moment, nous profitons de la crise pour préparer des working spaces que nous pourrons continuer à utiliser après», relève le jeune directeur. «En travaillant à distance, vous avez le temps de repenser votre manière de procéder, de vous poser les bonnes questions, de développer de nouvelles solutions, et surtout, de faire tomber certains dogmes!» poursuit-il.

■ Contre le stress, se concen­trer sur une tâche à la fois

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Imane Bejja, responsable marketing, Afrique francophone & Îles de Schneider Electrics (Ph. IB)

Dans les multinationales, le tra­vail à domicile est souvent déjà ins­titutionnalisé. C’est le cas de Schnei­der Electrics qui recourt à ce mode d’activité depuis quelques années. «La seule exception est celle des ingénieurs Services qui travaillent sur le terrain, et qui ont la mission d’assurer des interventions pour la continuité des activités sur les sites critiques, tels que les hôpitaux, les régies d’eau et d’électricité, data centers..., en prenant toutes les pré­cautions de sécurité nécessaires», explique Imane Bejja, responsable marketing, Afrique francophone & Îles. «Sinon, nous sommes habitués au travail à distance. Chacun a sa propre routine. Nous disposons tous d’un ordinateur paramétré pour se connecter et accéder aux applica­tions en toute sécurité, et sans au­cune interruption. Les connexions internet sont suivies par nos équipes IT avec les opérateurs télécoms, pour assurer un bon niveau de débit», pour­suit-elle. Des réunions à distance, Imane, qui gère plusieurs marchés, en a toute la journée, à travers Microsoft Teams, Skype for Business et Webex. «Parfois, les enfants des collègues, qui suivent aussi des cours en ligne, entrent en scène. C’était drôle au début, mais l’image de l’enfant et de son parent avec un casque, un ordinateur et une caméra fait désormais partie de notre quotidien», relève Imane. Le stress? Il s’infiltre quand on se focalise trop sur l’actualité, selon la jeune cadre. Elle se concentre ainsi sur une activité à la fois. Durant ses pauses, elle s’autorise à faire un tour sur des sites officiels pour chercher des infos. Ses journées démarrent à 8h (parfois avant, si décalage horaire) et se terminent généralement vers 19h.

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