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Régions

Marrakech: Le dispositif sanitaire public suffisant… pour l’heure

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5731 Le 01/04/2020 | Partager
Au besoin, le privé est prêt à intervenir
Dans un 1er temps, il fournit du matériel médical (respirateurs, moniteurs…)

Même si pour l’heure, le besoin ne se fait pas ressentir, les cliniques privées se disent prêtes pour toute intervention lorsque le ministère de la santé le souhaitera, si le nombre de cas positifs au Covid-19 évo­lue et dépasse les capacités du public. Au dernier bilan de la Santé, le nombre de cas positifs à Marrakech était de 105 patients et 7 décès.

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Outre le Centre hospitalier Mohammed VI, la ville de Marrakech dispose d’une autre grande infrastructure en plus de deux hôpitaux militaires et plusieurs grandes cliniques au besoin.

Pour le professeur Fahd Achara, de la clinique internationale, l’offre publique de lits d’hôpitaux à Marrakech est une des plus importantes du Royaume vu les deux grands hôpitaux Mohammed V et Ibnou Tofail, auquel, il faut ajouter les deux hôpi­taux militaires. Et si le besoin se fait ressen­tir, les cliniques privées qui disposent aussi d’une grande capacité comme le HPS, le Marrakech, la Clinique internationale, Matar, Narjiss répondront présentes, estime Achara.

Pour l’heure, la délégation de santé a uniquement sollicité du matériel médical auprès du privé. Ainsi 20 respirateurs, plu­sieurs lits d’examen et moniteurs ont été mis à la disposition des hôpitaux publics. « Et nous sommes prêts à donner plus», insiste Achara.

Reste à savoir si le dispositif sani­taire est suffisamment doté de ressources humaines pour gérer tous ces lits. Pour Dr. Jamal Eddine Kohen, Président de la FNAR (Fédération nationale des anesthésistes-réa­nimateurs du Maroc), le CHU de Marrakech est très actif dans la formation des futurs médecins et ses juniors se débrouillent bien. Relativement aux autres CHU du Maroc, il reste bien outillé.

A noter que les anesthé­sistes réanimateurs sont au front de la lutte contre le Covid-19 et que le Maroc compte au total 750 praticiens y compris ceux qui exercent chez les militaires. La bataille de la Fnar a été toujours d’encourager les futurs médecins à opter pour cette spécia­lité. Autre déficit à combler et qui reste très délicat vu les circonstances dans lesquelles travaille le corps médical et le manque d’effectifs dans les hôpitaux, c’est le sou­tien psychologique des patients Covid-19.

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Seuls en isolement, loin de leur famille, de leur pays parfois, fatigués de ce mau­dit virus, habitués à des traitements moins rudes, certains sont moins compréhensifs des contraintes de l’hôpital public et du trai­tement. Des vidéos de quelques patients qui se plaignaient «du traitement inhumain» du CHU de Marrakech ont circulé sur la toile.

La direction de l’hôpital s’est tout de suite fendue d’un communiqué de presse pour rappeler que le centre hospitalier dispose d’une infrastructure moderne, en termes de lits, de couvertures et d’équipements. «Et bien que le CHU déploie tous les efforts nécessaires pour améliorer les conditions des patients, le personnel médical comprend la souffrance des malades en isolement et fait de son mieux pour les aider à surmonter cette épreuve», indique le CHU.

De notre correspondante permanente, Badra BERRISSOULE

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