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Economie

Coronavirus: L’appel mondial à la solidarité

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5724 Le 23/03/2020 | Partager
Face à la crise, l’ONU appelle à affronter ensemble un «ennemi commun»
Le G20 convoque un sommet d’urgence cette semaine

Alors que la pandémie de nouveau coronavirus continue de se répandre dans le monde, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé à la solidarité et à «affronter ensemble un ennemi commun».

Selon lui, «les réponses actuelles au niveau national ne répondront pas à l’ampleur et à la complexité mondiales de la crise». C’est pourquoi il faut «une action politique coordonnée, décisive et innovante de la part des principales économies du monde», alors qu’une «récession mondiale-peut-être de dimensions record- est une quasi-certitude».

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Le Secrétaire général qualifie lui aussi la situation en tant que «guerre avec un virus». Il a salué la décision des dirigeants du G20 de convoquer un sommet d’urgence cette semaine pour répondre aux défis posés par la pandémie de Covid-19.

L’ONU propose plusieurs domaines d’action.

■ L’urgence sanitaire: Il faut s’y attaquer urgemment au moment où de nombreux pays ont dépassé la capacité de prendre en charge des cas, même légers, dans des établissements de santé spécialisés. Et que beaucoup ne sont pas en mesure de répondre aux énormes besoins des personnes âgées. «Même dans les pays les plus riches, nous voyons les systèmes de santé fléchir sous la pression», a noté le Secrétaire général de l’ONU. Face à cette situation, il estime que les dépenses de santé doivent être augmentées immédiatement pour répondre aux besoins urgents et à l’augmentation de la demande. Selon Guterres, il faut aussi «passer d’une situation où chaque pays mène ses propres stratégies de santé à une situation qui assure, en toute transparence, une réponse mondiale coordonnée, y compris en aidant les pays qui sont moins préparés à affronter la crise».

■ Crise économique et sociale: «Contrairement à la crise financière de 2008, l’injection de capitaux dans le seul secteur financier n’est pas la réponse. Ce n’est pas une crise bancaire», a souligné le Secrétaire général. Et ce «n’est pas un choc ordinaire de l’offre et de la demande, c’est un choc pour la société dans son ensemble». Selon lui, la liquidité du système financier doit être garantie et les banques doivent utiliser leur résilience pour accompagner leurs clients. «N’oublions pas qu’il s’agit d’une crise humaine… Nous devons nous concentrer sur les personnes - les travailleurs les plus vulnérables et à bas salaires, les petites et moyennes entreprises», a-t-il dit. Cela signifie un soutien en matière de salaires, d’assurance, de protection sociale et une prévention des faillites et des pertes d’emplois.

■ Réponses fiscales et monétaires: Il est question également de concevoir des réponses fiscales et monétaires pour garantir que le fardeau ne pèse pas sur ceux qui en ont le moins les moyens. Le chef de l’ONU a noté que les dirigeants du G20 ont pris des mesures pour protéger leurs citoyens et leurs économies en renonçant aux paiements d’intérêts. «Nous devons appliquer cette même logique aux pays les plus vulnérables de notre village planétaire et alléger leur fardeau de la dette», a-t-il dit, appelant également à s’abstenir de la tentation de recourir au protectionnisme.

Préparer l’avenir en mieux

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«La crise financière de 2008 a clairement montré que les pays dotés de solides systèmes de protection sociale ont le moins souffert et se sont remis le plus rapidement de son impact», a noté le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres. «Nous devons veiller à ce que des enseignements soient tirés et à ce que cette crise constitue un tournant décisif pour la préparation aux urgences sanitaires et pour l’investissement dans les services publics essentiels du 21e siècle», a-t-il dit. «Nous avons un cadre d’action – le programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’accord de Paris sur le changement climatique. Nous devons tenir nos promesses pour les gens et la planète», a-t-il conclu.

F. Z. T.

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