×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Coronavirus - Cafés/restaurants: Deux millions de postes en jeu

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5721 Le 18/03/2020 | Partager
Les répercussions sociales de la fermeture
30.000 cafés/restaurants employant 150.000 personnes à Casablanca
L’informel le plus touché

La décision de fermeture des cafés et restaurants est lourde de conséquences pour les professionnels (traiteurs, restaurateurs, propriétaires de café…). Le secteur emploie près de 2 millions de salariés, dont la situation est fragile aujourd’hui.

«Les mesurettes annoncées par le gouvernement ne sont pas suffisantes», affirme Sghir Bougrine, PDG du Groupe Venezia. Son groupe emploie, à lui seul, 600 personnes entre les 2 usines et les cafés à travers le Maroc, sans compter les franchisés qui emploient 300 à 400 salariés. Les mesures annoncées par le gouvernement, comme le moratoire sur les crédits et les charges sociales suspendues pour le tourisme et le textile, sont «insuffisantes», estiment les professionnels.

cafes-fermes-021.jpg

Plus de 250.000 cafés et restaurants emploient près de 2 millions de salariés, qui sont aujourd’hui en chômage technique suite à la décision de fermeture afin d’endiguer le risque de propagation du coronavirus (Ph. L’Economiste)

«Nous sommes pour cette décision de fermeture pour l’intérêt général afin d’empêcher la propagation du virus, mais nous devons aussi penser aux employés et aux entreprises», renchérit Mohamed Abdelfadl, vice-président de l’Association nationale des patrons des cafés et des restaurants au Maroc (ANPCRM).

Et les premiers touchés sont les traiteurs, dont beaucoup se sont engagés financièrement pour de grands évènements, annulés à la dernière minute (comme le SIAM, Marocotel…). Sans oublier l’interdiction des fêtes de mariages et des évènements de plus de 50 personnes.

D’ailleurs, ces derniers ont commencé à ressentir les effets de la crise depuis un mois, confirme Mohamed Abdelfadl, vice-président de  l’Association nationale des patrons des cafés et des restaurants au Maroc (ANPCRM). Ce dernier est le coordinateur d’une cellule de crise, formée de 3 commissions (communication, analyse/écoute et RP. Cette cellule coordonne également avec les autres fédérations ou associations de traiteurs, boulangeries-pâtisseries… «Les répercussions sociales d’une telle mesure sont lourdes», explique Abdelfadl.

Sont touchés de plein fouet les métiers de serveur, agent de comptoir, barman, agent de sécurité, technicien de surface, voiturier … Sachant qu’à Casablanca, le nombre de cafés/restaurants est estimé à 30.000, dont la moitié dans l’informel. Ils emploient quelque 150.000 personnes. Les factures risquent aussi de s’accumuler pour les patrons (loyers, facture eau/électricité, impôts, CNSS …).

Pour amortir le choc, les professionnels demandent des mesures spécifiques comme le rééchelonnement des échéances fiscales et le gel des taxes locales. Les membres de l’ANPCRM tentent aujourd’hui d’organiser des actions de solidarité afin de soutenir ceux qui sont dans la précarité.

Aziza EL AFFAS

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc