×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 173.579 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 213.013 articles (chiffres relevés le 31/5 sur google analytics)
International

Réforme des retraites/France: «Le bout du tunnel…»

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5713 Le 06/03/2020 | Partager
Une règle d’or pour un équi­libre financier du système
Les motions de censure reje­tées, le projet adopté par l’As­semblée

En France, une vraie bataille parle­mentaire s’est engagée sur le sujet de la réforme des retraites. L’Assemblée natio­nale a voté mercredi 4 mars dans la soirée le principe d’une règle d’or sur l’équilibre financier du futur système universel de retraites, lors de l’examen du second volet de la réforme.

Une règle de plomb aux yeux de la gauche de la gauche. Voté à 77 voix contre 21, l’article 1 de ce projet de loi organique vise à fixer une trajectoire pluriannuelle d’équilibre financier par tranches de cinq ans.

Sans surprise, l’Assemblée avait re­jeté mardi dans la soirée les motions de censure de droite comme de gauche op­posées à Edouard Philippe et son recours au 49-3 pour faire passer la réforme des retraites, adoptée de facto en première lecture.
Le Premier ministre avait dénoncé plus tôt à la tribune les «combines procédurales maniées par la gauche de la gauche pour faire de l’obstruction sur ce projet visant à créer un système universel par points».

Après 13 jours d’un long parcours à l’Assemblée en première lecture, Edouard Philippe avait signé samedi dernier la fin de la partie avec le recours surprise au 49-3. Cet outil constitutionnel permettant de faire adopter le texte sans vote, en engageant la responsabilité du gouvernement. Aussitôt, LR et les trois groupes de gauche avaient déposé leurs motions.

Récusant tout «coup de force», le Pre­mier ministre a observé qu’il aurait fallu «8 semaines, week-end compris, pour arriver au bout». Avoir une minorité qui «bloque systématiquement les questions de fond n’est pas à l’honneur du débat parlemen­taire», a-t-il ajouté.

Le tout en vantant un texte de compromis avec l’intégration de 180 amendements issus des différents bancs et des discussions avec les parte­naires sociaux. «La majorité réaffirme son soutien franc et massif au gouvernement», ont estimé plusieurs marcheurs après le rejet des motions. Dans la rue, les oppo­sants à la réforme, mobilisés depuis le 5 décembre, continuent le combat.

Les députés avaient aussi au menu le projet de loi organique accompagnant la réforme et objet de 1.800 amendements. Le texte poursuivra ensuite son parcours au Sénat à majorité de droite en avril, avant de revenir à l’Assemblée. Le gouvernement visant toujours une adoption définitive avant l’été.

F. Z. T.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc