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    Essaouira lance son laboratoire d’innovation et d’entrepreneuriat

    Par Ghizlaine BADRI | Edition N°:5711 Le 04/03/2020 | Partager
    Un prototype réussi fruit d’un partenariat secteur public/privé
    Des startups innovantes bientôt opérationnelles pour des projets transversaux

    Essaouira concrétise les projets de son Laboratoire d’innovation (Essaouira Innovation Lab), lancé en partenariat avec l’Office chérifien des phosphates (OCP), l’association Essaouira Mogador, la province d’Essaouira, l’université Mohammed VI Polytechnique à Benguérir ainsi que l’université Cadi Ayyad à Marrakech.

    Après plusieurs mois de concertation, de rencontres et de brainstorming, entre les différents acteurs publics et privés de la ville d’Essaouira mais également d’autres villes du Royaume, Essaouira Innovation Lab a réussi son pari de mettre en lien les acteurs et les projets adéquats.

    «Cette approche est prometteuse pour Essaouira, car la concertation entre la société civile, l’exécutif, la ville et les différents partenaires, a permis la concrétisation de ce laboratoire d’intégration territoriale», s’est réjoui André Azoulay, conseiller du Souverain et président de l’association Essaouira Mogador. «Je souhaiterais rendre hommage ici à l’OCP sans lequel cette démarche n’aurait pas été possible» a-t-il poursuivi. Une journée de rencontres qui a été l’occasion de mettre en lumière plusieurs projets d’innovation.

    Parmi elles, une initiative présentée pendant l’évènement «Essaouira Eco-Destination», qui tend à faire de la ville de Mogador la 1re eco-destination d’Afrique, afin de valoriser et développer ses ressources naturelles, culturelles et patrimoniales afin de participer au développement économique et touristique.

    «Nous sommes partis sur un constat concernant la richesse des paysages de la Province d’Essaouira. Nous avons réalisé que ces paysages n’étaient pas assez accessibles aux souiris et aux touristes, nous avons donc imaginé des systèmes d’accessibilité dans un rayon de 20 km. Nous avons pour vocation de nous inscrire dans une mobilité douce à travers l’accès à vélo, à pied, afin de développer le système de desserte du territoire» explique Philippe Vidal architecte paysagiste de l’agence «Pan» à Rabat.

    Pour Yahia Nader, expert en développement durable et aménagement «On souhaite atteindre une inter-mobilité et pouvoir poser la voiture afin d’utiliser d’autres moyens éco-responsables (tram, vélo…) pour découvrir la magnifique région d’Essaouira et faire participer les populations locales ainsi que le monde rural».

    «Il s’agira également de construire des points de connexion entre les différents types de transport avec des points de location de vélo, des points d’eau, des points de rechargement etc» ajoute Chaouki Mariem, l’une des architectes de ce projet.

    Autre projet phare le «SubLab Entrepreneuriat», dont la finalité est la mise en place d’une plateforme de promotion de l’entrepreneuriat à l’échelle provinciale avec une équipe de facilitateurs et de connecteurs inter-départements ainsi qu’a travers un programme de sensibilisation transverse «Clubs Entrepreneurs» La plateforme est pensée pour associer les programmes de pré-incubation et d’incubation aux thématiques choisies.

    «Nous avons imaginé plusieurs formules avec un incubateur “public” à but non lucratif basé sur des subventions publiques et/ou subventions en provenance d’entreprises et acteurs privés, ainsi que des incubateurs à “usage mixte” (startups, coopératives, entrepreneuriat social,…)», précise Yassine Gamal, expert en développement économique.

    Une convention a été signée entre Bolloré Transport&Logistics Maroc et l’Association Essaouira Mogador ainsi que les partenaires OFPPT Essaouira, l’Ecole supérieure de technologie d’Essaouira pour le don de deux conteneurs aménagés de 40 pieds chacun.

    L’aménagement des conteneurs porte essentiellement sur la peinture, le câblage d’électricité, les ouvertures de portes et fenêtres et revêtements intérieurs. «Nous nous engageons à faire venir des opérateurs français afin de répondre aux besoins et potentialités de cette région qui sont énormes. Nous avons prévu une journée de rencontre entre entreprises et investisseurs (50 à 60 entreprises françaises, 120 participants au total y compris les nationaux) en Octobre 2020, en amont du Festival des Andalousies», indique Khalid Idrissi Kaitouni, directeur de l’Appui aux investisseurs et à la création d’entreprise à la CFCIM.

    Younès Lamarti, DG Maroc du groupe Bolloré Transports&Logistics, a précisé pour sa part «qu’il n’y avait pas de croissance économique sans développement», ajoutant que «son entreprise était tout à fait disposée à mettre en œuvre l’ensemble des moyens pour l’accompagnement des projets pour le développement de la ville d’Essaouira».

    Zéro déchets en 2030

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    Plusieurs projets innovants ont été présentés par des startups créatives telles que «MogaGreen», qui souhaite assister la cité des Alizés à devenir la première communauté à atteindre le zéro déchets dans la décharge à l’horizon 2030, par la mise en place d’un projet de gestion de déchets intégré, technologique, socialement inclusif et ouvert à la participation citoyenne «Nous allons apporter une solution par type de générateurs de déchets (restaurant, hôtels, aministration, hôpitaux, universités, foyers, etc.) et offrir une solution logistique et technologique par type de générateurs et intégrer différents types d’industries de valorisation de déchets principalement des startups innovantes dans le domaine de l’économie circulaire. Mogagreen souhaite faire d’Essaouira une ville pionnière à l’échelle du Maroc et du continent africain», a lancé Youssef Chaqor qui est à l’origine du projet. Le serial-entrepreneur n’ en est pas à son premier coup d’essai, puisqu’il avait lancé en 2008 Kilimanjaro Environnement, une entreprise spécialisée dans la collecte et valorisation des huiles alimentaires usagées, lauréate du prix Endeavor, qui avait été retenue pour profiter du programme Harvard Business School «Field Immersion Experience for Leadership», en 2017.

    De notre correspondante permanente, Ghizlaine BADRI

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