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    International

    Crise en Libye: Dur, dur les négociations

    Par L'Economiste | Edition N°:5693 Le 07/02/2020 | Partager
    Un projet de résolution en perspective à l’ONU
    Les belligérants d'accord sur la nécessité d'un cessez-le-feu

    La Russie a bloqué à l'ONU un projet de résolution britannique sur la Libye en refusant, selon des diplomates, le mot «mercenaires» dans le texte. Ce qui place le doute sur la possibilité d'un vote du Conseil de sécurité avant la fin de la semaine.

    Moscou est accusé depuis plusieurs mois d'avoir soutenu l'acheminement en Libye de plusieurs milliers de mercenaires du groupe russe privé Wagner au profit du maréchal Khalifa Haftar, qui cherche depuis avril à s'emparer militairement de Tripoli. La Russie a nié toute implication.

    Lors des négociations qui durent maintenant depuis plus de deux semaines, le Royaume-Uni a eu des difficultés non seulement avec la Russie mais aussi avec les Etats-Unis. Washington a ainsi réclamé que les «mercenaires russes du groupe Wagner» soient clairement identifiés dans le texte, avant de réduire ses prétentions en n'acceptant plus que le mot «mercenaires».

    Depuis dix mois que dure le siège de Tripoli contrôlé par Fayez al-Sarraj, chef du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU, le Conseil de sécurité n'a jamais réussi à se mettre d'accord sur une résolution. En début de semaine, les belligérants en Libye ont accepté de transformer la trêve en un cessez-le-feu durable et doivent désormais en préciser les paramètres, selon l'ONU.

    L’Organisation a dénoncé le scandale de la poursuite des violations de l'embargo sur les armes avec le recours à des mercenaires par les deux parties. Depuis avril, les forces du maréchal Khalifa Haftar, qui cherche à conquérir Tripoli, sont opposées à celles de Fayez al-Sarraj.

    Pour la première fois, de hauts responsables militaires des deux parties se sont réunis en milieu de semaine à Genève. Ils ont entamé des négociations indirectes, s'est félicité l'envoyé de l'ONU, Ghassan Salamé. Confirmée lors du sommet international du 19 janvier à Berlin, la commission militaire conjointe est composée selon le format dit «5+5», avec 5 membres représentant le GNA et 5 autres le maréchal Haftar.

    Alors que le pays est plongé dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la communauté internationale craint de voir le conflit en Libye dégénérer en «nouvelle Syrie». L'émissaire de l'ONU a une fois de plus dénoncé les violations continues des engagements pris le 19 janvier à Berlin par la communauté internationale pour arrêter les ingérences et les livraisons d'armes aux belligérants. C’est via un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger que le Maroc a exprimé son étonnement quant à son exclusion de cette conférence.

    En parallèle aux pourparlers militaires à Genève, l'ONU a lancé un autre volet de discussions autour de sujets économiques et financiers et un premier cycle de discussions s'est tenu à Tunis le 6 janvier. Un deuxième round est prévu le 9 février au Caire.

    Blocus pétrolier

    La Libye dispose des réserves de pétrole les plus abondantes d'Afrique. Le pays a perdu près d'un milliard de dollars en raison du blocage depuis trois semaines des plus importants champs et terminaux pétroliers du pays. Ce qui a provoqué une chute de la production de plus de 80%, a annoncé la Compagnie nationale de pétrole. La suspension des exportations depuis les terminaux du «croissant pétrolier» (Brega, Ras Lanouf, al-Sedra, al-Hariga et Zouitina) a eu lieu à la veille du sommet de Berlin. Cette suspension a entraîné «des pertes estimées à 931 millions de dollars», a déploré la compagnie, qui a appelé à la reprise des opérations de production.

    F. Z. T. avec agences

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