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Politique

Le MP cherche une issue à sa crise

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5692 Le 06/02/2020 | Partager
Laenser dénonce les attaques contre son parti
Réforme du code électoral et recrutement… en priorité
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Après plusieurs mois d’attente, le bureau politique du MP a fini par se réunir en début de semaine. «Nous menons des débats sereins qui attestent de la vivacité de notre formation», tempère Mohand Laenser, SG du parti (Ph. L’Economiste) 

Le bureau politique du Mouvement populaire (MP) vient de se réunir pour tenter de juguler la crise interne qui ne cesse d’enfler. En effet, plusieurs membres du parti ont brandi la menace de geler leurs activités au sein de la maison Harakie.

Parmi ces derniers figurent notamment Mohamed Ouzzine et Hakima El Haïte. Les deux ex-ministres semblent être mécontents et s’inscrivent dans la grogne que connaît le MP sous la conduite de Mohand Laenser. Surtout après une participation «médiocre» au gouvernement El Othmani 2 qui a suscité de vives réactions au sein du parti.

Si certains affirment qu’«Ouzzine n’avait pas un grand rôle, ni un grand palmarès de militantisme au sein de la formation politique», d’autres appellent à la sagesse «pour ne pas enterrer un parti qui fut une grande formation par ses positions nationalistes, ses cadres et sa vision politique».

En attendant, les répercussions de cette crise ont pesé sur la presse du parti avec des salaires non versés aux journalistes d’Al Haraka. Aussi, la structure organisationnelle de la formation de l’Epi est, depuis quelque temps, complètement paralysée.

A telle enseigne que le conseil national n’a tenu aucune session ordinaire ou extraordinaire depuis le mois de décembre 2018 et les instances parallèles sont également en panne. Faut-il aussi rappeler la démission, en mars 2019, de Moha Lyoussi du bureau politique Haraki. Démission qui a créé un coup de tonnerre au sein du MP.

Contacté par L’Economiste, Lyoussi avait déploré la stagnation du MP et ses discours qui n’évoluent plus. Décrit comme l’un des sages du mouvement, Moha Lyoussi a laissé un vide au sein du parti. Au point d’intriguer les militants «très attachés» au fils du fondateur de la maison harakie et ancien premier ministre de l’Intérieur du Maroc indépendant.

Face à cette situation, des appels à la tenue d’un congrès extraordinaire ont été lancés, mais sans réponse. Et finalement, le bureau politique s’est réuni le 3 février. «Nous avons discuté de la situation du parti, de ses problèmes internes, ainsi que les attaques virulentes dont sont victimes ses leaders», a déclaré Mohand Laenser, SG du MP. Et de tempérer: «les débats menés au sein du parti attestent de sa vivacité et montrent que ses structures fonctionnent».

D’ailleurs, celles-ci se pencheraient d’ores et déjà sur les préparatifs des élections de 2021. Elles devraient proposer une réforme des lois électorales ainsi que pour la gestion des collectivités territoriales. Pour le premier volet, Laenser ne cache pas sa volonté de dresser le bilan des lois électorales et voir comment les réviser pour dégager une majorité forte et une opposition constructive.

«Il est plus intéressant de procéder à la révision des textes de loi et du cadre de travail pour lever les défis qui attendent la classe politique. Car, la priorité est de travailler pour rétablir la confiance des citoyens dans les élections et les institutions. Il faudra aussi anticiper sur des actions destinées à réconcilier les électeurs pour les faire revenir aux urnes», dit l’ancien ministre de l’Intérieur.

Le renforcement des structures locales du parti n’est pas en reste. «Pour y parvenir, il faudrait démultiplier les profils comme celui de Saaïd Amzazi, le ministre de l’Education nationale, et recruter des cadres de haut niveau», conseille un Haraki de cœur.

Y.S.A.

 

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