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Cap Spartel: Le phare se prépare à une nouvelle vie

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5689 Le 03/02/2020 | Partager
Ouvert au public, il accueillera un musée
Un témoin de l’histoire récente du Maroc
Il vient de fêter son 155e anniversaire
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Le phare du cap Spartel a pendant plus de 150 ans été le compagnon fidèle des marins ayant traversé le Détroit de Gibraltar (Ph. Adam)

Les phares font partie intégrante de l’histoire récente du Maroc et celui du cap Spartel figure en première page. Celui que tout le monde connaît (il apparaît au verso du billet de 200 DH) vient de souffler sa 155e bougie en octobre dernier.

Pour mieux le mettre en valeur, le ministère de l’Equipement, du Transport et de la Logistique a en projet son ouverture au public et en faire un véritable musée sur l’histoire des phares. Il vient d’ailleurs de lancer un appel à manifestation d’intérêt pour sa valorisation et son ouverture au public.

Il s’agit d’un projet pilote et prioritaire du ministère qui voudrait l’élargir au reste des 20 phares historiques que compte le pays. Il s’agit de sélectionner des candidats pour un projet de valorisation du phare dans le cadre d’une occupation temporaire du domaine public maritime (phare et ses dépendances) moyennant le versement d’une redevance annuelle.

Le phare de cap Spartel est le doyen des quarante phares du Royaume, dont une vingtaine ont une valeur historique et patrimoniale plus ou moins connue. Ce phare présente une réelle valeur architecturale, patrimoniale et historique. Il offre également un attrait touristique certain.

En effet le phare de cap Spartel dispose d’un potentiel riche. Il est situé à proximité de la ville de Tanger, sur un promontoire déclaré site d’intérêt biologique et écologique (SIBE). Il dispose d’un ensemble d’installations qui témoignent de son histoire, notamment un ancien radiophare en plus d’un système de corne de brume à proximité.

L’architecture remarquable de la tour carrée, la forme de la cour et sa fontaine, sont typiques de l’architecture de l’époque. Le phare de cap Spartel est également un témoin de son histoire, régnant en silence sur une région avec un fort legs historique, tant pour l’Afrique comme l’Europe qu’est le détroit de Gibraltar.

La zone de cap Spartel est le dernier point de l’océan Atlantique du continent africain, il offre à ses visiteurs une vue imprenable sur le Détroit de Gibraltar.  Autant d’éléments qui, ajoutés à l’exceptionnel cadre naturel dans lequel est situé le phare en fait un site d’exception avec un panorama maritime et terrestre de grande beauté et d’un sentier littoral magnifique.

Il pourrait accueillir de la sorte des expositions artistiques ou scientifiques en lien avec le domaine maritime, dans la cour du phare ou sur l’esplanade en plus de visites réelles ou virtuelles du site. Sans oublier des animations pour les plus petits ou des événements culturels sur son esplanade.

A noter que le candidat retenu se verra attribuer une autorisation d’occupation temporaire du domaine public maritime d’une durée de 15 ans renouvelable et révisable selon les dispositions légales prévues. Cette autorisation sera accompagnée d’un cahier des charges fixant les conditions techniques, administratives et financières de l’appel d’offres, un document qui pourra être adapté, modifié ou complété en commun accord pour tenir compte des spécificités du projet retenu.

Cap Spartel: Un phare avec une histoire riche

Doyen des phares du Maroc, toujours en activité, cap Spartel est un véritable monument national qui a célébré ses 150 ans le 15 octobre 2014. La zone maritime où se trouve le phare, cap Spartel, antérieurement appelé «Cap Ampelusium» ou «Cap des vignes», a présenté longtemps des risques de naufrages qui ont été à l’origine de sa construction ordonnée et financée par le sultan Mohammed ben Abderrahman.
L’élément qui a déclenché sa construction est le naufrage d’une frégate de l’école de la marine brésilienne, Dona Isabel en 1860. Dès l’année suivante, sa construction est entamée. Il utilisait au départ une lampe à huile changée par un éclairage au pétrole en 1905 d’une puissance de 6.000 bougies ainsi que d’une corne à brume, connue des marins de la région. En 1931 il voit la puissance de son rayon lumineux portée à 300.000 bougies qui laisse place en 1954 à une lampe électrique de 6.000 watts.
A la veille de son 150e anniversaire, il reçoit en 2013 un hommage de taille en apparaissant au verso du billet de 200 DH.

Ali ABJIOU

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