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Laâyoune-Sakia El Hamra : 1,5 milliard de DH pour combler le stress hydrique

Par Sabrina BELHOUARI | Edition N°:5688 Le 31/01/2020 | Partager
8 petits barrages et 2 stations de dessalement d'eau de mer
Réhabilitation et renforcement des stations et des équipements préexistants
Des projets dans le cadre du programme national d’approvisionnement en eau 2020–2027

Connue pour l'irrégularité et la rareté des précipitations, la région de Laâyoune-Sakia El Hamra fait face à d’énormes challenges relatifs à la production et la l’approvisionnement en eau potable. C’est dans ce sens et dans le cadre du programme prioritaire national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020–2027 que la région vient d’être dotée d’une série de projets, avec une enveloppe budgétaire de 1,5 milliard de DH.

L’ensemble des projets visera le renforcement, la diversification et la sécurisation de la production, la bonne gestion et la valorisation de l'eau potable, ainsi que l’amélioration de l'approvisionnement en eau potable du milieu rural. Le premier axe de ce programme (956 millions de DH) concerne la réalisation de deux stations de dessalement de l'eau de mer pour desservir Laâyoune et Tarfaya ainsi que Smara.

«Le 2e axe porte sur la modernisation des équipements de production, la réhabilitation des stations de production actuelles à Laâyoune, Boujdour, Smara, Tarfaya et Akhfennir, ainsi qu'au renforcement et dédoublement des canalisations d'eau potable à Laâyoune et Smara, l'amélioration du rendement du réseau de distribution de l'eau potable pour atteindre un taux de 80% en 2027.  Les équipements de stockage et de distribution de l'eau potable seront renforcés à Laâyoune, Smara, Boujdour, Tarfaya et la municipalité d'El Mersa, le tout pour un budget de 404 millions de DH», explique Mohamed Boubkeri, directeur régional de l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE), branche eau.

Quant au 3e axe, il se décline à travers l'alimentation en eau potable de plusieurs villages de pêche, le renforcement des infrastructures de production et de distribution de l'eau potable du village de pêche Sayed Ghazi, outre la réalisation de projets d'approvisionnement en eau potable des centres ruraux de Dcheira et Boucraâ.
Ce programme prévoit également la réalisation de 8 petits barrages, dont 4 à Boujdour, 2 à Laâyoune et 2 à Tarfaya.

Pour rappel, la convention-cadre du Programme national d'approvisionnement en eau potable et d'irrigation 2020-2027 mobilise des investissements de l’ordre de 115,4 milliards de DH,  financés à hauteur de 60% par le Budget général de l’Etat et 39% par les acteurs concernés, particulièrement l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), et le reste dans le cadre du partenariat public-privé.

Climat peu propice

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La région Laâyoune-Sakia El Hamra se situe au niveau du Bassin hydraulique de Sakia El Hamra et Oued Eddahab. Le bassin est caractérisé par des ressources en eau de surface faibles ou inexistantes et, à part quelques zones restreintes ou des gueltas permanentes, il n’existe aucun cours d’eau pérenne au sud de l’Oued Draâ. Il existe un seul barrage avec une capacité de stockage de 110 millions de m3 et 5 lacs collinaires d’une capacité totale de 265.000 m3. L’hydrographie est en grande partie liée au climat régional de type saharien. Il pleut quelques jours par an, dans les meilleures conditions, mais le plus souvent tous les trois ou quatre ans. En l’absence d’eau de surface, les eaux souterraines constituent la seule ressource en eau pour cette région. La rareté des précipitations fait également que les nappes d’eau souterraines inventoriées sont peu ou pas du tout rechargées. La majeure partie des eaux souterraines est constituée de nappes fossiles.

De notre correspondante permanente, Sabrina Belhouari

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