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Liban: La contestation continue

Par L'Economiste | Edition N°:5684 Le 27/01/2020 | Partager
Les manifestants accusent le nouveau gouvernement d’être corrompu et incompétent
20 blessés lors des heurts de samedi
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Les manifestants étaient unanimes pour rejeter cette nouvelle équipe dirigeante. Selon eux, la classe politique de leur pays a surtout démontré son incapacité à se renouveler et donc à résoudre les problèmes d’un pays miné par la crise économique. Ils ont aussi dénoncé l'affiliation du gouvernement à une classe politique accusée de corruption et d'incompétence.

Les scènes d’affrontements se poursuivent à Beyrouth même après l'annonce d'un nouveau gouvernement. Samedi dernier, des heurts ont de nouveau opposé des protestataires aux forces de l'ordre, au 100e jour d'une contestation inédite contre le pouvoir.

Les manifestants étaient unanimes pour rejeter cette nouvelle équipe dirigeante. Selon eux, la classe politique de leur pays a surtout démontré son incapacité à se renouveler et donc à résoudre les problèmes d’un pays miné par la crise économique. Ils ont aussi dénoncé l'affiliation du gouvernement à une classe politique accusée de corruption et d'incompétence.

Au moins 20 personnes ont été blessées dans les deux camps, dont 18 soignées sur place, a indiqué le secrétaire général de la Croix-Rouge libanaise, Georges Kettaneh à l’AFP. Sous le slogan «Pas de confiance», plusieurs marches pacifiques ont été organisées en début d'après-midi dans plusieurs rues de la capitale avant que le mouvement ne dérape après l'arrivée des manifestants au centre de Beyrouth.

Sur la place Riad el-Solh, devant le siège du gouvernement où réside le nouveau Premier ministre Hassan Diab, la foule a tenté d'arracher les barbelés et de déplacer les blocs en béton ainsi qu'un grand portail grillagé. Les membres de la force anti-émeute sont parvenus à disperser les manifestants qui avaient réussi à démonter quasiment tous les obstacles érigés à l'entrée du siège du gouvernement. La nouvelle ministre de la Justice, Marie-Claude Najm, a déploré la «violence» et les «destructions» occasionnées par les manifestants.

Près de trois mois après la démission de l'ancien premier ministre Saad Hariri, le Liban s'est finalement doté, mardi dernier, d'un nouveau gouvernement. Mais la nouvelle équipe est affiliée, comme les précédentes, à des partis politiques que les citoyens exècrent. Elle est constituée par un seul camp politique, celui du puissant mouvement armé du Hezbollah pro-iranien et ses alliés.

«Ce n'est pas le gouvernement que nous avons réclamé. Après 100 jours, ils continuent de faire ce qu'ils veulent, comme si le peuple n'avait rien dit», déplore une manifestante. Cette grave crise politique s'est accompagnée ces derniers mois d'une détérioration de la situation économique, avec des licenciements en masse, des restrictions bancaires drastiques et une dépréciation de la monnaie nationale.

Le Liban fait face à une «catastrophe» économique, a reconnu mercredi le nouveau premier ministre libanais. En effet, le pays croule sous une dette avoisinant les 81 milliards d'euros, soit plus de 150% de son produit intérieur brut (PIB), l'un des taux les plus élevés mondialement.

T.E.G. avec AFP

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