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Société

Nouveau coronavirus: Le monde se mobilise

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5682 Le 23/01/2020 | Partager
La Chine redoute une mutation, l’OMS en conclave
Quelque 278 cas ont été identifiés
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Le nouveau coronavirus (qui a fait plusieurs décès et contaminé des centaines de personnes en Chine) est susceptible de muter et se propager plus facilement. C’est ce qu’ont averti hier mercredi les autorités, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pourrait décréter une urgence internationale.

Le virus de la famille du Sras, apparu le mois dernier à Wuhan, dans le centre de la Chine, a gagné plusieurs pays d’Asie et même les Etats-Unis, où un premier cas a été recensé. Nombre de pays ayant des liaisons aériennes directes ou indirectes avec Wuhan ont renforcé les contrôles des passagers à l’arrivée, puisant dans leur expérience de l’épidémie du Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) en 2002-2003.

■ Ce que l’on sait: La Commission nationale sanitaire chinoise a confirmé que deux personnes dans la province du Guangdong avaient été infectées par transmission interhumaine, augmentant ainsi le potentiel de propagation du virus. «Sur la base des informations actuelles, une source animale semble être l’origine la plus probable de cette flambée avec une transmission interhumaine limitée se produisant entre des contacts étroits», a indiqué un porte-parole de l’OMS, Tarik Jašarević, lors d’un point de presse à Genève. «Les informations suggèrent que l’infection peut provoquer une maladie d’une ampleur allant de légère à sévère et être fatale chez certaines personnes», a-t-il ajouté. Samedi prochain, des centaines de millions de personnes voyageront en Chine pour célébrer la Fête du Printemps ou le Nouvel An chinois. Cela risque de compliquer les efforts pour contenir le virus.

■ La dimension internationale de l’épidémie: Elle a été signalée pour la première fois le 13 janvier, avec l’annonce qu’un voyageur en provenance de Chine était traité pour ce virus en Thaïlande. Le porte-parole de l’OMS a déclaré que quatre cas avaient été signalés hors de Chine et d’autres ont été identifiés en Thaïlande, au Japon et en Corée du Sud. Tous les patients auraient voyagé depuis la ville chinoise de Wuhan où le virus a été identifié pour la première fois en décembre 2019. Plus tard dans la journée, les Etats-Unis ont également annoncé un cas. Quelque 278 cas ont été identifiés dans le monde, notamment à Beijing et Shanghai, mais la plupart des patients se trouvent à Wuhan, une ville d’environ 11 millions d’habitants.

■ Risque de contagion: Les autorités sanitaires de Wuhan ont déclaré qu’une quinzaine de travailleurs médicaux avaient été infectés, peut-être en raison de contacts avec des patients, et que l’un d’eux était dans un état critique. «Il faut s’attendre à d’autres cas dans d’autres parties de la Chine et peut-être dans d’autres pays dans les prochains jours», a fait savoir Jašarević. Une équipe de l’OMS est en train de conclure une mission avec des responsables de la santé à Wuhan pour travailler sur la réponse au nouveau coronavirus.

■ Qu’est-ce qu’un coronavirus? C’est une grande famille de virus qui provoque des maladies allant du rhume à d’autres plus graves telles que le syndrome respiratoire du Moyen-Orient et le syndrome respiratoire aigu sévère. Un nouveau coronavirus est une nouvelle souche qui n’a pas été identifiée auparavant chez l’homme. Les coronavirus sont transmis entre les animaux et les humains. Plusieurs d’autres circulent chez des animaux qui n’ont pas encore infecté l’homme.

■ Les symptômes: Les signes d’infection courants comprennent les symptômes respiratoires, la fièvre, la toux, l’essoufflement et les difficultés respiratoires. Dans les cas plus graves, l’infection peut provoquer une pneumonie, un syndrome respiratoire aigu sévère, une insuffisance rénale et même la mort. Les recommandations standard pour prévenir la propagation du virus comprennent le lavage régulier des mains, se couvrir la bouche et le nez lorsqu’on tousse ou quand on éternue, cuire soigneusement la viande et les œufs  et éviter tout contact étroit avec toute personne présentant des symptômes de maladie respiratoire, comme la toux et les éternuements.

■ Une urgence de santé mondiale? L’OMS n’a jusqu’ici utilisé cette qualification que pour de rares cas d’épidémies nécessitant une réaction internationale vigoureuse, dont la grippe porcine H1N1 en 2009, le virus Zika en 2016 et la fièvre Ebola, qui a ravagé une partie de l’Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016 et la RDC depuis 2018. Pour sa part, Pékin a annoncé qu’il classait l’épidémie dans la même catégorie que le Sras. L’isolement devient ainsi obligatoire pour les personnes chez qui la maladie a été diagnostiquée. Des mesures de quarantaine peuvent être décrétées.

Chez nous

«Le Maroc dispose de mécanismes de prévention à même de veiller et de riposter à ce genre de situation», comme a tenu à le préciser Dr Mohammed Youbi, directeur de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies au ministère de la Santé. «Nous jugeons que le risque n’est pas exclu mais il est très faible», a-t-il assuré. Le contrôle sanitaire aux frontières (aéroports et ports) sera renforcé le cas échéant en fonction du développement de la situation à l’échelle internationale, des recommandations de l’OMS et d’évaluation du risque mis à jour au niveau national. Le Centre national d’opérations d’urgence de santé publique permet d’assurer la veille sanitaire, l’alerte précoce, la préparation et la riposte aux éventuels menaces et épidémies. Le Maroc est tenu de mener ces actions dans le cadre des dispositions du règlement sanitaire international. A ce titre, les plans de préparation et de riposte au niveau national sont actualisés et adaptés à chaque type d’alerte. Le ministère de tutelle attend les conclusions de la réunion de l’OMS pour apporter la mise à jour nécessaire à son plan d’action national.

F. Z. T.

 

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