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    Meknès-Parkings: Le maire veut mettre de l’ordre

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5681 Le 22/01/2020 | Partager
    Il veut fructifier les recettes, instaurer la légalité et lutter contre l’anarchie
    Faute de sociétés intéressées, la ville a opté pour des contrats individuels avec les gardiens
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    La commune de Meknès veut enfin régulariser la situation des parkings. Sans recettes dans cette rubrique depuis plusieurs années, la mairie a opté pour des contrats individuels avec les gardiens. Outre les services communaux, l’appui des autorités est primordial pour lutter contre l’anarchie et les stationnements interdits, comme ici à côté de l’annexe Ismaïlia (Ph YSA)

    Abdallah Bouano veut mettre de l’ordre dans la gestion des parkings dans la ville de Meknès. En effet, le premier élu de la capitale ismaïlienne veut fructifier les recettes communales en luttant contre l’anarchie qui sévit depuis plusieurs années. Pour rappel, le maire avait hérité de drôles d’ardoises concernant les aires de stationnement. A son élection en 2015, il constate que la rubrique des parkings était inexistante dans le budget communal.

    Pourtant, il y a bien des gardiens qui squattent les quatre coins de la ville. Où vont les recettes quotidiennes récupérées par ces individus? Personne ne sait. Consterné par cette situation, le maire de la ville avait tenté d’y remédier en lançant deux appels à manifestation d’intérêt pour la gestion des parkings, «mais en vain», dit-il. Puisqu’aucune société n’avait manifesté son intérêt pour ce marché.

    Entre temps, l’élu continuait de «subir les remarques de la Cour des comptes à ce propos». Pour certains observateurs, l’implication des autorités dans ce dossier est inévitable. Il en est de même pour les responsables élus, premiers concernés par la gouvernance locale. A ce titre, la Commune vient d’établir des contrats d’exploitation directement avec les gardiens des parkings.

    «Mais, cette solution ne résorberait le problème qu’en partie. Car, la Ville devrait s’associer avec des sociétés ayant une entité juridique et non des personnes», estime un observateur. Et d’ajouter: «quelle serait l’issue des contrats avec ces gardiens en cas d’insolvabilité? Evidemment, un contentieux et un arbitraire dont la mairie aurait pu s’en passer». Du côté de la commune, la solution préconisée constitue un premier pas vers une régularisation générale.

    En attendant, deux approches sont retenues. La première avec des mesures à court terme pour pallier l’anarchie qui sévit et la seconde va être projetée sur l’avenir avec la possibilité d’effectuer un benchmarking des modes de gestion déjà appliquée dans le monde. Il s’agit notamment de la création d’une société de développement locale (SDL). Signalons à ce titre que ce processus s’avère parfois long et difficile à appliquer.

    En témoigne la SDL des aires de stationnement de Fès, projet qui a pris plus de 3 ans et est toujours en cours de validation au niveau du ministère de l’Intérieur. Ceci étant, ce mode de gestion des services publics locaux peut être considéré comme la meilleure solution de gestion d’un service public. Surtout, si les clauses des cahiers des charges sont claires, bien étudiées et ne cèdent pas à l’interprétation.

    De l’avis des élus, «la création d’une SDL va permettre à ce service d’être géré de manière plus professionnelle dans la mesure où il sera régi par les dispositions de la loi relative aux sociétés anonymes». En tout cas, Meknès n’en est pas encore là.

    En revanche, les services communaux ont déjà recensé et sensibilisé les gardiens de certains lots au centre-ville. Mieux encore, la commune a signé quelque 160 contrats d’exploitation à durée limitée. «Nous procéderons incessamment à un listing détaillé de l’ensemble des gardiens de parkings. Une délimitation de leur action sera établie par la suite», indique-t-on.

    Notons que le statut contractuel avec les gardiens prévoit l’affichage des prix, un nouvel uniforme et le bon comportement avec les automobilistes. Parmi les principales clauses du contrat figurent également des maquettes uniformisées sur l’ensemble des espaces dédiés aux parkings avec un prix fixe de 2 DH pour les voitures et 3 DH pour les camions. Prioritaire enfin, un nouvel uniforme est d’usage pour faire face à l’exploitation illégale des espaces publics.

    Réfection des voiries

    Prioritaire dans l’agenda de Abdallah Bouano, le chantier de la réfection des voiries se poursuit du côté de la pénétrante de route de Fès. Ainsi, après la finalisation du boulevard Biranzarane, les travaux de mise à niveau urbaine continuent au niveau d’un nouvel axe important de la ville. Ces chantiers s’inscrivent dans le cadre du plan d’action communal (PAC) pour la période 2016-2022. En cours d’exécution, celui-ci concerne notamment la mise à niveau de plus de 30 quartiers sous-équipés, en plus des avenues Biranzarane, FAR, et Mohammed VI. «Ceci a été possible grâce à l’appui de l’Intérieur pour la mobilisation de plus de 395 millions de DH dans ces projets». L’aménagement des ronds-points giratoires et rocades extérieures en fait partie. Ce chantier visant particulièrement le décongestionnement de la circulation au niveau du centre urbain, a démarré en 2019. Il se poursuit, étape par étape, pour éviter tout blocage au niveau de la circulation urbaine», précise le maire.

    De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

     

     

     

     

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