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Drivers: Déconditionnez vos salariés contre le burn-out

Par Karim Agoumi | Edition N°:5680 Le 21/01/2020 | Partager

Certaines croyances inculquées depuis l’enfance poussent les salariés à travailler continuellement en ignorant les signaux d’alarme envoyés par leur corps. Des conditionnellement psychologiques appelés «drivers» qu’il est possible de remplacer à travers l’accompagnement d’un coach spécialisé.

Une démarche originale de plus en plus prisée par les entreprises actuelles qui permet de réduire le risque de burn-out des troupes et gagner considérablement en productivité. Découvrez ce nouvel outil anti-stress grâce à Hicham Bel Bachir, coach d’organisation et DG du cabinet Target Autonomy.

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■ Des croyances limitantes à décâbler
Bon nombre de croyances inculquées aux salariés par leurs figures parentales - baptisées drivers - développent sensiblement leur stress en entreprise. Ces messages contraignants, découverts pour la première fois par Taibi Kahler en 1970, guident les actes, les décisions, mais aussi les comportements des employés malgré eux. Des idées solidement ancrées qu’il est possible d’identifier et de remplacer par des messages moins contraignants et plus sains au moyen d’un travail réalisé par un coach.
L’avis du spécialiste: La source du burn-out prend la forme d’une croyance limitante «câblée» depuis l’enfance par notre cerveau - appelée driver - et qui pousse les salariés à travailler sans ménager leurs efforts. Il en résulte alors une sollicitation continuelle d’énergie méconnaissant les warnings envoyés par notre corps.

■ Cinq types de messages contraignants

Il existe pas moins de cinq drivers et chaque employé en possède au moins un ou deux dominants. Ainsi, le «sois parfait» pousse le salarié à se focaliser sur ce qui ne va pas et à toujours percevoir ce qu’il n’a pas encore accompli sans jamais apprécier ce qui l’a été. Le «fais plaisir», quant à lui, évoque le surplus d’attention. L’employé fait passer les besoins des autres avant les siens, se retrouvant ainsi à réaliser des tâches non prioritaires en plus de sa charge de travail habituelle.
L’avis du spécialiste: Autre croyance pour le moins contraignante, le «fais des efforts» amène le travailleur à être trop persévérant et à refuser que la vie lui soit agréable. Enfin, le «dépêche-toi» produit des salariés trop rapides et toujours en retard, persuadés que la pression est nécessaire pour obtenir un travail bien fait.

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Pour réduire le burn-out des salariés, de plus en plus d’entreprises font appel à l’identification et au remplacement des «drivers». Des messages contraignants inculqués depuis l’enfance qui poussent les employés à travailler continuellement en ignorant les signaux d’alarme envoyés par leur corps (Ph. www.chefdentreprise.com)

■ Un accompagnement concret en plusieurs étapes
Concrètement, le coach doit d’abord identifier le ou les drivers dominants chez chaque salarié via des tests spécifiques. Une étape qui implique notamment de calculer l’influence de l’employé sur ses collaborateurs. Ensuite, il incombe à l’expert de s’assurer que le travailleur prenne conscience de la présence de ces drivers et de leurs effets toxiques en matière de productivité. Ce qui nécessite de «conscientiser» la croyance limitante. Ce n’est qu’ensuite que le spécialiste entame un travail de coaching avec la personne qui consistera à émettre un nouveau message - appelé croyance ressource - en plusieurs fois afin de pouvoir la reconditionner.
L’avis du spécialiste: Pour reconditionner un salarié ayant pour driver dominant le «sois parfait», le coach doit l’amener à adopter un regard objectif sur ses succès et lui transmettre la notion de droit à l’erreur. De la même manière, un collaborateur présentant un profil «fais plaisir» doit parvenir à repérer ses véritables besoins, mais aussi à apprendre à dire «non» tout en affirmant ses envies et ses sentiments.

■ Un formidable anti-stress
L’identification et le remplacement des drivers permettent aux salariés de gagner sensiblement en épanouissement et en bien-être au travail. Moins stressés, ils produisent alors un rendement de meilleure qualité et deviennent autrement plus motivés et concentrés sur leurs tâches.
 

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Hicham Bel Bachir est coach d’organisation et DG du cabinet de coaching et de formation Target Autonomy. Analyste transactionnel et certifié en process communication, il identifie régulièrement des drivers auprès de ses clients (Ph. HB)

L’avis du spécialiste: Dépression, ambiance tendue au travail… Le burn-out a des conséquences dévastatrices pour les salariés. Remplacer les drivers par des messages plus positifs permet d’éviter de telles retombées, mais également d’apprendre aux collaborateurs à ériger des environnements professionnels autrement plus écologiques.

■ Une démarche qui séduit au Maroc
Le traitement des drivers est une démarche qui séduit de plus en plus d’entreprises sous nos latitudes. Des séances de travail le plus souvent assurées par des coachs certifiés «analystes transactionnels».
L’avis du spécialiste : Cette méthode est prisée en premier lieu par les entreprises exposées directement au stress et pour lesquelles la pression des résultats est particulièrement présente. Une réalité qui touche quasiment tous les secteurs.

Karim AGOUMI

 

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