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    Les attentes des cadres pour 2020: «Les entreprises doivent revoir leurs pratiques RH»

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5680 Le 21/01/2020 | Partager
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    Khadija Boughaba, DG d’Invest RH

    2019 a été une année remplies d’espoir, d’opportunités et d’optimisme. Plus de 8 actifs sur 10 l’ont jugée comme étant une année plutôt satisfaisante. Cette vague d’optimiste se poursuit, puisque 62% estiment que 2020 sera une année encore meilleure.

    Mais pour que cela se concrétise, les employeurs doivent revoir leurs pratiques RH et activer certains leviers pour fidéliser et retenir leurs collaborateurs. «Une prise de conscience est déjà amorcée, vu l’inquiétude de plusieurs patrons sur la difficulté d’attirer les talents», souligne Khadija Boughaba, DG d’Invest RH.

    - L’Economiste: Opportunités, espoir, optimisme et succès sont les expressions les plus choisies par les sondés. La vague de pessimisme serait-elle de l’histoire ancienne?
    - Khadija Boughaba: Il y a une vague d’optimisme et c’est tant mieux. C’est justement ce qu’il faut pour renouer avec la confiance et croire à un monde meilleur. Toutefois, le pessimisme dominant ces dernières périodes peut très vite ressurgir car parallèlement à cela, l’incertitude et l’angoisse sont aussi des ressentis fortement exprimés par les jeunes sondés. Globalement, les expressions récurrentes positives, mais aussi moins positives, comme l’incertitude ou la compétition choisies par les sondés traduisent bien le contexte actuel.

    - Enquête après enquête, les attentes des cadres restent les mêmes: équilibre entre vie pro et vie perso et un cadre de travail agréable. Ces demandes sont-elles difficiles à satisfaire par l’employeur?
    - Oui en effet, l’employeur est exposé à faire face à un niveau d’exigence de plus en plus élevé  en termes de conditions et flexibilité de travail. Avec l’arrivée des jeunes générations, et ce quelle que soit leur catégorie sociale, nous constatons que leur principale demande est  de retrouver leur confort quotidien au travail. Parallèlement, il y a de nombreux facteurs qui aiguisent ces attentes de plus en plus élevées. Cela nous pousse à nous demander si ces attentes ont un écho ou pas auprès des employeurs. Hormis quelques rares patrons et DRH qui ont carrément mis en place des fonctions «Happyness Manager», la question de la qualité de vie au travail est loin d’être prise en compte. Pour cause, ces attentes nécessitent une conduite de changement et des transformations plus profondes de notre mode de fonctionnement  et relation au travail.  

    - Près du quart souhaite avoir plus de reconnaissance dans son travail. Est-ce un aspect souvent négligé par les employeurs au Maroc?
    - Ce besoin de reconnaissance peut prendre plusieurs formes. Il impacte directement la motivation du collaborateur et par conséquent son engagement et son niveau de contribution dans la performance de l’entreprise. Toute surdité ou négligence de la hiérarchie peut coûter cher à l’entreprise. C’est ce qui explique aussi  le taux d’absentéisme et du turnover élevé constaté dans bon nombre d’établissements. Ces demandes illustrent le style de management décalé qui continue à prévaloir dans beaucoup de  nos entreprises. Tout autant que le climat et conditions de travail, la reconnaissance mérite que l’on s’y intéresse de plus près.

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    Malgré l’incertitude, l’angoisse et la peur exprimée surtout par les jeunes qui démarrent leur vie professionnelle, l’année 2019 était porteuse d’espoir, d’opportunités et d’optimisme

    - Existe-t-il des disparités entre les attentes 2020 des jeunes et celles des séniors?  
    - Oui tout à fait. Les jeunes sont beaucoup plus axés sur leur épanouissement au travail, la prise en compte de leurs idées et la formation, contrairement à leurs aînés pour qui la rémunération et la reconnaissance passent en priorité. Une attention particulière doit être accordée aux jeunes car ces derniers attendent un traitement plus personnalisé et individuel. Conscients de la compétition qui sévit et des exigences en termes de compétences, ils s’activent à maintenir leur employabilité afin de favoriser leur mobilité en interne ou en externe.

    - Les employeurs sont-ils conscients des attentes des cadres?
    - Une prise de conscience est déjà amorcée, vu l’inquiétude de plusieurs patrons sur la difficulté à attirer les bonnes compétences ou tout simplement à fidéliser leurs collaborateurs. La question est de savoir comment feront-ils face à ces problématiques. Sont-ils prêts à adopter toutes les mesures nécessaires et accorder l’importance réelle qui revient au capital humain?

    Propos recueillis par Tilila EL GHOUARI

     

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