×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Economie

    Marché obligataire: Taux bas ou pas, les entreprises l'ignorent

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5680 Le 21/01/2020 | Partager
    3,3 milliards de DH levés par les sociétés non financières
    Très peu d'émissions malgré une conjoncture favorable
    Les banques animent un peu le marché: 10,5 milliards en 2019
    marche-obligataire-080.jpg

    Malgré la baisse des taux de référence, le marché obligataire est loin d'apparaître dans les options de financement des entreprises

    Label'Vie est venu profiter des taux d'intérêt attractifs sur le marché obligataire en 2019. Le groupe y a levé 750 millions de DH avec une ristourne de pratiquement 1 point de pourcentage sur le taux fixe et de 0,61 point sur le taux révisable (1re année) par rapport à sa dernière émission en 2014.

    Le groupe de distribution vient financer une partie de son programme d'investissement. Il en profite aussi pour reprofiler sa dette à des conditions intéressantes. Mais la baisse des coûts d'emprunt ne suscite en général aucune réaction chez les entreprises. Certes, beaucoup d'entre elles ont mis les projets d'investissement en veilleuse en attendant d'avoir une meilleure visibilité.

    Celles qui en ont arbitrent rarement en faveur du marché obligataire et les années n'y changent rien. En dehors du groupe Alliances qui est intervenu sur le marché obligataire dans le cadre de la restructuration de sa dette, l'Agence nationale des ports est la seule entreprise dont le nom apparaît au tableau 2019 suite à une émission de 1 milliard de DH.

    Sur 13,8 milliards levés sur le marché obligataire en 2019 (opérations visées par l'Autorité des marchés), 10,5 milliards de DH ont été mobilisés par les banques et les sociétés de financement. L'activité bancaire est de plus en plus gourmande en capital, ce qui explique le renforcement de la présence des banques sur le marché.

    La preuve, BMCI a émis 500 millions d'obligations subordonnées après 1 milliard de DH en 2018. Elle a été plus active au cours de ces deux dernières années que les 17 années précédentes. Il faut remonter à juin 2000 pour voir la dernière trace d'une opération de BMCI sur ce compartiment. Attijariwafa bank a animé le marché l'année dernière avec trois opérations d'un montant global de 3 milliards de DH.

    Avec BCP et BMCE Bank of Africa, ils sont parmi les plus réguliers. La BCP a émis 2 milliards de DH d'obligations subordonnées l'année dernière. En revanche, BMCE Bank of Africa n'a pas activé cette source en raison de la mobilisation de 3,6 milliards de DH à travers trois augmentations de capital (en numéraire, par conversion optionnelle des dividendes et réservée à CDC Group).

    Le groupe Crédit Agricole du Maroc a de son côté réalisé deux opérations d'une taille globale de 1,3 milliard de DH. Les sociétés de financement Eqdom et Wafasalaf ont sollicité respectivement 1,5 milliard de DH et 250 millions de DH.

    F.Fa

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc