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    Brexit: C’est presque le bout du tunnel

    Par L'Economiste | Edition N°:5673 Le 10/01/2020 | Partager
    La balle dans le camp des députés britanniques
    Le Royaume-Uni accuse le coup après le retrait de Harry et Meghan

    Ils n'avaient même pas prévenu la reine. La décision du prince Harry et son épouse Meghan de se mettre en retrait de la monarchie a placé le Royaume-Uni en émoi. Plutôt que le Brexit, c'est le «Megxit» qui dominait dans les médias au lendemain de l'annonce qui a pris tout le monde de court.

    Le couple veut prendre son indépendance financière et s'installer une partie de l'année en Amérique du Nord, après s'être épanché sur ses difficultés à vivre la pression médiatique. Difficile à avaler pour la famille royale, qui estime la situation «compliquée».

    Le choc est tel qu'il a relégué au second plan le vote historique des députés britanniques. Après trois ans et demi de blocages, ils s'apprêtaient jeudi 9 janvier à donner leur feu vert au Brexit le 31 janvier.

    La majorité écrasante dont dispose Boris Johnson depuis les élections législatives de décembre laisse peu de place au doute. L'accord de divorce négocié avec Bruxelles devrait passer comme une lettre à la poste à la Chambre des communes, après un débat expédié en quelques séances malgré la complexité du sujet et les enjeux historiques.

    Le texte traduit dans la loi britannique l'accord de 535 pages conclu par Boris Johnson avec les 27 à l'automne dernier. Il devra alors être validé par la Chambre des Lords puis promulgué par la reine, ce qui devrait relever de la formalité. Restera alors au Parlement européen à ratifier le traité et le Royaume-Uni deviendra le 31 janvier à 23h00 (heure de Londres et GMT) le premier pays membre à quitter l'Union européenne. Cette date tournera une page du chaos politique qui s'est emparé du Royaume-Uni depuis le référendum de juin 2016, remporté à 52% par le «Leave».

    L'accord de Brexit négocié avec Bruxelles règle dans les grandes lignes le divorce en garantissant notamment les droits des citoyens et en réglant le casse-tête de la frontière irlandaise. Surtout, il vise à garantir un passage en douceur vers une relation future qui reste totalement à déterminer.

    S'ouvrira à partir du 31 janvier une période de transition courant jusqu'à la fin 2020, censée permettre à Londres et Bruxelles de s'y préparer. Les Britanniques continueront d'appliquer les règles européennes et d'en bénéficier (sans siéger dans les institutions européennes ni avoir leur mot à dire sur les décisions).

    Après trois reports du Brexit, prévu initialement en mars 2019, ce délai s'annonce très court pour négocier des accords de libre-échange ou de sécurité qui généralement prennent des années à se mettre en place.

    Pour Boris Johnson, pas question de prolonger la transition au-delà de 2020, possibilité envisagée par l'accord de Brexit. Il l'a redit mercredi dernier à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen qu'il a reçue à Londres, appelant à commencer dès que possible à négocier.

    Calendrier serré

    Downing Street a cependant laissé entendre que Londres pourrait se contenter d'un accord partiel si aucun accord global n'était trouvé d'ici à la fin de l'année. La cheffe de l'exécutif européen a, elle, prévenu que «les discussions seraient dures et qu'il serait impossible de s'accorder sur tous les aspects sans extension des négociations». L'UE a lancé des travaux pour définir les lignes rouges et les objectifs dans les négociations. Ces discussions doivent orienter la Commission, chargée de présenter aux Etats membres un mandat l'autorisant à négocier en leur nom et qui pourrait être formellement adopté fin février.

    F. Z. T. avec agences

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