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    CGEM: Les candidats à la présidence en escale à Tanger

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5673 Le 10/01/2020 | Partager
    Chakib Alj et son colistier Mehdi Tazi à la rencontre des patrons du Nord
    Export, formation, encouragement du capital national parmi les idées proposées
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    Chakib Alj (à dr.) et son colistier Mehdi Tazi encouragent les échanges entre les entreprises membres de la confédération. Cela permettrait de cultiver l’esprit de travailler ensemble (Ph. Adam)

    Chakib Alj et son colistier Mehdi Tazi, les deux candidats à la présidence de la CGEM étaient de passage, mercredi dernier à Tanger. Dans leur programme, une rencontre avec les membres de la CGEM-Nord pour présenter leur candidature et leur projet. Le duo, seul encore en lice pour la présidence de la Confédération, a débattu de plusieurs thématiques dont certaines spécifiques à la région.

    Pour Alj, l’impôt est un axe central sur lequel l’attention de la Confédération doit être portée. Certes, il faut élargir l’assiette fiscale, mais pas de la façon avec laquelle les services concernés s’y sont pris, indique le candidat à la présidence de la CGEM qui pointe du doigt les contrôles et les redressements remarqués dernièrement.

    «Cette manière de faire a des effets contre-productifs dont notamment l’entraînement des entreprises vers l’informel», constate ce dernier qui rappelle les 8.000 entreprises ayant fait faillite en 2019. Car il ne s’agit pas seulement de créer des postes d’emploi, mais encore faut-il les préserver surtout pour les TPE et les PME, indique le tandem Alj-Tazi qui indique disposer de pistes concrètes de travail.

    Encourager le capital national fait partie des priorités pour les colistiers. «Seul 1% du capital investi dans les secteurs de l’aéronautique et de l’automobile est marocain, un chiffre qu’il faudrait booster», déplorent-ils. Le même argument est avancé en ce qui concerne les exportations qui restent otages des impôts et des accords de libre-échange. «Ces ALE, négociés de manière précipitée, doivent être revus dans l’intérêt des exportateurs nationaux». Et ce sont ces accords que fustigent les candidats à la présidence de la CGEM.

    «Un autre chiffre fait froid dans le dos: celui des encours en souffrance dans le privé et qui ont atteint 400 milliards de DH», fait observer Alj. Une véritable hémorragie qu’il faudrait arrêter avec l’intervention de tout le monde, banquiers inclus.

    Autre aspect majeur, la formation professionnelle qui est le premier pas vers la réduction du chômage et l’augmentation de la productivité. Pour Alj, il s’agit de s’inspirer des initiatives de plusieurs secteurs comme l’aéronautique ou l’automobile qui ont lancé leurs propres filières de formation et de les généraliser aux autres secteurs, des formules qui ont donné des résultats.

    Le duo en lice pour la présidence de la CGEM a aussi lancé l’idée de créer une synergie entre les membres de la CGEM afin d’encourager les échanges entre les entreprises membres de la confédération. Cela permettrait de cultiver «l’esprit de travailler ensemble», avant de l’étendre au reste des entreprises marocaines.

    Dans la même foulée, Tazi propose de redorer l’image de la production nationale en améliorant la perception du «Made In Morocco». Pour le colistier, il n’est pas normal que le Parlement marocain soit tapissé de marbre italien, un comble. 

    De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

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