×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    International

    Burkina Faso: Encore l’horreur terroriste

    Par L'Economiste | Edition N°:5663 Le 26/12/2019 | Partager
    Deuil national après une terrible attaque
    La France convie des Etats sahéliens à un sommet en janvier
    burkina_faso_attentats_063.jpg

    Le pays des hommes intègres vient de connaître l’un des attentats les plus meurtriers de son histoire, mardi dans la soirée: 35 civils, dont 31 femmes, ont été tués à Arbinda, dans le nord du pays. Ce dernier a décrété 48 heures de deuil national.

    Depuis 2015, le Burkina Faso est en proie à des attaques récurrentes, comme ses voisins le Mali et le Niger. C’est le président Roch Kaboré en personne qui a annoncé sur Twitter le macabre bilan de cette «attaque barbare».

    «Quatre soldats et trois gendarmes ont également péri, et 80 terroristes ont été neutralisés (tués)», selon l’état-major des armées burkinabè. Mardi, un nombre important de terroristes a attaqué simultanément le détachement militaire et les populations civiles d’Arbinda, dans la province du Soum. L’attaque, d’une «rare intensité, a duré plusieurs heures». Une vingtaine de soldats ont aussi été blessés.

    Depuis 2015, les attaques au Burkina ont fait plus de 700 morts, selon un décompte de l’AFP, et environ 560.000 déplacés et réfugiés, d’après les Nations unies. Le Nord et l’Est du pays sont particulièrement touchés. Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises.

    Ces attaques sont rarement revendiquées mais attribuées à des groupes armés, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres au «groupe Etat islamique». Face au péril terroriste, cinq Etats sahéliens (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad), qui tentent depuis 2015 de mettre sur pied une force militaire conjointe de 5.000 soldats, ont appelé mi-décembre la communauté internationale à les soutenir davantage.

    Malgré la présence de forces françaises (4.500 soldats de l’opération Barkhane), de l’ONU (Minusma au Mali), ainsi que de forces américaines, le Sahel subit des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, depuis les premières violences dans le nord du Mali en 2012.

    La France a convié en janvier les cinq Etats sahéliens à un sommet. Objectif: «redéfinir les objectifs militaires, politiques et de développement de la lutte commune contre les groupes jihadistes», selon le président Emmanuel Macron.

    F. Z. T. avec agences

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc