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Oulémas africains: Dix nouvelles batailles pour la Fondation Mohammed VI

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5657 Le 18/12/2019 | Partager
Préserver la religion contre les déviations et l’extrémisme
Le Roi insiste sur le «partage» des expériences et non l’export
Communication, concertation, sérénité… le plan d’actions 2020
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Réorganisation du champ religieux, formation des imams, unification du culte… sont autant d’actions qui ont porté leurs fruits et font du Maroc un modèle qui «partage son expérience». Et c’est dans cette optique que Fès abrite la 3e session du Conseil supérieur de la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains (Ph. YSA)

Projecteurs braqués sur Fès, capitale spirituelle africaine, à l’occasion de la 3e session du Conseil supérieur de la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains (CSFM6OA) qui s’est tenue hier. Créée en 2015, cette Institution est opérationnelle depuis l’installation de son Conseil supérieur, par SM le Roi, le 14 juin 2016.

Pour rappel, le dahir portant création de cette fondation a été publié au Bulletin officiel n° 6372 en date du 25 juin 2015. Dans son préambule, sont explicités les motifs de cette création, en considération des liens religieux et culturels qui unissent le Royaume du Maroc à de nombreux pays d’Afrique, et eu égard aux impératifs liés à la situation actuelle avec la mise en place d’un cadre de coopération entre les oulémas du Maroc et ceux des pays africains, d’une part, et entre ces oulémas africains, d’autre part.

Regroupant des oulémas et alimates d’une trentaine de pays, cette fondation vise à préserver la religion contre les déviations et l’extrémisme, de sorte que ses valeurs magnanimes soient au service de la stabilité et du développement dans ces pays. Elle a pour vocation de constituer le cadre institutionnel au sein duquel les oulémas assument leur responsabilité et accomplissent leur devoir.

L’ouverture de la 3e session du CSFM6OA a été marquée, hier, par le discours prononcé par le ministre des Habous et des Affaires islamiques Ahmed Taoufiq, également président délégué du Conseil, qui a rappelé les objectifs de la Fondation «qui se veut un espace de coopération entre les oulémas africains et leurs frères marocains, afin de lutter contre l’extrémisme et véhiculer les vraies valeurs de l’Islam ses fondamentaux, son ouverture et sa tolérance».

Pour 2020, les membres du CSFM6OA s’assignent dix nouvelles batailles. Partager les expériences et les bonnes pratiques, travailler sur des objectifs clairs et concertés, et coordonner les actions, figurent en priorités. Pour le premier volet, le Souverain, président du CSFM6OA, a toujours insisté sur «le partage de l’expertise marocaine avec les pays frères et amis». Car, la religion ne s’exporte pas.

En clair, le Maroc n’est pas dans une logique commerciale (d’échanges et intérêts lucratifs), mais plutôt dans une optique de partage des fruits d’un modèle réussi qui a donné ses résultats au Maroc et au-delà. «Ceci, en respectant les spécificités de chaque pays ainsi que ses institutions».

A ce propos, Taoufiq a noté «l’intérêt porté par ces pays aux antennes et représentants de la Fondation». «Lesquels doivent rester vigilants, et veiller sur la sérénité de nos peuples, la coopération, l’éthique, la communication, la crédibilité, et les valeurs», estime le ministre. Cet intérêt doit se traduire par la conviction, la parole et l’action. Pour réussir, des actions intégrées basées sur la concertation, le conseil et la bonne gouvernance sont de mise. Prioritaire également, l’utilisation des nouvelles technologies pour communiquer et produire du contenu.

«Nous avons désormais un site web qu’il faut alimenter et enrichir par des contenus en tout moment. Le but est de coordonner les efforts des oulémas érudits musulmans du Maroc et des autres pays africains et de promouvoir les valeurs de l’Islam», estime Taoufiq. Elaborer une doctrine pour le travail de la Fondation n’est pas en reste. Celle-ci sera disponible en plusieurs langues. Elle devrait être établie avant la prochaine session du CSFM6OA.

En attendant, les demandes de formation des Imams doivent être validées par les institutions officielles des pays membres de la Fondation. Ceci, afin d’éviter les sensibilités. A noter que le Maroc forme annuellement quelque 1.500 Imams et Mourchids dans les sciences, «Al Imama», et la pédagogie.

Sa logique est d’encourager l’effort d’Ijtihad recommandé, afin de tirer bénéfice, de manière circonstanciée et selon les possibilités offertes, du modèle de gestion du fait religieux tel que le Roi l’a initié, dans ses volets relatifs à la pensée, à l’encadrement et aux prestations de services. L’ambition est de partager la sagesse en matière de gestion religieuse.

Et c’est ce qui a été relaté par le dahir portant création de cette fondation. Lequel lui définit des objectifs multiples, entre autres d’unifier et coordonner les efforts des oulémas au Maroc et dans les autres pays africains, pour faire connaître, diffuser et consacrer les valeurs de paix et de tolérance.

Plus de 350 oulémas en conclave

Au total, 357 oulémas de 32 pays ont fait le déplacement à Fès pour assister à la 3e session du CSFM6OA. Celui-ci s’est doté de quatre commissions permanentes dédiées aux «activités scientifiques et culturelles», «des études de la Charia», «la revitalisation du patrimoine islamique africain» et «communication de la coopération et du partenariat». L’intérêt primordial de ces structures réside essentiellement dans la réalisation de la paix, de la stabilité et d’œuvres utiles portées par les valeurs de la religion, pour autant que celle-ci soit pertinemment comprise et que sa pratique soit prémunie de l’ignorance, de la déviation et de l’extrémisme.

Youness SAAD ALAMI

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