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    Dossier Spécial

    Les ambitions décomplexées d’Allianz Maroc

    Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:5643 Le 28/11/2019 | Partager
    L’offensive sur les risques «cyber menaces» et l’assurance-vie
    Tarif automobile: Les bons clients paient pour les mauvais
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    Joerg Weber, CEO d’Allianz Maroc: «La libéralisation non encore effective du tarif Responsabilité Civile automobile rend difficile l’application d’une tarification plus juste en fonction des risques» (Ph. Allianz Maroc)

    - L’Economiste: Quels sont les pre­miers résultats de votre stratégie dans l'assurance-vie et quelles ambitions avez-vous sur ce marché?

    - Joerg Weber: Nos résultats sont très encourageants sur les deux segments des particuliers et des entreprises. Pour les pro­duits d’épargne «Allianz Imtiyaz Retraite Entreprise», «Allianz Imtiyaz Retraite Indi­viduelle» et «Allianz Performance Kapital» lancés cette année, le niveau de souscrip­tion est au-delà de nos prévisions. Nous nous sommes démarqué par des tarifs très compétitifs et des conditions préférentielles. Pour ce qui est de nos ambitions, nous aspi­rons à poursuivre notre lancée et à profiter de ce franc succès pour démocratiser encore plus l’assurance-vie auprès de nos clients via des offres adaptées combinant à la fois des solutions d’épargne à long terme, mais également des couvertures de prévoyance qui permettent aux épargnants de préserver leur niveau de vie et de sécuriser l’avenir de leurs familles et de leurs proches.

    Le marché auto gangrené par la fraude

    - La hausse de la sinistralité automo­bile inquiète tous les assureurs. Com­ment contenir cette tendance?
    - La branche automobile a connu en effet une forte progression de la sinistra­lité, principalement en raison de la facilité de consommer des sinistres et de la fraude dont souffre le marché. Certains formats de services de remboursement rapides pré­sentent des failles de contrôle qui peuvent contribuer à cet état de fait. Cette tendance s’explique également par l’accroissement et le rajeunissement du parc automobile. Il faut reconnaître que la libéralisation non encore effective du tarif Responsabilité Civile automobile rend difficile l’applica­tion d’une tarification plus juste en fonction des risques. Les compagnies sont malheu­reusement toujours forcées de faire payer les bons clients pour les mauvais, sans être capables de se différencier par de meilleurs tarifs pour les groupes à plus faible sinistra­lité. Cette incapacité de se différencier par les tarifs pousse les assureurs à faire plus d’efforts au niveau du marketing des offres et de l’accessibilité des garanties annexes dont les primes peinent à couvrir les coûts des sinistres.
    Dans ce sens, nous avons entamé depuis plusieurs mois la mise en place d’un nou­veau système de différenciation, pour offrir de nets avantages aux clients lésés dans la situation actuelle, c’est-à-dire qui présentent un risque de sinistre clairement inférieur à la prime qu'ils paient actuellement. Nos clients se voient accorder des avantages en fonction de leur profil de risque individuel. A ce titre, nous incitons les clients à nous comparer et avons choisi «Comparer avant de vous faire avoir», comme slogan pour notre dernière campagne publicitaire.
    Par ailleurs, Allianz Maroc a mis en place des améliorations concernant la ges­tion des sinistres automobile matériels en vue d’assurer une meilleure expérience client. Celle-ci est basée notamment sur une multiplicité de canaux pour effectuer la déclaration de l’accident et une notifica­tion régulière de l’assuré par SMS de l’état d’avancement du traitement de son sinistre ainsi que des prochaines étapes. D’autres services innovants et gratuits sont proposés à nos assurés comme le règlement via mise à disposition ou encore l’indemnisation Ul­tra Rapide avec une déclaration du sinistre depuis le lieu de l’accident pour une prise de contact en moins de 3 heures en vue de partager avec l’assuré une offre de rembour­sement. La compagnie a également investi dans de nouveaux centres d’indemnisation rapide implantés dans plusieurs villes.

    - Comment implémentez-vous les exigences de conformité et quelles contraintes supplémentaires entraînent-elles?
    - Au sein d’Allianz Maroc, la fonc­tion Compliance est érigée en fonction autonome, ce qui lui permet de suivre et d’implémenter les dernières évolutions in­ternationales en la matière de façon rapide et indépendante. La fonction a en effet mis en place les dispositions relatives au nou­veau Règlement européen de protection des données à caractère personnel (RGPD) ou encore celles portant sur la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
    Chaque année, nous procédons à une évaluation des risques relatifs à ces diffé­rents programmes. Cet exercice permet ainsi d’apprécier la maturité des dispositifs en place et de définir un plan de contrôle pour chaque niveau de risque. Par ailleurs, Allianz Maroc mène un plan de formation annuel sur les sujets de la conformité, que ce soit au niveau du réseau ou du siège au­près des collaborateurs.

    - Dans quelle mesure la baisse de la Bourse a-t-elle impacté vos perfor­mances?
    - La baisse connue par le marché bour­sier en 2018 a eu un impact très limité sur notre performance financière. Avec une allocation stratégique d’actifs relativement conservatrice en comparaison aux autres assureurs de la place, cette baisse nous a à peine impactés. Par contre, nous surveil­lons actuellement de près l’accélération de la tendance baissière des taux d’intérêt sur le marché, et nous essayons d’adapter conti­nuellement notre stratégie d’investissement à ce nouvel environnement. 

    La rentabilité d’abord, la croissance après

    Allianz Maroc compte un portefeuille de plus de 600.000 clients parti­culiers et entreprises. La compagnie emploie 270 personnes. Elle s’appuie sur un réseau de 250 agents généraux et bureaux directs répartis sur tout le territoire ainsi qu’une centaine de courtiers partenaires. Le management assure que «l’année 2019 a été placée sous le signe de la croissance profitable». Le chiffre d’affaires 2018 d’Al­lianz Maroc s’élève à 1, 367 milliard de DH, en hausse de 9,7%. La compagnie s’attend à une croissance de son chiffre d’affaires pour cet exercice même si, tempère son DG, «la croissance n’est pas un objectif en soi». Pour assurer la solidité financière de l’entreprise, «nous devons d’abord assurer une rentabilité minimale».

    Propos recueillis par Abashi SHAMAMBA

                                                                               

    Le deuxième risque redouté par les entreprises

     Les entreprises évoluent au­jourd’hui dans un contexte marqué par un activisme important des actionnaires, des exigences de plus en plus élevées de la part des investisseurs et une législa­tion exigeante vis-à-vis des dirigeants. Ces derniers doivent constamment faire face à des événements mettant en cause leur responsabilité dans l’exercice de leur fonction.

    Ils sont également confrontés à des risques émergents qu’ils doivent ap­prendre à connaître et à gérer. Selon la 8e édition du baromètre des risques réalisé par Allianz auprès de 2.400 entreprises dans plus de 80 pays, les cyber menaces occupent la 2e place parmi les risques les plus appréhendés par les entreprises, directement après la cessation d’activité. En tant que filiale d’un leader mondial de l’assurance bénéficiant d’une expertise dans les assurances spécialisées, Allianz Maroc souhaite se positionner au Maroc comme acteur de référence pour ces risques émergents.

    D’ailleurs, la compa­gnie accompagne déjà plusieurs entre­prises via des solutions dédiées portant aussi bien sur la couverture du préjudice financier que sur les frais de défense et de recours, que ce soit dans le cadre de la Responsabilité Civile des dirigeants ou des risques cyber. Parmi les frais pris en charge figurent par exemple, ceux liés à la communication en cas de crise, aux investigations, aux frais de reconstitution de l’image des dirigeants, etc.

     

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