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    Régions

    Transport urbain: Casablanca n’a pas les moyens de ses ambitions

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5637 Le 20/11/2019 | Partager
    La ville a annulé le marché d’acquisition de 350 bus faute de budget
    Alsa devra acquérir l’ensemble de la flotte de 700 bus
    Le nouveau délégataire peut négocier de meilleurs tarifs et des délais plus courts
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    L’ancien parc hérité de M’dina bus continue de circuler mettant en péril la vie des Casablancais (Ph. L’Economiste)

    Les usagers de bus à Casablanca fulminent. L’arrivée d’un nouveau délégataire depuis quelques semaines n’a pas changé grand-chose dans leur calvaire quotidien.

    Les quelques bus qui opèrent encore sont dans un état de vétusté déplorable et la régularité n’est pas leur point fort. Et pour couronner le tout, le marché des nouveaux bus vient d’être annulé purement et simplement. L’Etablissement de coopération intercommunale (ECI), représentant les 18 communes de l’ex-Grand Casablanca, vient d’annoncer l’annulation du marché d’acquisition de 350 bus (sur les 700 prévus).

    Motif invoqué: «offres financières excessives pour les lots 1 et 2 et dépassement budgétaire pour le lot n°3». Les 350 autres bus qui devront être financés par le nouveau délégataire (Alsa) ne sont pas concernés par cette annulation. Celle-ci est donc due à un problème de budget.

    Autrement dit: le marché était basé sur une estimation inférieure aux prix réels du marché. Ce qui démontre encore une fois l’amateurisme des décideurs qui perdront de précieux mois en attendant la relance du processus d’appel d’offres. D’autant plus que la période transitoire avant le départ effectif de M’dina bus n’a pas été mise à profit pour organiser le secteur (faute de planification). Et cette fois-ci la ville ne pourra pas imputer ce problème au délégataire.

    D’ailleurs, elle a intérêt à tenir ses engagements vis-à-vis des usagers, mais aussi du nouveau délégataire. Au risque de voir le scénario M’dina bus se reproduire. En effet, l’ancien délégataire a longtemps reproché à la commune de ne pas avoir honoré ses engagements contractuels (dont la création de couloirs bus, l’exclusivité de l’exploitation…).

    Pendant plus d’une décennie, la commune urbaine de Casablanca (CUC) et le délégataire se sont rejetés mutuellement la responsabilité de l’état catastrophique du transport urbain. Aujourd’hui, les compteurs sont remis à zéro. De sources concordantes, Alsa prendra en charge l’opération d’acquisition des 700 bus neufs. L’entreprise espagnole peut «négocier des prix plus intéressants et des délais plus courts auprès des fournisseurs internationaux», est-il expliqué. La moitié du parc (350 bus) sera donc prise en charge par le ville et l’autre moitié par Alsa.

    D’ici là, la situation est de plus en plus critique pour ceux qui sont obligés d’emprunter chaque jour ce moyen de transport. Ils devront se contenter du parc de matériel roulant vétuste hérité du précédent délégataire ne comptant à ce jour que quelque 200 bus dans un état fortement détérioré.

    Un parc provisoire de 400 bus d’occasion est commandé par Alsa pour assurer le service de transition dès sa réception en janvier 2020. La 2e phase contractualisée concerne la période 2021-2025 moyennant une flotte de 700 nouveaux bus écologiques. 350 bus seront ainsi financés principalement par le fonds d’appui aux réformes de transport (FART) et 350 par Alsa Al Baida selon ses engagements contractuels.

    Dans le détail, l’acquisition du matériel roulant et la mise à niveau du réseau nécessiteront une enveloppe de 1,1 milliard de DH, dont le plus gros est versé par le FART (plus de 900 millions de DH). Le reste est réparti entre la commune urbaine de Casablanca (100 millions de DH) et la région Casa-Settat (100 millions de DH).

    Aziza EL AFFAS

     

     

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