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    Analyse

    Casablanca/propreté: Comment en finir avec l’incivisme…

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5636 Le 19/11/2019 | Partager
    L’arsenal juridique est là, la police administrative doit jouer son jeu
    Les contrevenants et les gros producteurs doivent mettre la main à la poche
    La propreté est l’affaire de tous: commune, délégataires et citoyens…
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    Les agents de la police administrative, lancée en juin dernier, seront mis à contribution pour sensibiliser et sévir si besoin est contre les contrevenants en matière de propreté et d’hygiène (Ph. L’Economiste)

    Les problèmes de la propreté à Casablanca ne se limitent certainement pas au matériel. Toutes les parties prenantes doivent s’impliquer pour relever le challenge de ce nouveau mandat. En effet, la propreté n’est pas que l’affaire des délégataires. La commune et surtout les citoyens ont un rôle primordial à jouer.

    Beaucoup jettent en effet leurs ordures sans respecter les horaires de passage des éboueurs. Résultat: une ville à la propreté douteuse. Un sentiment renforcé aussi par les infrastructures qui ne sont pas aux normes. «On a beau nettoyer, si les chaussées et les trottoirs sont mal entretenus, la ville paraîtra toujours sale», explique une source auprès de l’un des délégataires.

    En vertu du nouveau cahier des charges, Averda et Derichebourg s’exposent à plusieurs dizaines de millions de DH de pénalités/an s’ils n’honorent pas leurs engagements contractuels. Mais, le renforcement des pénalités contre les délégataires ne servira à rien si les citoyens ne sont pas aussi verbalisés. Beaucoup d’entre eux jettent leurs déchets à tout moment de la journée ou pire déposent leurs sacs d’ordures juste à côté des bacs et non à l’intérieur.

    Les chiffonniers contribuent aussi au chaos ambiant en déversant le contenu des bacs pour faire le tri. Pour mettre fin à cette pagaille, il ne suffit bien évidemment pas d’éduquer les populations. Certes, une campagne de sensibilisation est programmée en décembre prochain afin d’impliquer davantage les Casablancais dans la propreté de leur ville. Mais il faut également sévir contre les contrevenants.

    L’arrêté municipal relatif à l’hygiène, adopté en 2018, doit être activé afin de sanctionner ceux qui ne respectent pas les horaires de collecte. La police administrative, opérationnelle depuis quelques mois, à un rôle à jouer en verbalisant les contrevenants. Les gros producteurs de déchets doivent être aussi mis à contribution en appliquant le principe du producteur-payeur. Il s’agit de l’une des mesures-phares introduites dans les nouveaux contrats de gestion déléguée.

    En application de la circulaire de l’Intérieur n° D130/15 en date du 17 décembre 2012, les gros producteurs devront dorénavant payer pour la collecte de leurs déchets. Parmi ces gros producteurs, figurent les établissements hôteliers, les hypermarchés/supermarchés, les restaurants, les établissements de santé, les buvettes d’écoles ou d’entreprises… Le paiement des prestations de propreté se fera au profit des délégataires. Ces derniers se penchent actuellement sur la préparation des listes des principaux producteurs sur leurs territoires pour les soumettre à la commune.

    En somme, les moyens matériels et humains sont là, mais sans l’implication effective de la commune et des citoyens, le résultat risque d’être décevant…

    Rappelons qu’en 2014, au lancement des contrats d’Averda et Sita, plus de 540 millions de DH ont été investis pour l’acquisition d’environ 300 véhicules, 10.000 conteneurs à déchets et 10.000 corbeilles publiques. Tant de moyens déployés pour peu de résultats sur le terrain.

    Aziza EL AFFAS

     

     

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