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    Régions

    Jebha: 1.200 hectares de plus pour l’arboriculture

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5634 Le 14/11/2019 | Partager
    L’amandier s’arroge la plus grosse part avec un millier d’hectares prévus
    Diversifier les ressources et offrir une alternative viable aux cultures illicites... des objectifs
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    L’amandier et le figuier sont les espèces fruitières que le département de l’Agriculture souhaite booster à Jebha (Ph. Adam)

    Une bouffée d’oxygène pour l’arboriculture à Jebha. La zone située sur la rocade menant vers la ville d’Al Hoceïma est connue pour ses belles côtes moins pour ses superficies boisées. Afin de les exploiter, la Direction provinciale de l’Agriculture de Chefchaouen (de laquelle dépend Jebha) vient de lancer une série d’appels d’offres pour la plantation de 1.200 hectares d’amandiers et de 300 figuiers.

    Il s’agit d’un investissement de plus de 22 millions de DH, destiné en priorité à améliorer les revenus des agriculteurs de la région. En effet, en dehors de la pêche, les sources de revenu sont rares et il s’agit d’offrir aux exploitants agricoles de la zone une alternative réelle aux cultures illicites, le cannabis en tête.

    En effet, l’amandier et le figuier sont des arbres très prisés et leurs fruits jouissent d’une forte demande sur le marché. L’amandier est surtout très connu dans le Rif où il est depuis très longtemps exploité aux côtés du figuier et de l’olivier. Ses besoins en eau s’accordent parfaitement avec la pluviométrie généreuse du Rif. Pour l’olivier, les efforts sont concentrés du côté de Larache, où 400 hectares supplémentaires ont été lancés au printemps dernier.

    L’initiative intervient dans le cadre du programme de développement de l’arboriculture fruitière dans la région de Tanger-Tétouan- Al Hoceïma lancé par le département de l’Agriculture. L'objectif de ce choix est de «dynamiser et de restaurer l'économie locale » par l'accompagnement de la modernisation des systèmes de production et de valorisation, selon le ministère. Historiquement, l’olivier était concentré dans la région d’Ouezzane, connue pour ses hivers frais, dont cet arbre est friand.

    Mais depuis quelques années, sa culture a essaimé et l’une des régions les plus encourageantes est Larache qui offre des conditions climatiques prometteuses. Cette réussite a été accompagnée par le programme Maroc Vert avec l’appui financier du Morocco Challenge Account (MCA) qui a pris en charge la plantation de 19.000 hectares d’oliviers au Nord.

    De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

     

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