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    Culture

    Marrakech, capitale du cinéma mondial

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5631 Le 08/11/2019 | Partager
    La 18e édition du FIFM du 29 novembre au 7 décembre
    98 longs-métrages en provenance de 34 pays, dont 14 en compétition officielle
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    Chaque année, une pléiade de stars internationales afflue sur Marrakech, capitale du cinéma mondial à l’occasion du FIFM. Ici l’actrice égyptienne Yousra plébiscitée par le public place Jamaa El Fna (Ph. FIFM)

    «Compétition officielle», «Séances de gala», «Hommage au cinéma australien», «Séances spéciales», «Le 11e Continent», «Panorama du Cinéma marocain», «Jeune Public»,  «Projections Jemaa El Fna», «Cinéma en audiodescription» et «Hommages»… Marrakech s’apprête à vivre intensément le cinéma, avec pas moins de 98 longs métrages en provenance de 34 pays, à l’affiche de la 18e édition du Festival International du Film de Marrakech (FIFM).

    Du 29 novembre au 7 décembre 2019, la ville ocre déroulera, comme à l’accoutumée, le tapis rouge à une multitude de stars mondiales du septième art. Avec un jury présidé par l’actrice et réalisatrice Tilda Swinton, 14 films seront en lice pour décrocher l’Étoile d’or de Marrakech.

    Une sélection éclectique, qui met à l’honneur plusieurs univers cinématographiques originaires de différentes régions dans le monde avec 3 films européens (Royaume-Uni, Italie, Serbie), 2 films d’Amérique latine (Brésil, Colombie), un film américain, un film australien, 3 films asiatiques (Chine, Inde, Corée du Sud), et 4 films issus de la région MEA (Maroc, Tunisie, Arabie saoudite, Sénégal). Sur les 14 opus en compétition, cinq sont réalisés par des femmes.

    Les amoureux du cinéma auront droit à des projections inédites. Des avant-premières  à l’image de «Marriage Story» de Noah Baumbach (États-Unis), «The Irishman» de Martin Scorsese (États-Unis), et «It Must Be Heaven» d’Elia Suleiman (Palestine).

    Des premiers films également avec  «Noura rêve» de Hinde Boujemaa (Tunisie, Belgique, France) avec Hend Sabri dans le rôle principal, «Adam» de Maryam Touzani (Maroc) avec Lubna Azabal et Nisrin Erradi. Enfin, la clôture du Festival sera marquée par la projection de «Ras El Sana» de Sakr (Égypte) avec un casting impressionnant de stars égyptiennes de la jeune génération.

    Autre temps fort de la programmation grand public du Festival, les projections sur la place «Jemaa El Fna». Comme chaque année depuis 17 ans, la place mythique accueillera, pendant toute la durée du Festival, plusieurs projections de films populaires venus d’Inde, du Maroc, d’Égypte, des États-Unis et d’ailleurs. Le cinéma national ne sera pas en reste avec pas moins de 11 films marocains projetés dans les différentes sections du Festival.

    En plus du film en compétition et de celui montré en séance de gala, le «Panorama du cinéma marocain» présentera une sélection de 4 films avec pour ambition de faire découvrir différentes facettes du cinéma marocain aux professionnels et médias internationaux présents au Festival. Après une première tentative des plus réussies, la formule «Conversation with» sera reconduite.

    Un nouveau concept de rencontres avec des grands noms du cinéma mondial, destiné au public, médias et professionnels du cinéma. Le public sera invité à une conversation libre, un moment privilégié d’échange et d’interaction avec de grandes personnalités du cinéma mondial.

    Madame la présidente

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    Tilda Swinton, magistrale dans «Only lovers left alive», tourné en partie à Tanger, du réalisateur Jim Jarmush (Ph. DR)

    Tilda Swinton, magnifiquement parée d’un caftan dans une chambre au milieu d'un bazar invraisemblable de livres et autre artefacts, nous a offert l’une des plus belles images du cinéma contemporain. La scène culte du film «Only lovers left alive» (tourné en partie à Tanger, du réalisateur, poète et dandy intransigeant, Jim Jarmush (2014) a certainement aidé à façonner l’image de l’une des actrices, mais également réalisatrice et productrice, les plus emblématiques de sa génération. Insaisissable, cultivant le mystère, accentuant sa  froideur de façade, Tilda Swinton a réussi à fabriquer sa légende en transgressant les frontières et les genres.  Véritable gueule de cinéma,  née à Londres en 1960, d’origine irlandaise, l’impériale Tilda Swinton a réussi une carrière cinématographique, des plus  inspirantes, qui démarre sur les chapeaux de roue lorsqu'en 1991, elle reçoit le prix de la meilleure interprétation féminine à la Mostra de Venise, seulement cinq ans après ses débuts dans le milieu. Sa carrière est véritablement propulsée lorsqu'elle décroche, en 2005, le rôle de la cruelle Sorcière Blanche pour l'adaptation d'Andrew Adamson de la saga littéraire «Le Monde de Narnia». L’année 2019 aura été l’une des plus prolifiques pour l’actrice puisqu’elle paraîtra dans pas moins de  7 films, dont «Memoria» film américano colombien, du thaïlandais Apichatpong Weerasethakul, «The french Dispatch» de Wes Anderson ou encore «The Dead don’t die»  de Jim Jarmush, avec lequel  elle aura collaboré dans 4 autres films.

                                                                       

    Hommage à Robert Redford

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    Acteur, réalisateur, producteur, homme de théâtre et militant, Robert Redford est resté d’une simplicité poignante, incarnation du rêve américain (Ph. DR)

    C’est une des meilleures nouvelles de cette 18e édition du FIFM. Un hommage plus que mérité pour cet infatigable apôtre du cinéma indépendant et  militant de la première heure pour la protection de l’environnement. Icône presque discrète, du cinéma américain des cinquante dernières années, d’une simplicité poignante, incarnation du rêve américain, il n’en sera pas moins l’un des plus grands «sex symbol» du cinéma hollywoodien, pendant plusieurs décennies,  grâce à une élégance innée et une sophistication quasi aristocratique. Il signera l’un de ses plus grands rôles avec «Jeremiah Johnson», western tragédie réalisé en 1971 par Sydney Pollack, l’un des réalisateurs avec lesquels Redford aura le plus tourné, sept films, dont les mythiques «Nos plus belles années» (1972)  et  «Out of Africa» (1985). Héros, archétype indémodable et rassurant, acteur, réalisateur et producteur, il ne se départira jamais de ses engagements écologiques, politiques et culturels.  Il crée en 1985, Sundance, le festival de films indépendants le plus réputé, il affirmera plusieurs fois son attachement à la démocratie, en tant qu’acteur dans «Trois jours du Condor» (1975), «Les Hommes du président» (1976), et, en tant que réalisateur, dans «Lions et agneaux» (2007) et «Sous surveillance» (2013). 

    A.Bo

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