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    Economie

    Benabdallah tacle El Othmani

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5621 Le 24/10/2019 | Partager
    L’orientation sociale du PLF, «un slogan vague», selon le PPS
    Rapprochement avec l’Isti­qlal dans l’opposition
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    Pour Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS, Saâdeddine El Othmani devait présenter devant le Parlement une déclaration gouvernementale, définissant les priorités de la prochaine période, qui doivent être prises en compte dans le cadre du projet de loi de Finances (Ph. Bziouat)

    Après la présentation du projet de loi de Finances 2020 (PLF) en séance plénière, puis à la commission des Fi­nances de la Chambre des représentants, les groupes parlementaires ont démarré les traditionnelles journées d’études au­tour de ce texte. C’est le groupement du PPS qui a ouvert le bal. La formation de Nabil Benabdallah a clairement annoncé son positionnement dans l’opposition. Cela s’accompagne d’un rapproche­ment avec le groupe de l’Istiqlal.

    Les deux partis devront faire front commun durant les discussions autour du PLF 2020. Benabdallah n’a pas hésité à tirer à boulets rouges contre ses anciens al­liés. Pour lui, le gouvernement doit faire preuve de mobilisation pour «en finir avec la situation d’attentisme». L’une des premières choses à faire, selon lui, est de «tenir les Marocains informés de l’orientation du gouvernement remanié dans les domaines politique, écono­mique, social, culturel…».

    Saâdeddine El Othmani, estime Benabdallah, «devait venir au Parlement présenter une décla­ration gouvernementale, qui définit les priorités de la prochaine période». En l’absence de cette déclaration, «le gou­vernement, mais également l’opposition, risque de travailler sans document de référence», selon Abdellatif Ouammou, membre du bureau politique et conseiller PPS. Constitutionnellement, rien n’est prévu dans ce sens.

    Les députés de l’opposition envi­sagent d’interpeller le chef du gouver­nement sur ce point lors de la prochaine séance mensuelle des questions de poli­tiques publiques.

    Globalement, le secrétaire général du PPS a estimé que le PLF soumis au Parlement ne permettra pas de rétablir la confiance. L’une des mesures pré­vues dans ce texte, qui risque de saper la confiance des citoyens dans l’admi­nistration, porte sur la complexité de l’exécution des jugements contre l’Etat, comme cela est prévu par l’article 9, qui interdit également la saisie des biens et fonds publics. «Nous allons nous oppo­ser à ces dispositions», a souligné Be­nabdallah. Pour les membres de ce parti, «l’orientation sociale du PLF reste un slogan vague».

    Les mesures prévues ne permettront pas d’atteindre les objectifs fixés, selon Ouammou. Surtout que «la structure du budget n’a pas changé», a-t-il dit. Dans le domaine fiscal, il a mis l’accent sur «l’absence des recommandations des Assises de la fiscalité et le retard de la mise en place du projet de loi-cadre». Cela est accompagné de la poursuite de la politique d’endettement, en dépit des mises en garde de la Cour des comptes, selon ce membre du bureau politique.

    M.A.M.

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