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    Culture

    Trésors de l’Islam en Afrique: Une exposition qui déconstruit les stéréotypes

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5616 Le 17/10/2019 | Partager
    L’idée est de conter l’histoire méconnue du continent
    Rompre avec la pensée colonialiste qui a dénaturé les aspects culturels de l’Afrique
    Un parcours articulé autour de trois axes, au niveau de 3 sites
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    Pour les trois initiateurs de cette exposition, Abdeljalil Lahjomri, secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume, Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale des musées, et Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe à Paris, cette exposition, enrichie par des œuvres issues de collections publiques et privées, permet de mettre en avant la richesse du patrimoine culturel africain peu connu auparavant (Ph. Bziouat)

    Dévoiler une histoire méconnue, qui porte un tout autre éclairage sur le continent. C’est l’une des ambitions des initiateurs de l’exposition Trésors de l’Islam en Afrique, de Tombouctou à Zanzibar, qui ouvre ses portes à Rabat à partir d’aujourd’hui, jeudi 17 octobre.

    Cet événement, organisé par l’Académie du Royaume, la Fondation nationale des musées, en partenariat avec l’Institut du monde arabe, «célèbre le dynamisme de l’art contemporain africain, sans pour autant l’opposer à son passé». L’idée est de mettre en avant la fierté du continent de ses racines pluriculturelles. Il s’agit d’une «réhabilitation de l’Afrique», selon Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe.

    Plusieurs artistes contemporains, dont les œuvres sont exposées, interrogent leur patrimoine musulman, dans des peintures et installations monumentales. Pour Abdeljalil Lahjomri, secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume, il est temps de se libérer des stéréotypes et de s’ouvrir sur des points de vue autres que ce qui a été écrit sur l’Afrique par des touristes et des orientalistes.

    L’idée est également de rompre avec la pensée colonialiste qui a dénaturé ou délaissé les aspects civilisationnels du continent, a-t-il dit. Abdeljalil Lahjomri, mais également Mehdi Qotbi et Jack Lang, ont insisté sur l’importance de mettre en avant l’éveil africain et la fierté des Africains de leur identité et de leur particularité culturelle et civilisationnelle.

    Cette exposition, qui s’étend jusqu’au 25 janvier 2020, met l’accent sur 13 siècles d’histoire, à travers un voyage dans le temps, alliant l’art, l’archéologie, l’architecture, l’ethnographie. Plus de 250 œuvres d’art patrimoniales et contemporaines sont exposées dans 3 espaces: le Musée Mohammed VI des arts modernes et contemporains, la galerie Bab El Kebir et la galerie Bab Rouah.

    Dans ces trois lieux, «l’artisanat, les pièces historiques et le patrimoine immatériel dialoguent avec l’art contemporain et partagent le même statut». S’y ajoutent de grandes installations d’art contemporain, qui jalonnent le parcours conçu par les organisateurs.

    D’ailleurs, cette exposition, qui retrace 13 siècles d’histoire, est construite autour de 3 axes: les chemins de l’Islam, les gestes du sacré et les arts de l’Islam au sud du Sahara. Différentes œuvres exposées renvoient à l’influence exercée par les différentes aires culturelles du continent, ainsi que le rôle des commerçants, des savants et des voyageurs dans la diffusion de la religion et de la culture islamique dans les pays subsahariens. 

    Cet événement explore le domaine inédit des cultures de l’Islam en Afrique subsaharienne. Les différentes œuvres représentent les différents aspects liés à la diffusion de cette religion sur le continent, ayant entraîné «l’épanouissement de sociétés nouvelles, dont la singularité transparaît dans la création artistique, passée et contemporaine». Trois aires géographiques sont mis en avant: l’Afrique de l’Ouest, la Corne de l’Afrique et la haute vallée du Nil, ainsi que l’aire Swahilie.

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    Cette exposition, qui s’étend jusqu’au 25 janvier 2020, met l’accent sur 13 siècles d’histoire, à travers un voyage dans le temps, alliant l’art, l’archéologie, l’architecture, l’ethnographie. Plus de 250 oeuvres d’art patrimoniales et contemporaines sont exposées dans 3 espaces (Ph. Bziouat)

    Placer la capitale sur la carte mondiale de l'art moderne

    La biennale de Rabat est une véritable réussite, au Maroc et à l’international. Le constat est partagé par plusieurs personnalités de l’art et de la culture. Mehdi Qotbi a réussi à placer Rabat sur la carte mondiale de l’art moderne et contemporain, grâce aux multiples événements organisés, notamment au musée désormais connu par le sigle MMVI. Pour la biennale de Rabat, qui se tient jusqu’au 18 décembre prochain, l’affluence du public est remarquable. A aujourd’hui, plus de 52.000 personnes ont déjà visité les différents espaces dédiés à cette manifestation. Elle se tient dans différents sites, outre le MMVI, il s’agit du musée de l’histoire et des civilisations, le musée des Oudayas, le Fort Rottembourg, l’espace CDG, la Villa des Arts, la galerie du Crédit Agricole, celle de la Banque Populaire, la Bibliothèque nationale… Cette grand-messe est tenue avec une programmation 100% féminine.

    M.A.M..

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