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    Régions

    Tanger: Une deuxième vie pour le château de Perdicaris

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5608 Le 07/10/2019 | Partager
    Il accueillera un centre d’interprétation historique
    Objectif: mettre en valeur l’histoire, la faune et la flore de la région
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    Le château de Perdicaris, construit par le diplomate éponyme pour sa femme, est resté un symbole de l’histoire contemporaine de Tanger et un lieu de villégiature pour ses habitants (Ph. Adam)

    Perdicaris est l’un des nombreux héritages communs de l’histoire du Maroc et des Etats-Unis. Un siècle après, le château qu’occupa cet homme d’affaires et diplomate américain dans les environs de Tanger en est l’un des derniers vestiges.

    La bâtisse, restaurée et réaménagée, accueillera un centre d’interprétation sur l’histoire, les paysages naturels et la biodiversité de la zone de Tanger en général et celle du Cap Spartel et le parc Perdicaris en particulier. Le centre lancé par le ministère de la Culture et de la Communication a pour objectif la mise en valeur, la communication et la promotion des valeurs culturelles et naturelles du parc et du château Perdicaris dans son contexte tangérois et méditerranéen.

    Le projet de création de ce centre vient en continuité aux travaux de restauration et de réhabilitation du château réalisés par le ministère de la Culture et ceux de l’aménagement du parc réalisés par le Haut commissariat aux eaux et forêts dans le cadre du programme Tanger-Métropole en 2017.

    Le centre inclura une exposition permanente sur l’histoire, le patrimoine et la nature de la zone de Tanger en général et l’espace du parc et du château de Perdicaris en particulier. Il sera équipé avec du mobilier fabriqué à l’occasion pour mettre en scène l’histoire du parc.

    Ion Perdicaris a vécu à Tanger à la fin du XIXe siècle. Sa femme ayant attrapé une maladie pulmonaire, il lui fit construire une demeure dans la montagne au milieu de la forêt, une résidence en forme de palais avec une tourelle digne d’un château-fort médiéval.

    C’est ce même Perdicaris qui a été kidnappé en 1904 par le chef rifain Raissouli et qui a valu au président des Etats Unis de l’époque Theodore Roosevelt de dire «Perdicaris vivant ou Raissouli mort» et qui a failli déboucher sur un conflit armé à l’époque.

    A noter que la forêt de Perdicaris est un lieu de villégiature pour les habitants de la ville, elle constitue un véritable réservoir pour espèces animales et végétales. L’une des plus en vue est le sanglier. D’autres espèces y sont aussi très présentes dont le busard des roseaux et le caméléon vulgaire. Perdicaris est aussi un endroit de passage référencé pour les oiseaux migrateurs qui l’utilisent comme dortoir et escale lors de leurs migrations.

    Côté flore, le parc Perdicaris est connu pour sa population autochtone d’arbres de type chêne liège, chêne kermès et zeen, une espèce rarissime en dessous des 800 mètres.

    De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

     

     

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