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    Entreprises

    Le bout du tunnel pour Tanger Tech?

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5598 Le 23/09/2019 | Partager
    Les premiers lotissements ont commencé à sortir de terre
    250 millions de DH en travaux dont un canal pour protéger la zone des inondations
    Les premiers locataires annoncés pour bientôt
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    Des travaux de viabilisation ont démarré au niveau de la cité Tanger Tech Mohammed VI. La protection contre les inondations en fait également partie (Ph. Adam)

    Les choses bougent enfin, au niveau de la Cité industrielle Tanger Tech Mohammed VI. Depuis le début de l’année, le rythme de réalisation s’est nettement accéléré avec la réactivation du comité central de pilotage du projet.

    Ce dernier inclut plusieurs membres dont les ministres de l’Intérieur, des Finances, de l’Industrie, des Affaires étrangères, le Wali de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, le président du Conseil de la région ainsi que le président de la BMCE Bank et celui de TangerMed, pour relancer un projet qui était quasiment enlisé.

    Première étape, l’acquisition définitive du foncier. Selon la Conservation Foncière, la Société d'Aménagement Tanger Tech (SATT) vient d’acquérir un premier lot de 476 hectares de terrain auprès des Domaines. Il s’agit d’une première tranche sur les 2.176 hectares prévus initialement pour Tanger Tech. Les premiers appels d’offres publics ont été lancés depuis quelques mois par la SATT pour équiper les premiers sites. Ce sont plus de 250 millions de DH en marchés qui ont été lancés, selon un premier recensement.

    Les effets de ces investissements se sont nettement fait sentir au niveau du site. L’un des aménagements les plus visibles a été la construction d’une digue et d’un canal de déviation de 100 mètres de large sur l’oued Saboun qui traverse la zone.

    Cet ouvrage d’art a permis d’éviter les inondations et de rendre praticable la double voie destinée à desservir la zone, même lors de la période des pluies. En effet, les pluies ont été jusqu’à maintenant, l’un des dangers qui guettaient la zone de Ain Dalia qui accueille le projet de la cité Tanger Tech, avec la quasi-totalité de sa superficie enfouie sous les eaux dès les premières averses.

    Une première partie de 87 hectares est d’ores et déjà autorisée en lotissement avec une planification établie. Sa viabilisation a été entamée après l’obtention des permis de lotir nécessaires pour le projet, délivrés par la Wilaya de Tanger. Une quarantaine de lots d’une superficie allant de 5.000 à plus de 40.000 m2 ont été viabilisés à aujourd’hui.

    Dernièrement, des travaux de raccordement ont été lancés pour connecter la zone à la station de traitement de Boukhalef et aux différents réseaux d’Amendis/ONEE pour la desserte en eau potable, électricité et aussi traitement des eaux usées. Il s’agit de préparer les îlots pour l’accueil des premiers investisseurs, qui selon les premières indiscrétions ne devraient pas tarder car le projet aurait attiré l’attention de certains investisseurs chinois à la recherche d’un pied à terre au Nord du Maroc.

    Selon des sources proches de la société, une étude technique avait été lancée avec les cadres de l’Agence du Bassin hydraulique du Loukkous. L’étude avait pris du retard, mais elle a permis d’avoir aujourd’hui un schéma d’aménagement pour un développement «serein» du projet sans crainte d’inondations pendant la saison des pluies.

    Pour rappel, Tanger Tech est portée par la BMCE Bank of Africa, à travers la Société d'Aménagement Tanger Tech (SATT) et le Conseil de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima auxquels s’est joint dernièrement un nouvel associé chinois, China Communication Construction Company Limited International (CCCC) à travers sa filiale China Road and Bridge Corporation (CRBC). CCCC fait figure de géant dans le monde des entreprises du BTP, il emploie 118.000 personnes avec des filiales de taille comme la très connue ZPMC, spécialisée dans la construction d’engins de levage portuaires. C’est d’ailleurs cette dernière qui a équipé le port de TangerMed et son extension en portiques de grue.

    Les hommes du changement

    Une nouvelle page a été tournée pour Tanger Tech en début d’année avec l’entrée en scène de Fouad Brini, l’actuel président du conseil de surveillance de TangerMed. Ce dernier a été chargé de relancer le projet depuis janvier 2019. Il a pris la direction opérationnelle de la structure en s’entourant d’une équipe technique composée principalement de cadres issus des entreprises formant le groupe TangerMed avec une solide expérience dans le domaine de la gestion de ce type de projets. C’est le cas de Tanger Free Zone ou encore de la Tanger Automobile City. Si pour certains, il s’agit d’une concentration de pouvoirs, pour d’autres, il s’agit d’une garantie de réussite, avec un pilotage plus cohérent et efficient du foncier industriel au Nord.

    Dans le club des zones franches

    Ce n’est que 2 ans après son lancement que le gouvernement a adopté le projet de décret portant création de la zone franche Tanger Tech. Elle sera localisée au sein de la ville industrielle intégrée du même nom, à Ain Dalia, dans la commune Al-Aouama relevant de la province de Tanger-Asilah. La future zone franche sera construite sur 468 ha, les premiers à avoir été aménagés, et ciblera les entreprises actives dans les secteurs de l’industrie automobile et aéronautique, les énergies renouvelables, l’industrie du cuir et du textile, les industries métallurgiques, mécaniques, électriques et électroniques, outre l’industrie plastique, l’agro-alimentaire, les industries chimiques et semi-chimiques et l’industrie des matériaux de construction.

                                                                                    

    Une cité chinoise au Nord du Maroc

    TangerTech est une ville industrielle intégrée, durable et intelligente qui sera construite sur une superficie totale de 2.167 hectares et qui comprendra des zones industrielles et de services, des complexes résidentiels, ainsi que tous les services publics et privés nécessaires à l’animation d’un pôle urbain. Elle est née dans le sillage du lancement du programme Tanger-Métropole.

    La zone avait, à l’origine, l’objectif de renforcer et de structurer le tissu économique local grâce à une offre foncière et immobilière adaptée aux industriels locaux en mettant sur le plateau près de 1.200 ha de terrains. La zone est bien située avec une gare ferroviaire à proximité immédiate ainsi qu’une connexion directe sur l’autoroute.

    Il s’agira avec Tanger Tech de profiter de l’expérience chinoise qui a développé un savoir-faire incontestable en matière de villes industrielles et de villes intelligentes. Des cités qui intègrent de façon harmonieuse les zones industrielles, commerciales, résidentielles, de services publics et de loisirs, les dotant des technologies les plus évoluées et les plus adaptées aux exigences de la vie moderne.

    Ali ABJIOU

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