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    Economie

    Les fins de mois tendues dans les entreprises

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5590 Le 11/09/2019 | Partager
    L’encours des facilités de trésorerie a augmenté de 6,9% à fin juillet
    La confiance remonte dans le commerce, réparation automobile, industries alimentaires...
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    L’encours des crédits aux entreprises non financières privées a augmenté de 3,1% à 358 milliards de DH à fin juillet sur un an. C’est le rythme le plus élevé enregistré à cette période de l’année sur les cinq dernières années. Il aurait été encourageant s’il n’avait pas été principalement tiré par les crédits de trésorerie

    L’un des rendez-vous de cette rentrée économique est fixé au 24 septembre avec la tenue du conseil de politique monétaire de Bank Al-Maghrib. L’atonie de l’activité économique amène les investisseurs à surveiller le moindre signal de la banque centrale pour oxygéner l’économie. Mais, l’«anabolisant» monétaire ne suffit pas à lui seul pour relancer l’activité.

    La transmission des mesures prises ces dernières années à l’économie réelle demeure modérée. La baisse du taux directeur (2,25% actuellement) a influencé les taux d’intérêt des crédits, mais les encours ne progressent pas au rythme souhaité. L’encours a augmenté de 5,1% en juillet sur un an dont une hausse de 4% des concours au secteur privé.

    Le total des prêts accordés aux entreprises non financières privées s’est élargi de 3,1% à 358 milliards de DH. C’est le rythme le plus élevé enregistré à cette période de l’année au cours des cinq dernières années. Il aurait été encourageant s’il n’avait pas été principalement tiré par les crédits de trésorerie. Ces derniers ont cru de 6,9%, signe de la persistance des tensions sur le cash dans les entreprises.

    Par rapport à juin, la pression s’est accentuée puisque l’encours était en hausse de 5,5% à cette date. Les secteurs BTP (+6,7%), chimie et parachimie (+5,9%), métallurgie, mécanique, électrique et électronique (+6,6%) étaient parmi les principaux contributeurs à cette progression. Les ménages y avaient également fortement contribué (+21,5%). Les crédits destinés à l’investissement, eux, ont limité leur hausse à 1,7%.

    Dans le secteur public, les entreprises non financières ont diminué leur recours au crédit pour financer les investissements. C’est le schéma inverse pour les administrations locales dont l’encours des crédits à l’équipement a bondi de 16,2%. Au niveau sectoriel, la confiance n’est pas au même niveau selon l’activité.

    Dans le commerce, réparation automobile et articles domestiques  l’encours des crédits à l’investissement affiche une croissance robuste 11,7% sur six mois, la plus forte sur cette période sur cinq ans. Dans les industries alimentaires et tabac, les levées de fonds ont été significatives. L’encours a augmenté de 68%, soit 3,1 milliards de DH sur six mois.

    Les investissements des ménages pour l’acquisition d’un bien immobilier ont augmenté de 4,5% en juillet sur un an. La demande de cette clientèle est la plus dynamique et celle qui soutient la croissance du crédit ces dernières années. Les crédits destinés à la consommation ont progressé de 4,7% pour s’établir à 57 milliards de DH. A fin juillet, le total des concours aux particuliers et MRE ont augmenté de 5% à 298 milliards de DH.

    F. Fa

     

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