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    Régions

    Inondations: Gros dégâts dans le Haouz

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5584 Le 03/09/2019 | Partager
    Les orages ont entraîné une crue impressionnante de l’oued Imlil
    Des voitures endommagées, un pont écroulé, des cultures détruites…
    inondation_haouz_084.jpg

    Une violente crue a été provoquée par les fortes précipitations de dimanche dernier à Imlil dans le Haouz. Pas de victime humaine, mais de gros dégâts matériels

    De nouveau, les fortes  pluies ont frappé les régions montagneuses. Cette fois-ci, c’est dans le haut Atlas à Imlil, où l’on a frôlé une nouvelle catastrophe. Les fortes précipitations dimanche dernier ont provoqué des inondations. Le lit de la rivière qui traverse la ville a été envahi par une coulée de boue, débordant sur les routes et le pont de la ville. Les habitants et estivants ont, heureusement, pu être évacués. Cette fois-ci, aucune victime humaine n’est à déplorer.

    En effet, dès le début de la matinée, la protection civile et les responsables de la commune et de la région ont reçu des alertes du SPAC, (le système d’alerte de prévisions et d’annonces des crues) et ont  pu intervenir à temps. «Si on ne peut pas contrôler la nature, nous essayons d'atténuer ses conséquences», commentent les responsables de la province du Haouz.

    Pas de victime humaine, en revanche, il y a eu plusieurs  dégâts matériels, notamment des voitures garées qui ont été endommagées. Les crues ont également détruit quelques infrastructures d'irrigation de petite et moyenne hydraulique, l'arboriculture fruitière ainsi que les cultures de maraîchage.

    Ce n’est pas le premier incident dû à de fortes précipitations dans la région. En cette période de l’année, des orages surviennent fréquemment, et entraînent des crues à différents degrés de dangerosité. De plus en plus fortes, les pluies sont capables en quelques minutes de se transformer en crues ravageuses et causer de graves dégâts matériels et humains.

    On se rappelle tous les inondations de l’Ourika, mais aussi celles du tout début de l’été au Haouz, qui ont emporté un véhicule de transport mixte avec toute une famille qui y a péri. Le drame de Taroudant de la semaine dernière a montré et prouvé l’irresponsabilité des élus et des autorités régionales.

    Elles ont fermé les yeux et laissé construire un terrain de football sur le lit d’un oued, alors que les inondations sont des risques prévisibles dans leur intensité, bien qu’il soit difficile de connaître le moment où ils se manifestent. De ce fait, la prévention des risques et la protection des populations nécessitent des mesures collectives et individuelles.

    Enfin, les inondations sont aussi liées à l’occupation du domaine public hydrique et à l’intervention humaine sur les tracés des cours d’eau. C’est un travail de sensibilisation qui doit être mené tout au long de l’année, et non seulement durant les périodes à risque.

    Le plan national de protection contre les inondations, qui date de 2002 (réactualisé en 2017), devrait prendre en compte ces facteurs. A noter que le ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, contacté à plusieurs reprises est resté injoignable.

    De notre correspondante permanente, Badra BERRISSOULE

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