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    International

    Algérie: L’instance de dialogue élargit ses rangs

    Par Karim Agoumi | Edition N°:5566 Le 31/07/2019 | Partager
    Partisans démocratiques, ex-ministres… L’organe a appelé 23 personnalités à le rejoindre
    Un jeune militant du Hirak déjà intégré comme septième membre
    Un moyen de garantir un minimum de voix lors des prochaines présidentielles
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    Pour assurer un minimum de voix lors des élections présidentielles prévues pour fin octobre, le pouvoir algérien cherche à élargir les rangs de son instance de dialogue récemment mise en place. L’organe a appelé pas moins de 23 personnalités – dont notamment d’anciens premiers ministres et des militants du Hirak – à le rejoindre pour améliorer le processus de dialogue avec la partie civile (Ph. AFP)

    En Algérie, la normalité «institutionnelle» et l’organisation d’élections en bonne et due forme se précisent. Mais il va falloir convaincre des millions de citoyens anti-Bouteflika de se rendre aux urnes. Pour y parvenir, l’instance de dialogue récemment mise en place par le président intérimaire Abdelkader Bensalah – dont la légitimité est vivement critiquée – cherche à élargir ses rangs. Une stratégie qui pourrait à terme porter ses fruits.

    L’organe en question, chargé d’entamer le dialogue avec la société civile, vient en effet d’appeler pas moins de 23 personnalités à le rejoindre. Parmi ces dernières, plusieurs membres et acteurs accompagnant le mouvement du Hirak dont notamment l’ex-ministre des affaires étrangères Ahmed Taleb Ihrahimi ou encore les avocats Mustapha Bouchachi et Mokrane Ait Larbi.

    L’instance a aussi chargé à le rejoindre les ex-premiers ministres Mouloud Hamrouche – lequel a mené de nombreuses réformes démocratiques –et Mokdad Sifi, ainsi que des professeurs de médecine et des syndicalistes. La structure vient par ailleurs d’intégrer officiellement son septième membre, Mohamed Yacine Boukhnifer, l’un des jeunes du Hirak.

    Des représentants de diverses régions du pays qui seront régulièrement interrogés sur leur vision et consultés pour leurs propositions pour sortir le pays de la crise. De précieuses contributions qui aboutiront ensuite à une série de propositions finales adoptées dans le cadre d’une conférence nationale souveraine.

    Une démarche qui devrait permettre d’instaurer un dialogue inclusif solide avec la partie civile et de garantir le bon déroulement des élections présidentielles, dont l’échéance a pour l’instant été fixée fin octobre-début novembre (date coïncidant avec la fête nationale du 1er novembre).

    Néanmoins, tout n’est pas encore gagné pour autant. En effet, plusieurs personnalités ont déjà écarté toute participation au sein de cette instance. C’est notamment le cas du patron d’un syndicat de personnel de la santé publique, Lyes Merabet, qui a estimé que les conditions du dialogue n’étaient pas suffisantes.

    Pendant ces remue-méninges, les citoyens du pays continuent quant à eux de protester dans la rue. Ils étaient nombreux à manifester vendredi dernier à Alger pour la 23e semaine consécutive, refusant que les anciens fidèles de Bouteflika organisent l’élection et exigeant leur départ avant tout scrutin.

    Karim AGOUMI

     

     

     

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