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    Croissance: 2020, l’année de la reprise?

    Par L'Economiste | Edition N°:5563 Le 24/07/2019 | Partager
    Les recommandations du FMI d’ici là
    Regagner en stabilité politico-économique
    Les pays émergents doivent gérer leur dette
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    Le FMI table sur une expansion de 3,2% cette année et de 3,5% en 2020, soit 0,1 point de moins que lors de ses prévisions publiées en avril. Pour la seule zone euro, la prévision reste inchangée à +1,3%. En ce qui concerne la région du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord, de l’Afghanistan et du Pakistan, la croissance devrait être de 1% en 2019, avant de monter aux environs de 3% en 2020

    Croissance mondiale à 3,5% en 2020 contre 3,2% en 2019 et 3,8% en 2018, fléchissement général de l’inflation, investissements et demande en biens durables mitigés, ralentissement du commerce mondial… le FMI continue de lancer des avertissements.

    A la veille d’une conférence organisée du 24 au 25 juillet à Santiago en partenariat avec la Banque centrale du Chili, l’institution a publié une mise à jour de ses perspectives économiques mondiales de 2019-2020. Celles-ci ont revu les prévisions de la croissance mondiale à la baisse de 0,1 point par rapport à celles d’avril dernier.

    Le maintien des tensions commerciales et des menaces constantes d’augmentation des droits de douane risquent de faire durer la tendance. Un tel contexte géopolitique crée ainsi plus d’incertitudes qui nuisent au libre-échange et à la stabilité financière.

    Et les pays émergents et en voie de développement en souffrent particulièrement, selon le rapport du FMI. Ayant pour thème les «défis actuels des politiques économiques pour les marchés émergents», la conférence de Santiago s’intéresse d’ailleurs à ces pays-là.

    Face à une telle conjoncture, l’institution économique internationale fixe ses priorités autour de la stabilisation des politiques macroéconomiques afin d’éviter une poursuite des ralentissements et favoriser une reprise.

    Les recommandations se concentrent en premier lieu sur la nécessité de renforcer le multilatéralisme. En effet, 75 ans après la signature des accords de Bretton Woods et sa création, le FMI ne peut que s’inquiéter de l’actualité économique. Il exhorte à «réduire les tensions commerciales et technologiques et d’éliminer l’incertitude entourant les modifications d’accords commerciaux», se référant au Royaume-Uni et à l’Union Européenne ainsi qu’aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada.

    Les économistes visent aussi Donald Trump en demandant de ne «pas utiliser les droits de douane pour cibler des balances commerciales bilatérales». Enfin, un énième appel à réformer d’urgence l’OMC a été lancé afin de surmonter la crise entourant son organe de règlement des différends et «d’éviter un détricotage des réformes de la réglementation financière».

    Le FMI donne aussi ses préconisations aux Etats. Au niveau national, il s’agit de parvenir à se prémunir face à l’imprévisibilité du marché international, mais aussi de trouver un «équilibre entre la croissance, l’équité, le développement durable et l’inclusion», selon les mots de Gita Gopinath, cheffe économiste du Fonds.

    Politiques monétaires, dette…

     A cette échelle, les économistes adaptent leurs recommandations à chaque pays, tout en distinguant  entre pays avancés et pays émergents et en développement. Pour les premiers, la priorité est donnée au maintien de politiques monétaires plus accommodantes en raison du fléchissement de l’inflation et à la baisse de la demande. Celles-ci doivent toutefois être accompagnées d’un «renforcement des politiques macroprudentielles afin de prévenir les excès des marchés financiers».

    Des réformes structurelles doivent aussi être menées en réformant le marché du travail dans le cas de certains pays. Pour les seconds, des remaniements au niveau des politiques économiques doivent aussi être faits. En parallèle de politiques monétaires plus souples, il faut maîtriser la dette qui continue à se creuser dans de nombreux cas. Mais le FMI insiste surtout sur l’urgence d’orienter les efforts vers l’idéal de la croissance inclusive. Il faut donner la priorité «aux dépenses sociales qui sont nécessaires par rapport aux dépenses récurrentes et à des subventions mal ciblées».

    Le Maroc avait d’ailleurs reçu des recommandations du FMI allant dans ce sens, comme cela a été traité dans notre édition N° 5558 datée du 17/07/2019. Il avait été préconisé de trouver «plus de cohérence dans les réformes» et de se focaliser sur l’amélioration du système éducatif, l’inclusion des femmes et l’efficacité du marché du travail.

    Dans ce contexte économique et dans l’attente d’une reprise de la croissance, les économistes du FMI prônent donc leurs trois mots d’ordre: «le multilatéralisme, la résilience et l’inclusion».

    Ali BENRAMDANE

     

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