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    Casablanca-Settat Céréales: Loin du record de l’année dernière

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5561 Le 22/07/2019 | Partager
    Seulement 8,5 millions de quintaux cette année
    A l’origine, l’irrégularité des pluies et leur mauvaise répartition
    Pas plus que 70% des superficies sont récoltables
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    Les superficies totales semées en céréales d’automne, les plus importantes, ont été de l’ordre de 890.898 hectares. C’est au blé tendre qu’a été réservée la plus grande surface (372.438 ha), suivi de l’orge (281.700 ha) et du blé dur (236.700 ha). Mais, malheureusement, la superficie récoltable ne dépasse pas 553.000 hectares

    La production globale prévisionnelle en céréales dans la région Casablanca- Settat sera de seulement 8,5 millions de quintaux sur les 61 millions de quintaux attendus au niveau national pour la campagne agricole 2018-2019. Soit une baisse de plus de 60% par rapport à la saison précédente. La faible pluviométrie, voire même l’absence de précipitations, pendant des périodes critiques a engendré un retard de croissance des semis et, par conséquent, une baisse des rendements.

    En effet, la pluviométrie moyenne cumulée a été de l’ordre de 274,2 mm. Ce qui représente un déficit  de 30% par rapport à la campagne précédente (394 mm) et de 19% à une campagne normale (340 mm). Les précipitations ont été enregistrées durant les mois de septembre, octobre et novembre 2018 et relativement en février, mars et avril de cette année. Et, depuis, plus rien.

    Cette irrégularité des pluies et leur mauvaise répartition ont sérieusement affecté la production agricole, principalement les cultures céréalières. Conséquence: seulement près de 70% des superficies cultivées sont récoltables avec une qualité des grains à peine moyenne.

    L’actuelle campagne céréalière peut ainsi être qualifiée de moyenne dans la région Casablanca-Settat, loin du record de production céréalière réalisé l’année dernière. Les premiers chiffres prévisionnels faisaient déjà état, pour la même période que l’année en cours, d’une production de céréales de plus de 25 millions de quintaux sur une superficie de 839.781 hectares. Une campagne agricole qui a été performante tant en irrigué qu’en bour.

    Les céréales ont représenté plus de 80% de la superficie emblavée. C’est à cette occasion, et à juste titre d’ailleurs, que la région Casablanca-Settat a été considérée comme étant le «grenier du Maroc» en matière de production céréalière.

    En effet, elle a contribué à hauteur de 25% à la production céréalière nationale. Cette région se démarque par une agriculture à haute valeur ajoutée caractérisée par des systèmes intensifs de production végétale et animale. Les cultures y sont diversifiées et la production y est, plus ou moins, satisfaisante. Et la filière céréalière constitue une des principales filières de la production agricole dans cette région.

    Cependant, cette année, elle ne contribuera qu’à hauteur de 14% à la production nationale. Bien plus, lors de la campagne agricole 2016-2017, la région avait affiché une production totale de plus de 26 millions de quintaux sur une superficie de près de 900.000 ha dont 52.000 ha irrigués et 6.000 hectares réalisés en semis direct. Par conséquent, la région avait assuré 25% de la production céréalière nationale. Ce qui ne sera pas le cas en 2018-2019.

    Après donc deux années successives de bonne campagne céréalière (2016/17 et 2017/18), celle de 2018-2019 le sera moins. Le «cycle» d’alternance est ainsi «respecté»: deux bonnes campagnes pour une troisième, mauvaise.

    Les superficies totales semées en céréales d’automne, les plus importantes, ont été de l’ordre de 890.898 hectares. C’est au blé tendre qu’a été réservée la plus grande surface (372.438 ha), suivi de l’orge (281.700 ha) et du blé dur (236.700 ha). Mais, malheureusement, la superficie récoltable ne dépasse pas 553.000 hectares.

    L’irrégularité des précipitations au moment où les pousses commençaient à sortir de terre, c’est-à-dire lorsqu’elles avaient le plus besoin d’eau pour leur croissance, a poussé de nombreux agriculteurs à «lâcher» leurs animaux dans les champs qui commençaient à prendre une couleur jaunâtre les transformant en pâturages. Logique: puisque la campagne s’annonçait mauvaise, alors autant en faire profiter les bêtes. Une manière donc comme une autre pour réduire les effets du manque à gagner que connaîtront les agriculteurs.

    Pourtant, la campagne agricole avait démarré dans des conditions plus que favorables. En effet, la région a connu des précipitations importantes pendant les mois de septembre, octobre et novembre 2018. Ces précipitations ont été caractérisées par leur régularité et par une bonne répartition dans toute la région.

    Ainsi, le cumul pluviométrique enregistré a atteint 190 mm. Ce qui a contribué à l’intensification des activités agricoles dans toute la région, et la réalisation de 70% du programme prévu pour la campagne 2018/2019 rien qu’au cours de cette période (septembre à novembre 2018). Ensuite, la campagne en cours a été caractérisée par une mauvaise répartition temporelle des pluies.

    En effet, elle a connu une absence de précipitations pendant les mois de décembre 2018 et janvier 2019. Cette période a coïncidé avec la phase de développement des céréales, notamment le stade de tallage et épiaison. Les précipitations des mois de février et mars 2019 ont légèrement amélioré l’état des cultures ainsi que les parcours.

    Le phénomène d’arrêt ou d’insuffisance des pluies a également eu des effets très négatifs sur le stade de remplissage des grains. Les caprices du ciel ont ainsi, brutalement, mis fin à l’euphorie des deux dernières années.

    Mesures

    Afin de permettre aux agriculteurs d’écouler à des prix rémunérateurs leur récolte de blé tendre au terme de l’actuelle campagne agricole, le gouvernement a pris certaines mesures. Ainsi, un prix référentiel cible de 280 DH/quintal rendu moulin, pour une qualité standard, a été retenu. En plus, une subvention forfaitaire de 5 DH/quintal sera accordée aux opérateurs pour les quantités de blé tendre de production nationale, acquises durant la période primable allant du 1er juin au 31 août 2019.

    Jamal Eddine HERRADI

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